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© John Sison

Inspiré par des souvenirs au mur

Une photo au mur de Branden Sison lui rappelle constamment les défis qu’il a dû relever pour réaliser ses rêves

Lee Boyadjian
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29 May 2021

Une photo et une rondelle sont accrochées au mur de la maison de la famille Sison à Edmonton, deux symboles d’un rêve que la famille a commencé à partager il y a quelques années seulement, lorsque Branden, l’aîné, a essayé le parahockey pour la première fois.

« Ce fut le coup de foudre, parce que la sensation de patiner… le parahockey m’a redonné plus de contrôle », dit le jeune homme de 21 ans.

Sison, né sans péroné dans sa jambe droite (hémimélie fibulaire), a subi une amputation au-dessous du genou. Il a grandi avec une prothèse et n’a jamais laissé cette réalité le ralentir lorsqu’il faisait du sport avec ses amis, du moins pas de manière intentionnelle.

« Je me souviens qu’en jouant, j’avais parfois des problèmes avec ma prothèse, car le pied était fixé sur un pivot, et la vis se desserrait à l’occasion », raconte Sison en riant. « Mon pied faisait des tours sur lui-même pendant que je courais, alors c’était une situation un peu embarrassante. »

John Sison travaillait de nuit comme ambulancier au moment où son fils a essayé le parahockey pour la première fois, mais il affirme que c’est vite devenu le sujet de l’heure à la maison. La famille s’est même rendue à Leduc, en Alberta, pour assister au championnat national de 2016.

« C’est là qu’il a goûté pour la première fois à la compétition à l’échelle nationale et à l’intensité qu’elle implique », se souvient John. « Quand il a vu ça, il en a fait son objectif. Il devient très déterminé lorsqu’il est question d’atteindre les buts qu’il se fixe. »

La même année, à 16 ans seulement, Sison a été invité au camp de sélection de l’équipe nationale de parahockey du Canada. Bien que Sison n’ait pas été retenu, le personnel a constaté qu’il avait beaucoup de potentiel et lui a demandé de continuer à travailler avec l’équipe, ce qui a mené à sa participation à un camp de développement à Montréal et à une série contre les États-Unis.

Cette fois, John était dans les gradins, caméra à la main.

« Branden est parvenu tant bien que mal à récupérer une rondelle au centre de la glace, pour ensuite s’échapper », se souvient John, le sourire ému. « Je regardais à travers l’objectif et j’espérais simplement qu’il parvienne à marquer. Je me souviens que son visage s’est illuminé comme le mien en ce moment. Le fait qu’il ait pu vivre ce moment et qu’il sache qu’il a atteint son objectif, pour moi, c’est tout ce dont j’avais besoin. »

Pour Sison, cela dit, ce n’était que le début. Le défenseur, qui en est à sa deuxième saison avec Équipe Canada, se concentre sur le prochain Championnat mondial de parahockey sur glace du CIP et les Jeux paralympiques d’hiver de 2022. Son objectif, qu’il partage avec l’équipe, consiste non seulement à remporter une médaille lors de ces deux événements, mais à les gagner.

« Nous nous donnons à fond les uns pour les autres et pour l’équipe, car nous savons que nous avons de très bonnes chances de remporter les prochaines éditions du Mondial et des Jeux paralympiques, et nous voulons donc travailler très fort les uns pour les autres, parce que nous voulons être redevables les uns envers les autres », explique Sison.

Compte tenu de la pandémie de COVID-19, qui complique les déplacements et la tenue de camps, la plupart des activités de l’équipe ont pris un virage virtuel. Les joueurs participaient à des réunions au moins deux fois par semaine, mais devaient s’entraîner par eux-mêmes. Malgré ces difficultés, Sison affirme qu’il ne s’est jamais senti aussi bien physiquement et que l’équipe est plus soudée que jamais.

« Honnêtement, nous sommes devenus la famille la plus soudée dont j’ai jamais fait partie au sein d’une équipe de hockey, et c’est un peu fou, parce que nous ne nous sommes pas vus depuis plusieurs mois », dit-il.

Lorsqu’il pense à ce que les prochains mois réservent à son fils, John a hâte de voir la suite des événements. En même temps, il revient sans hésiter sur tout ce que Branden a déjà accompli, comme en fait foi la photo qu’il pointe du doigt.

« Pour moi, c’était l’objectif que je voulais qu’il atteigne », dit John. « Je suis convaincu qu’il va connaître du succès. »

Bien qu’il ne prête pas attention à sa réussite personnelle, Sison affirme que, à court terme, son but est de conserver sa place au sein de l’équipe nationale. Quant à ses plans à long terme, le jeune défenseur se montre plus pensif.

« J’espère inspirer la prochaine génération de joueurs de parahockey, je pense que c’est ce que je souhaite par-dessus tout », admet-il. « Peu importe mon identité ou mon parcours, je pense que le fait de jouer sans retenue, de fournir des efforts et de vivre mon amour pour ce sport est la meilleure façon de le populariser. »

Annonce des sites hôtes pour trois tournois de l’automne 2024

L’Ontario accueillera le Défi mondial des M17, tandis que le Championnat national féminin des M18 et la Coupe de parahockey s’amènent dans les Maritimes

NR.037.24
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28 May 2024

CALGARY, Alberta –Hockey Canada a annoncé les communautés qui accueilleront trois de ses tournois de l’automne, soit le Défi mondial des M17 2024, le Championnat national féminin des M18 2024 et la Coupe de parahockey 2024.

« Ces événements sont au cœur du développement des athlètes et des membres du personnel entraîneur, d’arbitrage et de soutien au hockey masculin, au hockey féminin et au parahockey, et nous sommes heureux d’annoncer leur tenue prochaine en Ontario, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard », a déclaré Pat McLaughlin, chef de l’exploitation et vice-président directeur de la stratégie. « Ces compétitions offrent une excellente occasion de bâtir des souvenirs inoubliables et de laisser un legs durable dans chacune des communautés. »

Le Défi mondial des M17 2024 aura lieu du 1 er au 9 novembre à Sarnia, en Ontario. Il s’agira de la septième édition du tournoi dans la province, et la deuxième à Sarnia depuis la première en 2014.

Le Championnat national féminin des M18 2024 se déroulera du 3 au 9 novembre à Quispamsis, au Nouveau-Brunswick, ce qui marquera la toute première fois que l’événement est présenté dans le Canada atlantique. Ce sera l’occasion pour la population locale de voir la relève du hockey féminin de près.

Après sa conquête du titre à domicile au Championnat mondial de parahockey 2024 plus tôt ce mois-ci, l’équipe nationale de parahockey du Canada affrontera trois autres nations à la Coupe de parahockey 2024, qui aura lieu du 8 au 14 décembre à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard. Ce cinquième passage du tournoi dans la ville reconnue comme le berceau de la Confédération coïncidera avec le 50 e anniversaire de l’organisme ParaSport & Recreation PEI.

