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Kaylee Grant instructs a group of young girls on the ice at the One For All event in Yellowknife.

Laisser sa marque dans le Nord

Figure marquante du hockey féminin dans les territoires, Kaylee Grant n’hésite jamais à donner de son temps bénévolement pour offrir plus d’occasions aux femmes et aux filles

Katie Brickman
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14 April 2024

Dès son arrivée à Yellowknife, Kaylee Grant s’est empressée de se trouver une équipe de hockey.

L’ingénieure d’exploitation y était pour un mandat d’un an en vue d’acquérir de l’expérience dans son domaine. Douze ans plus tard, elle vit toujours dans les Territoires du Nord-Ouest. Et si elle a choisi d’y élire domicile, le hockey y est certainement pour quelque chose.

« On tend souvent à chercher nos repères, et le sport en était un pour moi, décrit Grant. Se joindre à une équipe sportive, c’est aussi se faire un cercle d’amies. On fait partie d’un groupe où l’on se sent acceptée, où toutes sont unies par un but et un intérêt communs. À mon arrivée dans le Nord, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour rencontrer des gens, d’où l’idée de tenter ma chance à l’aréna. »

C’est sur les patinoires que Grant a passé la majeure partie de sa jeunesse à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Il faut dire que le hockey est roi et maître dans sa ville natale, où l’enthousiasme de la population pour ses équipes junior A, junior B et universitaire est toujours palpable. Cette passion collective pour le sport est ce qui explique l’importance du hockey dans la vie de Grant.

« Le hockey prenait toute la place. On sentait l’appui de la communauté pour nos équipes. Les arénas étaient toujours pleins, l’ambiance était électrisante. »

Grant a fait son hockey mineur en Nouvelle-Écosse avant de s’installer à Terre-Neuve-et-Labrador, où elle a évolué avec l’équipe de l’Université Memorial. Puis, à 23 ans, elle plie bagage et prend la direction de Yellowknife. Elle se doutait bien qu’elle retrouverait le même esprit de communauté dans un aréna.

« Rien ne favorise les nouvelles rencontres autant que le sport. Quand on vient d’ailleurs, il n’y a pas meilleur moyen. En rejoignant une équipe de hockey, je me créais d’emblée un petit réseau de gens aux intérêts similaires, plus ou moins du même âge. Et puis, il y a tant de possibilités dans le Nord pour se développer, que l’on s’intéresse à l’entraînement ou au mentorat ou que l’on souhaite parfaire notre jeu sur la glace. Ça m’a beaucoup aidée. »

La passion de Grant pour le sport ne se limitait pas à sa qualité de joueuse, elle qui a su trouver d’autres voies pour élargir ses connaissances lorsqu’elle était encore en Nouvelle-Écosse. C’est à titre de coordonnatrice hors glace avec l’équipe féminine des moins de 18 ans des Bulldogs d’Antigonish qu’elle a fait ses débuts en entraînement.


Kaylee Grant smiles as she skates with a young player on the ice.

Grant a obtenu la certification d’évaluation après avoir suivi les formations Développement 1 et Haute performance 1. D’autres formations et certifications en entraînement ont suivi au fil des ans, toujours dans une optique de perfectionnement et d’implication communautaire.

« De voir l’essor continu du hockey féminin, c’est ce qui me motive. J’adore voir la progression de mes joueuses. Les voir se développer et évoluer comme personnes. Et quand elles décident de s’impliquer comme entraîneuses, je suis comblée. »

La philosophie de Grant derrière le banc? Nourrir la passion des joueuses pour le sport, montrer l’exemple et créer un milieu positif pour les femmes et les filles.

L’entraînement et l’accompagnement des filles sont des aspects que Grant a à cœur. Pour elle, la voie la plus efficace pour faire évoluer les choses était d’agir à un plus haut niveau, notamment en jouant le rôle de personne-ressource pour inciter davantage de joueuses à s’intéresser à l’entraînement. C’est d’ailleurs ce qui l’a menée à travailler avec Hockey Nord et le programme des formatrices de responsables du développement des entraîneuses de Hockey Canada, qui vise à éliminer les obstacles à la formation des entraîneuses.