Il est possible de s’inscrire dès maintenant afin de recevoir toute l’information sur les billets ou de s’abonner au Cercle des initiés de Hockey Canada pour un accès prioritaire aux billets et d’autres offres spéciales.

« Ces tournois sont souvent des occasions uniques autant pour les athlètes que pour leurs familles et les partisans et partisanes », a exprimé Dean McIntosh, vice-président des partenariats stratégiques et de l’impact communautaire. « Les comités hôtes de ces trois marchés de hockey exceptionnels ont toute ma confiance. Avec toute la passion pour le hockey dans chacune de ces communautés, que ce soit dans les gradins ou parmi les bénévoles, toutes les conditions sont réunies pour que ces événements connaissent un succès retentissant. »

Au printemps, le titre du Championnat national féminin des clubs de M18 du Canada sera décerné à laCoupe Esso 2025, qui se déroulera du 20 au 26 avril à Lloydminster, en Alberta, tandis que le Championnat national masculin des clubs de M18 du Canada se tiendra du 21 au 27 avril à l’occasion de la Coupe TELUS 2025 à Chilliwack, en Colombie-Britannique.

Les communautés hôtes pour les 2025 de la Coupe du centenaire, présentée par Tim Hortons, et du 2024 Défi mondial junior A, seront annoncées à une date ultérieure.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada, veuillez consulter le HockeyCanada.ca ou suivez-nous sur Facebook, X et Instagram .

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Mordre dans sa nouvelle vie grâce au hockey

Bridget Vales n’avait jamais entendu parler du hockey avant de déménager en Saskatchewan depuis les Philippines; aujourd’hui, le sport du Canada meuble son quotidien

Katie Brickman
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24 May 2024

Bridget Vales a eu un premier contact avec le hockey lorsqu’elle a assisté à une séance d’entraînement de son demi-frère peu de temps après avoir quitté les Philippines pour White City, en Saskatchewan. Elle avait huit ans. Et rapidement, elle a eu le goût d’essayer ce sport.

Cette première expérience ne s’est pas déroulée comme prévu.

« Ça a été difficile », confie Bridget, maintenant âgée de 14 ans. « C’était gênant, je participais aux essais, mais je ne savais pas patiner. Je pleurais à l’aréna. Tout le monde était meilleur que moi. »

Elle a fini par être sélectionnée au sein de l’équipe, et de match en match, elle s’améliorait. La saison suivante, alors âgée de neuf ans, elle a été choisie pour jouer avec le club « B » de l’Association de hockey mineur Prairie Storm. Elle a travaillé sans relâche pour améliorer son coup de patin et ses habiletés.

« J’étais heureuse de ma progression, lance-t-elle. Mais la transition n’a pas été de tout repos. »

La passion du hockey est venue naturellement à Bridget. Sa mère, Reynilda Vales, était rapidement tombée en amour avec ce sport à son arrivée au Canada en provenance des Philippines avec un visa de travail de sage-femme en avril 2015. À l’époque, elle n’était pas autorisée à être accompagnée de membres de sa famille, mais après deux ans, elle a obtenu son statut de résidente permanente et a pu faire venir Bridget à Regina en 2018. Son employeur de l’époque l’a initiée au hockey, et c’est là que son histoire d’amour avec le hockey a commencé.

« Je voulais que Bridget puisse aussi essayer ce sport, commente Reynilda. Je suis une mordue de hockey. Je ne passe pas inaperçue dans les estrades avec mes encouragements intenses. Je ne me possède plus dans un aréna. Aux Philippines, on est habitués qu’il fasse vraiment chaud, mais quand les enfants jouent au hockey ici, je ne me soucie pas du froid. »

Là-bas, Bridget mettait l’accent sur ses études. Elle ne s’adonnait à aucun sport. Depuis son arrivée en sol canadien, elle a découvert son côté sportif; elle pratique le hockey, le baseball, la crosse, le badminton, le volleyball et l’athlétisme. Mais c’est le hockey qu’elle préfère.

« J’adore jouer des matchs et rencontrer de nouvelles coéquipières, raconte-t-elle. Ce que je préfère, c’est patiner et donner des mises en échec. Le hockey est mon sport favori, ça me rend tellement joyeuse et fébrile. C’est un sport tellement amusant à pratiquer. »

Le hockey n’est qu’un moyen parmi tant d’autres dont Bridget s’est servie pour mieux comprendre la vie au Canada. Non seulement elle a pu rencontrer de nouvelles personnes et nouer des amitiés, mais cela l’a également aidée à s’adapter à une nouvelle vie, ainsi qu’à une culture, un climat, des aliments, une langue et un système scolaire qu’elle ne connaissait pas.

« Je suis contente que le hockey soit un sport chéri ici. C’est amusant à regarder et à pratiquer, j’aime apprendre des choses sur le hockey. Avec mon équipe, je suis à ma place et je sens que je fais partie de quelque chose de plus grand. »

Reynilda a été une influence importante dans la vie de Bridget. Elle l’a aidée à se débrouiller dans une nouvelle ville et un nouveau pays.

« C’est facile pour moi de guider ma fille, car je suis arrivée ici avant elle et j’ai ressenti le même choc culturel, explique Reynilda. Le hockey est dans nos vies maintenant. Ça nous garde occupés et nous aide à veiller au bien-être des enfants. C’est dans notre quotidien. »

Ce n’est pas évident de faire un changement radical dans sa vie et de déménager dans un nouveau pays, mais le hockey a facilité les choses. Avec les commentaires que Reynilda entend aujourd’hui, elle comprend à quel point Bridget a fait du chemin.

« Les parents me demandent si Bridget a grandi ici en la voyant patiner, témoigne Reynilda. Elle n’a pas l’air de quelqu’un qui vient de commencer à pratiquer ce sport. C’est fou comment elle a progressé. Je pense que c’est parce que le hockey coule dans ses veines. Elle adore ça. »

Reynilda et Bridget ont adopté entièrement le style de vie canadien – apprenant la pêche sur glace et le hockey – mais elles font aussi découvrir leur culture.

« Avant, je me sentais mal à l’aise parce que j’étais différente, mais maintenant, quand les gens savent que je suis une Philippine, ils veulent en apprendre sur moi et ma culture, ils veulent connaître ma langue, dit Bridget. Ça me rend heureuse de m’ouvrir. Comme tout le monde, au hockey, je me sens à la maison. »

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Dans mes propres mots : Dampy Brar

L’entraîneur, mentor, instructeur et lauréat du prix Héros de la communauté Willie-O’Ree nous parle de son parcours et de l’importance de laisser sa marque au sein de la communauté sud-asiatique

Dampy Brar
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17 May 2024

Pendant d’innombrables générations, ma famille a vécu au Pendjab, en Inde. C’étaient des gens bien, honnêtes et travaillants. La terre a été cultivée de génération en génération, les traditions et le style de vie se perpétuant au sein de la famille.

Mon père rêvait d’autre chose pour lui-même et sa future famille. Il rêvait de venir au Canada et d’y refaire sa vie, d’explorer de nouveaux horizons. Mais il n’avait jamais imaginé que son rêve au Canada inclurait le hockey.

J’ai un vif souvenir de moi, à quatre ans, assis sur le perron de la maison à Sparwood, en Colombie-Britannique, la ville où je suis né. Je regardais des garçons plus âgés jouer au hockey dans la rue. Ça m’a tout de suite intrigué. Mon père a constaté mon intérêt et m’a acheté un bâton de hockey en plastique avec une lame rose, un manche jaune et un embout en caoutchouc noir, qui venait avec deux rondelles en plastique. Je jouais sans relâche dans notre sous-sol non aménagé, tirant dans une caisse de lait.

Nous avions la chance d’avoir des amis des Indes orientales dont les garçons jouaient au hockey mineur à Sparwood. À l’approche de la saison de hockey, mon père m’a inscrit. Il n’y avait qu’un seul problème : je n’avais jamais patiné.

J’ai eu la chance inouïe d’avoir un excellent instructeur en patinage. Il s’appelait Tander Sandhu et avait 11 ans. Il dit qu’il m’a fallu 15 minutes pour commencer à patiner tout seul, chaussé d’une de ses vieilles paires de patins qui n’étaient même pas à ma taille. À huit ans, j’ai été surclassé pour jouer avec les plus vieux après avoir marqué 21 buts en deux matchs.

J’ai continué à accumuler les buts. Au début de la saison, à 11 ans, une nouvelle règle est entrée en vigueur selon laquelle on ne pouvait marquer plus de trois buts par match. Même si j’étais un bon fabricant de jeu et que je faisais beaucoup de passes, il était bien connu que cette règle avait été créée à cause de moi. Avec le recul, je crois que cela a fait de moi un meilleur passeur. Ma famille se demande toutefois si, sans cette règle, je n’aurais pas reçu encore plus d’attention et de visibilité dans la communauté du hockey.

Je suis né au Canada, et j’adorais tout simplement ce sport. Je voyais tout le monde dans mon équipe et leurs familles de la même manière, mais ce n’est pas tout le monde qui me considérait comme un égal. Enfant, je ne remarquais pas trop les regards et les commentaires. Le racisme m’est apparu lorsque j’avais huit ans. Après mon troisième but lors d’un match, un joueur de l’équipe adverse, qui venait d’une ville voisine, m’a crié quelque chose à plusieurs reprises pendant la mise au jeu contre lui. Un mot qui commençait par P, mais je ne comprenais pas trop.

Après deux autres buts, le garçon a continué à crier le même mot encore et encore. Je peux encore voir ce qu’il portait, les expressions sur son visage et sa colère. Je me souviens de la peur que j’ai ressentie. J’ignorais ce que j’avais fait de mal et pourquoi il était si en colère contre moi. Mon coéquipier m’a expliqué que notre adversaire disait des choses vraiment méchantes à mon sujet. À propos de mon apparence. Les railleries ont continué, mais j’ai réussi à me concentrer sur le jeu et à m’amuser. Après le match, dans lequel j’avais fini par marquer 13 buts, le garçon m’a serré la main et m’a répété ce mot, « Paki », en pleine face.

J’ai rejoué l’incident dans ma tête toute la fin de semaine. Le lundi matin, à la récréation, j’ai demandé à mon ami indien plus âgé, qui jouait aussi au hockey, ce que signifiait « Paki ». Il m’a expliqué qu’on nous appelait ainsi pour se moquer de nous. C’était un nom qu’on m’avait donné en raison de la couleur de ma peau.

Je me suis habitué à l’entendre au fil des ans. Le pire, ça a toutefois été de l’entendre d’un parent lorsque j’avais 15 ans. Juste avant le début d’un match, tandis que le calme régnait dans l’aréna, le père du gardien de but adverse a crié à son fils : « Ne laisse pas ce maud*t Paki marquer! », puis il m’a regardé droit dans les yeux.

Vers la fin de la saison, nous nous sommes rendus dans une petite ville du col Crowsnest, dans le sud de l’Alberta, pour un match. C’était un vendredi soir, et un groupe d’ados était venu encourager leur équipe locale. Au lieu de regarder le match, ils se tenaient à l’écart des parents et me lançaient constamment des insultes racistes tout en faisant des gestes déplacés.

Je n’ai jamais répété ce qu’ils ont dit. Jusqu’à aujourd’hui. Car si l’on espère provoquer un changement, il faut parler ouvertement de ces paroles, de ces gestes. « Retourne chez toi, Paki », « Mets un peu de cari sur la rondelle, ça va t’aider », « Où est passé ton point rouge sur le front? ». Voilà le genre de moqueries que ces jeunes me lançaient. Chaque fois que le jeu sur la glace m’amenait près d’eux, ils se mettaient à frapper sur la baie vitrée depuis les gradins pour me faire peur, pour m’intimider.

Nous avons gagné 6-4 ce soir-là. Mes parents étaient tout sourire sur le chemin du retour, ils trouvaient que j’avais bien joué. Moi, j’étais silencieux, comme engourdi. En rentrant à la maison, les larmes aux yeux, j’ai dit à mes parents, « On s’en fout du match, vous n’avez pas vu ce qui se passait? » Leur réponse? Si je voulais devenir un joueur d’élite et représenter notre culture, c’était le genre de choses auxquelles j’allais devoir m’habituer. Mon père m’a ensuite parlé du racisme qu’il avait lui-même subi dans les rues et au travail. Il voulait m’en protéger, mais malheureusement, ce n’était pas possible.

C’est là que j’ai commencé à penser qu’un jour, je me servirais du hockey pour gagner le respect, et que j’aiderais à mon tour d’autres jeunes issus de la communauté sud-asiatique et leurs familles.

J’avais pour objectif de devenir hockeyeur professionnel. Un chemin parsemé d’embûches, vous l’aurez deviné. Avec des parents immigrants, sans mentor et sans Internet, il était très difficile de m’y retrouver dans le système. Je suis parvenu tant bien que mal à me frayer un chemin dans le junior B, le junior A, jusqu’à l’équipe du Collège universitaire Concordia de l’Alberta à Edmonton. Puis, je me suis mis à douter. Le hockey universitaire était-il vraiment la meilleure voie pour atteindre mon objectif?

Après quelques matchs, un ancien entraîneur dans la LNH devenu agent de joueurs, du nom de Bill Laforge père, est venu nous voir en action. Il a eu la gentillesse de me prendre sous son aile et m’a aidé à atteindre les rangs professionnels aux États-Unis.