« Kaylee a connu tout un parcours, elle qui a été bénévole à pratiquement tous les niveaux et qui s’implique de plus en plus dans la formation d’entraîneuses et en tant qu’instructrice », souligne Kyle Kugler, directeur administratif de Hockey Nord et ami proche de Grant. « C’est une excellente ambassadrice de notre sport qui sait comment mettre à profit son propre vécu pour aider d’autres entraîneuses dans leur développement. »

En tant qu’entraîneuse bénévole, Grant a connu des moments forts avec ses équipes, notamment à titre d’entraîneuse-chef lors des Jeux d’hiver de l’Arctique et des Jeux d’hiver du Canada et en tant qu’entraîneuse adjointe d’Équipe Nord au Championnat national autochtone de hockey.

« J’ai eu tellement d’occasions grâce à Hockey Nord, reprend Grant. Cet appui a eu un énorme impact sur mon parcours comme entraîneuse. Que de beaux moments passés avec ces équipes des territoires. J’ai fait le choix de rester ici, et c’est en grande partie en raison de ces expériences et des occasions en entraînement. C’est plaisant de savoir que nous avons toujours la possibilité de progresser, d’aller plus loin. »

Grant était aussi parmi les principales bénévoles lors de la toute première célébration Ensemble pour elles tenue à Yellowknife en février. L’événement de quatre jours destiné aux femmes et aux filles de partout aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut proposait entre autres des stages pour gardiennes de but, des jeux dirigés sur glace et diverses activités hors glace. Née d’un partenariat entre Hockey Canada et Hockey Nord, l’initiative se veut une célébration du sport en soutien au hockey local dans le Nord.

« Kaylee est l’une des coresponsables dans la région, alors quand nous avons décidé de lancer cette initiative à Yellowknife, qu’elle en fasse partie allait de soi », explique Katie Greenway, responsable du hockey féminin à Hockey Canada. « Fidèle à ses habitudes, elle a saisi la balle au bond et s’est investie pleinement. Des gens comme elle, qui s’impliquent autant pour leur communauté et pour leur sport, c’est précieux. »

S’impliquer comme Grant le fait en entraînement, c’est dans sa nature. Elle le fait pour les autres, pour que les femmes prennent encore plus leur place dans le sport. Et jamais dans le but d’en retirer elle-même quelque chose.

« Cela fait quelques années maintenant que je connais Kaylee, et je sais à quel point elle est occupée, poursuit Greenway. Pourtant, elle ne dit jamais non. Et elle aide non pas pour qu’on l’encense, mais bien par bonté de cœur, toujours le sourire aux lèvres. C’est une personne formidable qui a un impact positif sur chaque personne qu’elle croise. »

L’impact de Grant sur le hockey dans le Nord, que ce soit à titre d’entraîneuse, de mentore ou de coéquipière, elles sont nombreuses à l’avoir ressenti au cours des 12 dernières années. Mais la principale intéressée préfère remettre les choses en perspective.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai eu une grande influence sur le hockey féminin dans le Nord. Je ne suis qu’une infime partie de tout ce qui est en train de bouger dans cette partie du pays depuis la dernière décennie. J’aime à penser que j’ai aidé à former d’autres entraîneuses, et que j’ai donné le bon exemple dans mon parcours. S’il s’avère que j’ai eu un impact, ç’aura été en incitant les joueuses à se tourner vers l’entraînement. Mais ça reste un travail collectif – tout le monde qui participe aura laissé sa marque sur le hockey féminin. »

Pour Kyle Kugler, seul administrateur de Hockey Nord, la présence de bénévoles comme Kaylee est essentielle à son travail et au développement des joueuses.

« Les bénévoles jouent un rôle crucial dans toute programmation offerte aux petites communautés dans le Nord, conclut-il. Kaylee en fait encore plus que nous ne le pensons. Les entraîneuses et entraîneurs ont une grande influence sur les équipes et les athlètes. Kaylee est un modèle positif et une fière porte-parole du hockey féminin qui donne de son temps sans compter les heures. Une bénévole qui a le cœur sur la main. »

Vous aimeriez vous impliquer derrière le banc? Rendez-vous au HockeyCanada.ca/Entraineurs ou communiquez avec votre association de hockey locale, ou encore, avec votre membre régional, provincial ou territorial de Hockey Canada.