En sept ans de carrière, j’ai passé cinq saisons avec les Sabercats de Tacoma dans la West Coast Hockey League (WCHL), où j’ai joué sous les ordres de deux entraîneurs remarquables en John Olver pendant trois ans et Robert Dirk pendant deux ans. Robert et moi sommes aujourd’hui tous deux entraîneurs à l’Okanagan Hockey Academy.

J’estime avoir pris du galon durant ces années, et pas seulement comme hockeyeur. J’ai appris l’importance de m’impliquer dans ma communauté. La ville m’a témoigné beaucoup d’amour en retour, au point d’effacer ou presque l’impact de toute discrimination contre moi. J’ai remporté le championnat de la WCHL avec les Sabercats en 1999 et pris part au match des étoiles de la ligue. J’ai aussi été élu Joueur le plus populaire par les partisans et partisanes à chacune de mes cinq saisons avec le club.

D’autres jalons ont marqué mon parcours, notamment mon rappel par le Thunder de Las Vegas dans la Ligue internationale de hockey (IHL). L’année suivante, j’ai signé un contrat à deux volets avec les Bulldogs de Hamilton dans la Ligue américaine de hockey (AHL), un club affilié à mon équipe favorite, les Oilers d’Edmonton.

En accrochant mes patins à la fin de la campagne 2002-2003, j’ai su que j’avais un nouvel objectif à atteindre. C’était à moi de donner au suivant.

Lorsque mon fils, aujourd’hui âgé de 16 ans, a commencé à jouer chez les Timbits, j’ai décidé de m’impliquer en accompagnant les jeunes de la communauté sud-asiatique et leurs familles, tantôt à titre de mentor, tantôt comme entraîneur, ou simplement en offrant mes conseils. Quelques années plus tard, quand ma fille a commencé à jouer, je me suis impliqué davantage dans le hockey féminin. J’ai même eu la chance de contribuer à bâtir des ponts à l’international lorsqu’une équipe féminine de Leh Ladakh, en Inde, est venue au Canada pour la première fois afin de participer au WickFest, une initiative menée par nulle autre que Hayley Wickenheiser, figure emblématique d’Équipe Canada.

Au bout du compte, c’est ma passion pour le hockey qui m’amène à offrir du soutien et des conseils aux joueurs et joueuses des communautés sud-asiatiques et de diverses origines, à créer des liens dans la communauté, à mettre les jeunes et les parents à l’avant-plan, et à diffuser l’information.

Mon travail auprès de la communauté sud-asiatique m’a valu l’honneur, en 2020, de recevoir le prix Héros de la communauté Willie-O’Ree. Je devenais ainsi le premier membre de cette communauté à remporter un prix de la LNH, ce qui m’a motivé à poursuivre mes efforts pour favoriser la diversité et l’inclusion dans notre sport.

Des équipes de la LNH ont déjà emboîté le pas en tenant des soirées du patrimoine sud-asiatique pour souligner les contributions de notre communauté. J’ai eu le privilège de prendre part aux cérémonies lors de ces soirées organisées par les Kings de Los Angeles, les Jets de Winnipeg, les Oilers d’Edmonton et les Flames de Calgary, soit au sein de la garde d’honneur, soit à la mise au jeu protocolaire.

Il faut du temps pour changer les choses. Mais avec assez de volonté, on y parvient. Ensemble, nous contribuerons à améliorer la culture du hockey et favoriserons l’essor du sport que nous aimons tant. Tout comme dans mon parcours de hockeyeur, depuis l’âge de quatre ans jusqu’à mon dernier match professionnel, il faut faire preuve de persévérance, de résilience.

Car le succès est une œuvre qui reste à jamais inachevée.

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Brian, derrière le banc

Au cours des trente dernières années, Brian Sugiyama a entraîné ses enfants, ses petits-enfants, d’autres enfants de la communauté et même d’autres entraîneurs et entraîneuses qui, comme lui, ne veulent qu’améliorer le sport

Chris Jurewicz
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13 May 2024

Quand on passe des décennies à faire ce qu’on aime, on évolue.

Derrière le banc, dans le vestiaire et sur la patinoire, Brian Sugiyama aide des enfants et de jeunes adultes à devenir de meilleurs joueurs et joueuses et de meilleures personnes depuis 30 ans.

À 72 ans, le résident de Nanaimo, en Colombie-Britannique, n’a peut-être pas tout vu, mais avec son expérience inégalée, il a une bonne idée de ce qu’il faut pour être un entraîneur ou une entraîneuse de hockey d’exception.

« Quand j’ai commencé à donner des formations sur l’entraînement, j’abordais surtout la technique et la science du métier, explique-t-il. Aujourd’hui, j’insiste plutôt sur l’art de l’entraînement. Je travaille avec de jeunes adultes qui parfois viennent de terminer leur parcours de hockey mineur, ou encore avec des parents. On semble croire que le rôle d’un entraîneur ou d’une entraîneuse, c’est de tracer des X et des O et de diriger des séances d’entraînement, mais ce qui compte le plus selon moi, c’est l’aspect psychologique, le développement des enfants, les liens qui se créent entre les membres d’une équipe, et le respect qui est démontré au sein de l’équipe, mais aussi à l’égard des adversaires et des autres personnes impliquées dans le sport, comme les arbitres et juges de lignes. »

En plus d’être membre du groupe de présentation des programmes d’entraînement de Hockey Canada, Sugiyama est coordonnateur des entraîneurs du district de l’île de Vancouver et personne-ressource pour les programmes Entraîneur 1, Entraîneur 2 et Développement 1 du Programme national de certification des entraîneurs, dans le cadre desquels il enseigne chaque année à des centaines de personnes de toutes expériences. Il est également entraîneur-conseil Haute performance 1 et évaluateur sur le terrain pour le programme Développement 1.

Obtenir ces qualifications requiert du temps, du dévouement, de l’expérience, de la patience et une connaissance plus qu’approfondie de notre sport national.

Sugiyama possède toutes ces qualités.

Comme bien des histoires au hockey canadien, la sienne a commencé sur les patinoires extérieures. C’est à Edmonton, où il est né et a grandi, qu’il a commencé à jouer sur une patinoire que son père avait aménagée dans la cour.

Plus son amour du sport grandissait, plus ses habiletés et son engagement se développaient. À l’adolescence, il a joué au hockey compétitif avec le Maple Leaf Athletic Club. Son parcours derrière le banc a commencé lorsqu’il a prêté main-forte au personnel entraîneur de l’équipe de son frère cadet. Puis, au début des années 1980, il a fait comme bien des pères : il a entraîné l’équipe de son fils. Son épouse Karen et lui ont quatre enfants, et les quatre ont joué au hockey.

« J’ai commencé par les divisions récréatives chez les plus jeunes, et comme je voulais m’améliorer, j’ai suivi des cours. J’ai ensuite entraîné une équipe compétitive M11. Même si j’ai vu du bon et du moins bon, j’en ai retiré beaucoup de choses. Je voulais contribuer au développement non seulement de mes propres enfants, mais aussi des enfants de ma communauté. »

Plus tard, la famille a déménagé sur l’île de Vancouver, où elle réside toujours. Le nom Sugiyama est peut-être aussi connu à Nanaimo qu’il l’est à Edmonton, compte tenu du nombre d’années que Brian et sa famille y ont passées au service de la communauté du hockey.

TJ Fisher a passé la saison 2023-2024 avec Brian derrière le banc d’une équipe récréative mixte M15 dans laquelle jouait l’un de ses enfants et l’une des petites-filles de Brian.

« C’est super de voir un grand-père entraîner ses petits-enfants, souligne Fisher. On ne voit jamais ça. Pour les gens de mon âge, réussir à évoluer avec la prochaine génération, c’est un peu un objectif de vie. Brian maîtrise les nouvelles technologies, ce qui l’aide à rester sur la même longueur d’onde que les adultes qu’il forme et les jeunes qu’il entraîne. »

Sugiyama a également inspiré Erin Wilson. Les deux ont travaillé ensemble pendant la saison 2021-2022 et se connaissent depuis près de trois décennies.

« En tant que parent et entraîneur, j’estime vraiment l’importance que Brian accorde au franc-jeu et à l’esprit sportif, explique Wilson. Il encourage tous les joueurs et les joueuses à faire partie intégrante de l’équipe; c’est très précieux pour le développement du caractère, l’estime de soi et le jeu collectif. Ces valeurs de franc-jeu et d’esprit sportif sont essentielles pour moi et j’essaie de les appliquer à mon tour quand j’entraîne une équipe. »

Si au sein des équipes compétitives, on trouve bon nombre de parents qui veulent entraîner, c’est beaucoup moins vrai pour les équipes récréatives. Brian Sugiyama, qui a travaillé dans les deux univers, est à même de le constater.

Mais l’influence de Brian ne se fait pas sentir uniquement chez des parents canadiens ordinaires. Ces dernières années, il a animé des cours auxquels participaient d’anciens joueurs de la LNH bien connus, qui souhaitent s’impliquer en entraînement.

« La saison dernière, j’avais comme élèves Andrew Ladd, Brent Seabrook et Duncan Keith, raconte-t-il. Ils veulent transmettre leurs connaissances à une école de hockey ou à une équipe, et soutiennent les initiatives de Hockey Canada en matière de formation des entraîneurs et entraîneuses. »

Pendant ses cours, Sugiyama aime blaguer qu’il commence à se faire vieux, mais il continue de s’impliquer, et le fera aussi longtemps qu’il le peut. C’est une bonne nouvelle non seulement pour les enfants sur la glace, mais aussi pour les adultes qui apprennent de lui.

« C’est spécial de voir cette famille à l’œuvre, conclut TJ Fisher. Il est toujours entraîneur, ses enfants le sont aussi, et ses petits-enfants jouent au hockey. C’est formidable. »

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Canada c. États-Unis

Aperçu du match au Mondial de parahockey : Canada c. États-Unis

Dimanche 12 mai | 17 h 30 HR | Calgary, Alberta | Match pour la médaille d’or

Jason La Rose
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12 May 2024

On joue pour les grands honneurs! Le Championnat mondial de parahockey 2024 prend fin dimanche au WinSport Arena avec un duel nord-américain dans lequel l’équipe nationale de parahockey du Canada et les États-Unis se disputent l’or.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada en a été quitte pour une bonne frousse. Micah Kovacevich et Dominic Cozzolino ont fait vibrer les cordages à deux reprises en l’espace de 84 secondes en début de troisième période, ce qui a permis aux représentants de l’unifolié de revenir de l’arrière pour l’emporter 2-1 sur la Chine vendredi soir. Tyler McGregor a obtenu deux aides pour les Canadiens.

Les Américains ont eu chaud eux aussi à la première demi-finale vendredi, prenant l’avance grâce à un but de Malik Jones tandis qu’il restait 7 min 1 s au cadran pour finir par battre la Tchéquie 3-1 et obtenir la chance de défendre leur titre mondial. Chris Douglas a inscrit les deux autres buts pour les États-Unis.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Les nations nord-américaines ont croisé le fer à 10 reprises cette saison, le plus récemment en finale d’une série de deux matchs à Calgary au début du mois d’avril. Liam Hickey a marqué pour le Canada, mais Josh Misiewicz a inscrit un but et une aide et Declan Farmer a marqué le but décisif pour les Américains, qui se sont imposés 4-1 contre les Canadiens.

À surveiller

Adam Kingsmill ne chôme assurément pas devant le filet du Canada cette année. Le gardien de but originaire de Smithers, en Colombie-Britannique, a participé à 17 des 20 matchs de l’équipe nationale de parahockey du Canada cette saison et a été remarquable en demi-finale. Après avoir fait face à seulement 11 tirs lors de ses deux premiers départs, Kingsmill a bloqué 14 rondelles sur 15 vendredi soir, gardant les Canadiens dans le match tandis que la troupe cherchait à percer la défensive chinoise et à combler un déficit survenu tôt dans la rencontre. Pas mal pour un gardien qui ne faisait pas partie de la formation canadienne il y a un an au Mondial de parahockey et qui n’avait que 10 matchs sur la scène internationale à son actif en début de saison.

Pour l’offensive américaine, tout passe par Farmer. Le joueur de 26 ans est une fois de plus en tête du classement des buteurs au tournoi, avec 19 points (10-9—19) en quatre matchs. Il a notamment enfilé l’aiguille à quatre reprises dans la victoire contre la Slovaquie au jour 1 et a inscrit huit points dans la victoire contre la Chine en fin de ronde préliminaire. Mais le joueur originaire de Tampa a probablement réalisé le jeu le plus important au tournoi pour les siens sans être en possession de la rondelle. Tandis que les États-Unis s’accrochaient à une avance d’un but en fin de demi-finale contre les Tchèques, Farmer s’est allongé le long de la ligne des buts pour frustrer le capitaine tchèque Radek Zelinka et s’assurer d’avoir une chance de remporter un cinquième titre mondial.

Rétrospective

Les deux pays sont au coude à coude dans l’histoire, les États-Unis détenant un léger avantage avec une fiche de 66-59-1.

Il faut dire que les Américains ont l’ascendant depuis quelques années; la dernière victoire des Canadiens remonte au 29 octobre 2021. Anton Jacobs-Webb avait inscrit le but gagnant après 13 secondes de jeu en troisième période, et Équipe Canada avait vaincu ses rivaux au compte de 4-2 dans le premier d’une série de deux matchs en banlieue de St. Louis.

C’est la septième fois que les rivaux s’affrontent pour l’or au Mondial de parahockey, et la septième de suite. Le Canada a remporté deux de ces finales, chaque fois en Corée, soit en 2013 à Goyang et en 2017 à Gangneung.