Dans mes propres mots : Adam Dixon

Le vétéran d’Équipe Canada parle de ses étés inoubliables au camp Campfire Circle, et des raisons pour lesquelles il continue de s’y impliquer comme bénévole

Adam Dixon
|
19 April 2024

Ayant grandi à Midland, en Ontario, j’étais « le jeune qui avait le cancer », à l’école comme ailleurs.

C’était logique, quand on y pense. On entendait rarement parler d’enfants atteints de cancer dans cette petite communauté de 17 000 personnes.

J’avais 10 ans quand on m’a diagnostiqué un sarcome d’Ewing, une forme rare de cancer qui s’attaque le plus souvent aux os des jambes et du bassin. Moi, c’était la jambe droite, au tibia. On m’a enlevé l’os au complet pour le remplacer par celui d’une personne donneuse, en insérant une plaque métallique et plusieurs vis.

Alors voilà, j’étais un jeune qui avait le cancer.

Mais au Campfire Circle, je devenais bien plus que ça.

Le Campfire Circle, c’est un camp d’été destiné aux enfants atteints de cancer, ou qui ont été touchés d’une façon ou d’une autre par le cancer, comme les enfants qui ont perdu un frère ou une sœur. Là-bas, on avait tous ce trait en commun. Chacun et chacune pouvait enfin dévoiler sa vraie personnalité. Je devenais « le jeune qui fait du sport », « le jeune qui aime s’amuser ». Ça me permettait de m’évader, deux semaines chaque été.

J’ignore comment mes parents ont appris l’existence de ce camp. Mais je me revois assis dans l’autobus pour la première fois, prêt à y aller. Les six étés que j’y ai passés ont complètement changé ma vie.

Au camp, je pouvais être moi-même, tout simplement. Pas question pour moi d’être chronométreur au hockey. Même si je ne pouvais plus jouer, je tenais à faire partie de l’action. Je courais partout, je m’amusais en faisant un tas de choses que ma mère ne m’aurait jamais permis de faire à la maison. Il faut dire qu’il y avait des médecins sur place, c’est pourquoi on nous laissait un peu plus de liberté. Si je me cassais la jambe, des gens étaient là pour s’occuper de moi.

Tout est si bien organisé pour ceux qui vivent ce genre de situation. Les traitements de chimiothérapie peuvent être offerts sur place. Les lieux sont accessibles, ce qui permet de faire des choses qui sont souvent impossibles à la maison.

C’est une bouffée d’air frais, et à bien des égards. Le camp étant situé dans la région de Muskoka, on ne pourrait rêver d’un plus bel endroit. Et le simple fait d’être dehors toute la journée, ça fait un bien énorme. On jouait au hockey-balle. Il y avait un toboggan aquatique géant. Mais je me rappelle surtout le temps passé avec mes amis à jouer des tours.

Je me répète, mais ce camp a changé ma vie.

Le parahockey a été tout ce qu’il y avait de plus important pendant longtemps. Toutes mes vacances y étaient consacrées, et je n’échangerais ça contre rien au monde. J’ai eu la chance de voyager, de remporter des championnats mondiaux, de participer aux Jeux paralympiques. J’ai passé la majeure partie des deux dernières décennies à porter le logo de Hockey Canada, à représenter mon pays. Quelle chance!

Mais après les Jeux paralympiques de 2018, d’autres aspects de ma vie ont pris de l’importance, dont le camp Campfire Circle. Je m’étais inscrit comme bénévole avant la pandémie de COVID-19, mais le camp avait été forcé d’interrompre ses activités quelques étés, étant donné la clientèle vulnérable.

Dès la réouverture, je me suis lancé. J’y suis depuis maintenant deux étés en tant que bénévole à temps plein. Ma copine et moi sommes tous deux bénévoles. On a passé quelques fins de semaine là-bas aussi, ce qui est bien pour s’évader un peu du quotidien.

La première année, j’étais moniteur et je m’occupais de l’atelier de menuiserie. Je veillais à la sécurité des enfants. Ceux qui me connaissent sont peut-être surpris en lisant ces lignes. Peut-être même qu’ils la trouvent bien drôle. On me fait confiance avec des outils tranchants? À moi, un enfant dans un corps d’adulte?