Fiche de tous les temps : les États-Unis mènent 66-59-1 (13-8 en PROL. ou TB)
Buts pour le Canada : 243
Buts pour les États-Unis : 278

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Le Canada gagne l’or au Championnat mondial de parahockey 2024

Les Canadiens remportent une première médaille d’or à ce tournoi depuis 2017

NR.033.24
|
12 May 2024

CALGARY, Alberta – L’équipe nationale de parahockey du Canada a mis la main sur l’or au Championnat mondial de parahockey pour la première fois depuis 2017, battant les États-Unis 2-1 en finale dimanche au WinSport Arena.

Adam Kingsmill (Smithers, BC) a été fantastique devant la cage du Canada, effectuant 24 arrêts, ce qui lui a valu le titre de Joueur du match de l’équipe.

Les Canadiens n’ont pas perdu de temps pour s’inscrire au pointage; Dominic Cozzolino (Mississauga, ON) a marqué son septième but du tournoi en s’emparant d’un retour de Rob Armstrong (Erin, ON) après seulement 35 secondes de jeu. Ce fut le seul filet du premier engagement.

« Marquer si tôt dans le match, ça a été un excellent sentiment. C’était notre intention de connaître un fort départ, mais n’importe qui dans ce vestiaire aurait pu marquer ce but, j’étais juste à la bonne place au bon moment », a affirmé Cozzolino. « Nous nous faisons une grande fierté de bien jouer défensivement, et cette victoire est le fruit du travail de chacun des joueurs de notre équipe. C’est un sentiment magique; j’y ai rêvé quand j’étais jeune. Ça fait tellement du bien. »

Anton Jacobs-Webb (Gatineau, QC) a doublé l’avance du Canada en captant une passe depuis l’arrière du filet du capitaine Tyler McGregor (Forest, ON) avec 5 min 54 s à faire en deuxième période, marquant le but qui a fait la différence dans le match.

« J’ai eu le même état d’esprit à chacun des matchs. Notre entraîneur-chef Russ Herrington a travaillé pour faire en sorte que notre état d’esprit soit excellent, donc je pense que tout le monde dans l’équipe a été en mesure de joueur de façon détendue aujourd’hui », a commenté Kingsmill. « Je ne voyais pas souvent la rondelle parce que mes coéquipiers n’arrêtaient pas de bloquer des tirs. Ils m’ont facilité la tâche. Je me sens vraiment bien, toute ma famille est ici. Je ne peux m’arrêter de sourire. Je n’ai pas de mots pour résumer comment je me sens, ça va prendre un certain temps avant que j’y arrive. »

Le compte rendu et le sommaire complet du match sont affichés au HockeyCanada.ca.

« Nous devions être prêts pour le jour où les astres allaient s’aligner pour nous – c’est notre responsabilité. Je me dois de féliciter mes gars d’avoir fait preuve de patience et de ne pas faire en sorte que les déceptions du passé aient un impact sur leur performance », a déclaré l’entraîneur-chef Russ Herrington (Unionville, ON). « Merci aux gens de Calgary d’être venus passer le soir de la fête des Mères ici pour encourager Équipe Canada. J'ai vraiment eu l’impression que cette énergie nous a aidés, on pouvait bien sentir la fierté de la foule à notre banc, et ça nous a transportés sur la glace. »

Après le match, Cozzolino a été nommé Meilleur avant du tournoi.

Le Canada a terminé au sommet du groupe B en ronde préliminaire grâce à une fiche parfaite de 3-0. Il a vaincu le Japon (19-0), l’Italie (10-0) et la Tchéquie (5-1). Il a ensuite confirmé sa place au match pour la médaille d’or en battant la Chine 2-1 en demi-finale.

En 13 participations au Championnat mondial de parahockey, le Canada a remporté cinq médailles d’or (2000, 2008, 2013, 2017, 2024), quatre médailles d’argent (2015, 2019, 2021, 2023) et trois médailles de bronze (1996, 2009, 2012).

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada et l’équipe nationale de parahockey du Canada, veuillez visiter le HockeyCanada.ca ou suivre les médias sociaux FacebookX et Instagram.

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Un milieu pour s’épanouir

Depuis 2011, l’Association de hockey sur luge de Calgary crée des occasions au parahockey tout en formant au passage des athlètes pour Équipe Canada

Lee Boyadjian
|
09 May 2024

Des grands sourires, des fous rires et de la pure joie. Les premiers coups de patin sur une patinoire, pour quiconque adore le hockey, deviennent rapidement un souvenir impérissable. Mais pour Auren Halbert, c’était bien plus que cela.

« C’était la première fois que je me retrouvais dans un environnement compétitif avec des personnes qui avaient un handicap similaire au mien, c’était merveilleux », confie l’athlète de 22 ans qui est né sans fémur dans sa jambe gauche.

Jouer au Championnat mondial de parahockey 2024 chez lui, à Calgary, c’est spécial pour Auren. Il a participé à la ronde préliminaire devant famille et amis, dont la plupart ont un lien avec l’Association de hockey sur luge deCalgary (CSHA). Cette association représente le point de départ de sa carrière de parahockeyeur.

« Bon nombre de joueurs d’Équipe Canada ont fait leurs classes au sein de notre organisation, comme les Cody Dolan, Zach Lavin, Auren et Adam Kingsmill », explique Alan Halbert, président de la CSHA et fier père d’Auren. « Mais notre objectif n’est pas de former tout le monde pour Équipe Canada, nous sommes ici pour que ces personnes se forgent la meilleure version d’elle-même.

« Le plaisir est mis à l’avant-plan. »

La CSHA est installée dans la ville du Stampede depuis les années 1980, mais est passée de 20 athlètes à plus de 80 depuis qu’elle est devenue un organisme constitué en société en 2011. Elle compte un personnel entraîneur de plus de 20 personnes et plusieurs bénévoles. Des programmes pour tous les âges et tous les niveaux y sont offerts.

Les équipes sont divisées en fonction de l’âge et du niveau d’habileté. Les jeunes de moins de 18 ans font partie de l'équipe junior (le Venom) avant de passer à l'équipe intermédiaire (les Stingers). Les athlètes de haut niveau ont la possibilité de gravir les échelons plus rapidement. Le club senior (les Scorpions) offre le plus haut niveau de jeu et participe à des événements provinciaux et nationaux.

Avec le temps, les Scorpions sont devenus une puissance du parahockey, mais il y a dix ans, ce n’était pas le cas. Alan a dû apprendre les rudiments de ce sport pour venir donner un coup de main au sein de la formation.

« J’étais un peu naïf. Je me demandais si j’étais autorisé à jouer. Je n’ai pas de handicap, donc je n’étais pas certain. Mais le club accueille tout le monde, c’est vraiment un milieu inclusif ». Alan ajoute qu’il a vu des personnes sans handicap se réunir pour former une équipe et d’autres simplement jouer pour appuyer un proche avec un handicap.

« Il a commencé quelques années après moi et au début, il se débrouillait bien mieux que moi », raconte Auren à propos de son père. « Ça a nourri mon esprit compétitif; je devais prouver à mon père que j’étais un meilleur joueur que lui. »

Même s’il ne fait aucun doute que le jeune Halbert est devenu le meilleur des deux, c’est le dévouement d’Alan et de sa femme Ashley envers la CSHA qui a eu la plus grande influence sur son engagement envers son sport.

« Tous les efforts que mes parents ont déployés pour l’organisation, c’est incroyable, lance Auren. C’est vraiment génial de pouvoir bénéficier d'un tel soutien dans la ville.

« Mes parents sont des passionnés, je trouve ça vraiment inspirant. »

Alan a occupé à peu près tous les postes au sein de l’association : athlète, entraîneur, membre du conseil d’administration et trésorier. En 2017, il en est devenu le président, mais peu de temps après, il a dû déménager à Pittsburgh pour le travail. Personne d’autre ne voulant du poste, il est resté à la barre, accomplissant ses tâches à distance bien avant que cela ne devienne la norme. Sept ans plus tard, Alan est toujours le président. Il continue de chercher des moyens de faire progresser la CSHA.

« Nous jouons un rôle de chef de file pour faire croître le parahockey, non seulement à Calgary, mais aussi dans les régions et provinces avoisinantes, relate Alan. Nous avons une bonne relation avec plusieurs équipes qu’Auren affrontait quand il était jeune au moment où elles venaient de créer leur programme. Nous étions là pour les aider à se mettre en place ou juste pour jouer. »

Auren demeure un membre actif de la CSHA. Il s’entraîne et joue parfois avec l'équipe senior. Il espère aussi tenir un camp estival cette année : « Je veux enseigner aux autres ce que je connais. »

Mais d’abord, le jeune défenseur doit conclure sa cinquième saison avec l’équipe nationale de parahockey du Canada, participant à son quatrième Mondial de parahockey sur la même patinoire où il avait vu pour la première fois Équipe Canada à l’œuvre il y a 13 ans.

« À la première saison d’Auren, notre implication dans ce sport a vite commencé à prendre de l’ampleur, et quelques mois plus tard, le Défi mondial de hockey sur luge a été présenté à Calgary, se souvient Alan. Auren a été un porte-drapeau sur la glace, il me semble, et ça l’a plongé dans le parahockey tout en nourrissant sa passion pour ce sport à un jeune âge.

« Le tournoi en cours vient boucler la boucle. »

Auren sait que le Mondial de parahockey, c’est une occasion pour lui d’allumer cette même flamme chez d’autres jeunes athlètes et d’initier de nouvelles personnes qui voudront suivre ce sport. C’est quelque chose qui le motive. Il est heureux de se donner en spectacle devant les gens qui l’encouragent depuis ses débuts.

« Je pense que c’est la première occasion pour plusieurs personnes de ma famille de me voir jouer à ce niveau, ça veut dire beaucoup pour moi, explique Auren. Les voir dans les estrades pour m’appuyer, les entendre… je vais me souvenir de ce moment comme l’un des plus beaux de ma vie. »

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Canada c. Suède

Aperçu du match au Mondial de parahockey : Canada c. Chine

Vendredi 10 mai | 17 h 30 HR | Calgary, Alberta | Demi-finale

Jason La Rose
|
09 May 2024

L’équipe nationale de parahockey du Canada passe en ronde éliminatoire, où elle affrontera la Chine dans la deuxième demi-finale du Championnat mondial de parahockey 2024 vendredi.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a conclu une ronde préliminaire parfaite avec un gain de 5-1 aux dépens de la Tchéquie mardi soir. Tyler McGregor a connu une performance de deux buts, dont celui de la victoire inscrit après seulement 11 secondes de jeu en deuxième période. James Dunn a également touché la cible deux fois. Liam Hickey a ajouté un but et deux aides, tandis que Dominic Cozzolino a récolté trois aides.

Les Chinois ont bouclé leur ronde préliminaire par une défaite de 10-0 contre les États-Unis mardi après-midi. Après avoir marqué 10 buts dans chacune de ses deux premières parties en route vers les demi-finales, la Chine n’a décoché que trois tirs contre les Américains. Wei Wang a réalisé 20 arrêts devant le filet de la Chine.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Les Canadiens et les Chinois ont croisé le fer pour la toute première fois en décembre dernier lors de la Coupe de parahockey 2023 à Quispamsis, au Nouveau-Brunswick. Après une victoire 4-1 en lever de rideau, le Canada avait signé un triomphe de 6-0 en demi-finale grâce à un tour du chapeau de McGregor et à quatre mentions d’aide de Cozzolino.

À surveiller

Auren Halbert a le vent dans les voiles devant la foule locale à Calgary, lui qui a obtenu un but et trois aides en trois affrontements en ronde préliminaire. Le joueur de 21 ans se trouve aussi à égalité au premier rang de son équipe (aux côtés de McGregor et Hickey) pour son différentiel de +15. En plus du trio formé de Cozzolino, Hickey et McGregor, qui cumule ensemble un total ahurissant de 45 points (20-25—45), les Canadiens voient toute leur formation mettre la main à la pâte offensivement – huit des neuf avants et les quatre défenseurs ont maintenu une moyenne d’au moins un point par match en ronde préliminaire.

Malgré sa panne offensive contre les États-Unis, la Chine a noirci allégrement la feuille de pointage dans ses jeux blancs contre la Corée et la Slovaquie. Pour la Chine aussi, l’offensive est l’affaire de tous. Cinq joueurs (Shen Yi Feng, Zhang Zheng, Zhu Zhan Fu, Tian Jin Tao, Li Hong Guan) ont récolté au moins cinq points dans les deux victoires, tandis que Song Xiao Dong a inscrit cinq buts, un sommet au sein de son équipe. Devant le filet, Ji Yan Zhao a offert une performance sans faille, repoussant les 13 tirs dirigés vers lui pour ajouter les deux gains à sa fiche.

Rétrospective

Tout a été dit. L’histoire se résume aux deux matchs à Quispamsis, tous deux remportés par le Canada.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 2-0
Buts pour le Canada : 10
Buts pour la Chine : 1

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Canada c. Suède

Aperçu du match au Mondial de parahockey : Canada c. Tchéquie

Mardi 7 mai | 17 h HR | Calgary, Alberta | Ronde préliminaire

Jason La Rose
|
07 May 2024

La première place au classement du groupe B sera à l’enjeu mardi soir lorsque l’équipe nationale de parahockey du Canada conclura sa ronde préliminaire contre la Tchéquie dans un duel opposant deux équipes invaincues au Championnat mondial de parahockey 2024.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a poursuivi sur sa lancée dimanche, s’imposant face à l’Italie au compte de 10-0. Il s’agissait d’une deuxième performance d’au moins dix buts en autant de matchs pour l’équipe. Tyler McGregor a mené la charge avec quatre buts et une mention d’aide, tandis que Liam Hickey a réussi un doublé en plus de récolter quatre aides pour se hisser au sommet des pointeurs (5-8—13 en deux parties).

Les Tchèques ont eux aussi remporté leur deuxième victoire dimanche en vainquant le Japon par la marque de 5-0. Ceux qui ont mis la main sur la médaille de bronze l’an dernier ont profité de l’apport offensif de Filip Vesely, auteur d’un doublé et d’une mention d’aide, et de Vaclav Hecko, qui a inscrit un but et une aide. Martin Kudela a repoussé huit tirs pour signer le jeu blanc.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Le Canada et la Tchéquie se sont affrontés il y a cinq mois en ronde préliminaire de la Coupe de parahockey 2023 à Quispamsis, au Nouveau-Brunswick. Dominic Cozzolino avait frappé deux fois en période médiane, et Anton Jacobs-Webb avait complété la marque en troisième en route vers un gain de 3-0 des Canadiens.

À surveiller

Tyrone Henry a déjà fait les manchettes, mais c’est mérité, puisqu’il disputait dimanche son 100e match avec l’équipe nationale de parahockey du Canada. Le joueur originaire d’Ottawa a longtemps été connu pour son efficacité en défensive, mais il ne cesse de noircir la feuille de pointage jusqu’ici dans le tournoi. Après avoir amassé 17 mentions d’aide lors de ses 98 premières parties avec Équipe Canada, il en a récolté pas moins de six durant la fin de semaine à Calgary, dont cinq dans la victoire du Canada sur le Japon en lever de rideau samedi. Celui qui a participé deux fois aux Jeux paralympiques est devenu le 14e joueur à atteindre le plateau des 100 matchs avec l’équipe canadienne.

Radek Zelinka est celui qui mène les troupes à la ligne bleue pour les Tchèques; il a été nommé Meilleur défenseur l’année dernière à Moose Jaw après qu’il eut récolté trois buts et aidé son équipe à remporter la médaille de bronze. Jusqu’ici à Calgary, il compte trois mentions d’aide en deux rencontres. Pour sa part, Kudela ne chôme pas devant le filet des Tchèques, lui qui a joué chaque seconde au Mondial de parahockey 2023 et qui était le gardien partant lors des deux premiers affrontements à Calgary. Il a bloqué 12 des 13 tirs dirigés vers lui jusqu’ici dans les victoires sur l’Italie et le Japon.

Rétrospective

Le Canada présente une fiche parfaite contre la Tchéquie, ayant remporté chacun des 16 affrontements depuis 2009.

La victoire la plus marquante est survenue en sol tchèque à Ostrava, en ronde préliminaire du Mondial de parahockey 2021. Le Canada l’avait emporté 10-0, notamment grâce au brio de Tyler McGregor et de Zach Lavin, qui avaient tous deux réussi un tour du chapeau. McGregor avait conclu la rencontre avec une récolte de cinq points, et Billy Bridges avait amassé quatre aides.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 16-0
Buts pour le Canada : 63
Buts pour la Tchéquie : 4

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Canada c. Suède

Aperçu du match au Mondial de parahockey : Canada c. Italie

Dimanche 5 mai | 17 h HR | Calgary, Alberta | Ronde préliminaire

Jason La Rose
|
05 May 2024

L’équipe nationale de parahockey du Canada reprend l’action dès dimanche au WinSport Arena et affronte l’Italie dans ce qui sera le deuxième des trois matchs de la ronde préliminaire au Championnat mondial de parahockey 2024.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada s’en est donné à cœur joie offensivement en lever de rideau samedi, frappant pas moins de dix fois en première période en route vers un gain convaincant de 19-0 contre le Japon. Dominic Cozzolino a conclu la rencontre avec une récolte de quatre buts et quatre mentions d’aide, tandis qu’Adam Dixon, Liam Hickey et Tyler McGregor ont chacun réussi un tour du chapeau pour les Canadiens, qui ont connu leur plus grande performance sur le plan offensif depuis qu’ils sont passés sous l’égide de Hockey Canada en 2004.

Les Italiens ont subi un revers de 4-1 face aux Tchèques au dernier match du jour 1 au WinSport Arena. Nils Larch a inscrit l’unique but de son équipe sur un jeu de puissance, tandis que Sandro Stillitano a été brillant devant la cage des siens, réalisant 28 arrêts dans la défaite.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Le dernier affrontement entre les deux équipes remonte à 2022 lors de la Coupe de parahockey à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse. Le Canada s’était imposé au compte de 8-0. James Dunn avait mené la charge à l’offensive en inscrivant trois buts et une aide, tandis que Tyler McGregor avait réussi un doublé. Les Canadiens avaient décoché 48 tirs au but lors de cette rencontre.

À surveiller

Le premier trio, peut-être? Cozzolino, Hickey et McGregor ont été dominants face aux Japonais, amassant au total 10 buts et 22 points. Il a déjà été question des prouesses de Cozzolino, mais il convient de noter que Hickey et McGregor, en plus de leurs tours du chapeau, ont chacun obtenu trois aides. Il faut dire que ces trois noms figurent souvent sur la feuille de pointage. McGregor (11-10—21 en 16 PJ) et Cozzolino (6-12—18 en 16 PJ) sont les meilleurs pointeurs d’Équipe Canada cette saison, tandis que Hickey (4-2—6 en 11 PJ) a trouvé ses repères vers la fin de la saison après avoir été tenu à l’écart presque un an en raison d’une blessure.

L’âge? Ce n’est qu’un simple chiffre pour Stillitano. Le gardien de but de l’Italie, qui soufflera ses 55 bougies le mois prochain, a livré une autre performance remarquable sur la scène mondiale lors du match d’ouverture contre la Tchéquie. L’an dernier à Moose Jaw, le cerbère avait été nommé meilleur gardien de but par la direction du tournoi, lui qui avait maintenu une moyenne de buts alloués de 2,11 et le plus haut pourcentage d’arrêts du tournoi, soit 0,906. Celui qui a participé quatre fois aux Jeux paralympiques en est à une 11 e présence en championnat mondial.

Rétrospective

L’historique entre les deux nations est sans équivoque; le Canada a vaincu l’Italie treize fois en autant de matchs, dominant 87-3 au chapitre des buts.

La dernière confrontation au Mondial de parahockey remonte à 2017 en Corée du Sud. Hickey et Billy Bridges avaient chacun obtenu deux buts et deux mentions d’aide dans un gain de 7-0 des Canadiens, qui avaient couronné leur parcours d’une victoire en finale. Il s’agissait de leur quatrième titre mondial, leur plus récent à ce jour.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 13-0
Buts pour le Canada : 87
Buts pour l’Italie : 3

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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