C’était un peu intimidant au début, mais les choses ont fini par se placer. L’été dernier, il fallait quelqu’un pour une excursion de canot en eaux vives. Je n’avais rien fait de tel auparavant, mais on cherchait de l’aide, alors j’ai levé la main. Il suffisait qu’on me dise quoi faire. Au bout du compte, j’ai passé deux semaines sur la rivière des Français. Pas exactement dans ma zone de confort, mais je me suis sorti d’affaires. Et me voilà de retour comme moniteur cet été. C’est un peu comme être parent à la maison. Je cours toute la journée avec les jeunes, c’est plaisant.

J’ai toutefois un objectif précis cette année. Je suis né un 13 août. Quand j’étais enfant, je fêtais toujours mon anniversaire au camp. Et le jour de leur anniversaire, les jeunes choisissent trois moniteurs qu’ils jettent dans le lac. Je n’ai pas encore été assez cool pour qu’on me choisisse, alors je dois essayer de trouver qui seront les fêtés cet été. Je vais m’assurer de les énerver jusqu’au point où ils voudront me faire boire la tasse.

J’ai vraiment envie de me faire lancer dans le lac.

On me demande souvent si, en tant que l’un des « responsables », je sentais que les moniteurs et monitrices avaient de la pression. On tend à croire qu’il faut toujours prévoir quelque chose de grandiose en raison de ce que ces jeunes ont vécu, mais tout se fait naturellement. Ces enfants ont lutté contre le cancer. C’est sans doute la pire chose qui leur sera arrivée au cours de leur vie. Partir en camp de vacances, c’est facile. Ce sont eux qui créent leur propre expérience. Oui, l’ambiance du camp y est pour quelque chose, mais quand ce qui nous rend « différent » à la maison perd son importance, on peut enfin baisser sa garde, et ça fait du bien.

Je l’avoue, être bénévole, je le fais un peu par égoïsme. Prendre le large et y rester pendant deux semaines, ça donne une bonne pause. Et c’est une occasion de lâcher mon fou, de retomber en enfance pendant 14 jours. Mais une fois sur place, ma priorité, c’est les jeunes.

Je me rappelle à quel point je me suis amusé quand j’avais leur âge. Je veux leur faire vivre la même expérience. Il suffit de repenser à ces moments de ma jeunesse, aux moniteurs et monitrices que j’admirais tant, et d’essayer d’apporter cette énergie à mon tour. Est-ce que j’y parviens? Allez savoir. Disons que la rétroaction, ce n’est pas toujours une force chez les jeunes. Trop occupés à se moquer de nous. Mais oui, je pense que je fais du bon travail.

J’aimerais conclure par une sorte de plaidoyer. Impliquez-vous comme bénévoles. Donnez de votre temps à la communauté. Ça peut être un camp d’été. Ou un tournoi de hockey (j’ai entendu dire entre les branches que le Mondial junior revenait en sol canadien l’hiver prochain). Ça peut être n’importe quoi. Il s’agit simplement d’apporter sa contribution.

Il y a tant d’événements dans le monde qui reposent entièrement sur les bénévoles. C’est une excellente manière de socialiser, d’aller à la rencontre de gens aux intérêts similaires qui veulent eux aussi redonner à la communauté.

Alors, qu’est-ce qui vous retient? Fiez-vous à moi, vous allez adorer. Il se suffit de se lancer!

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Susan Sloan wearing a shirt that says Volunteer in front of a balloon arch.

Bénévole et reconnaissante

D’abord un moyen pour nouer des amitiés dans un nouveau milieu, le bénévolat est devenu un élément essentiel dans la vie de Susan Sloan

Shannon Coulter
|
18 April 2024

Susan Sloan ne saurait imaginer sa vie sans le bénévolat. En fait, elle mènerait sans doute une tout autre vie si elle n’avait pas fait ce choix de donner de son temps bénévolement.

M me Sloan a occupé toutes sortes d’emplois au fil du temps, que ce soit dans une boulangerie ou comme spécialiste des TI, ou même comme instructrice de conditionnement physique dans un YMCA. Après s’être installée à Orléans – communauté dans l’est d’Ottawa, en Ontario – au début des années 2000, elle accepte un contrat d’un an avec Bénévoles Canada qui changera le cours de sa vie.

« J’ai cru bon, en tant que responsable des adhésions, d’en apprendre un peu plus sur ce que représentait le bénévolat, même si j’avais déjà pris la décision de m’impliquer bénévolement pour rencontrer des gens. Je n’avais pas encore d’amis à ce moment-là. »

Susan Sloan vit sa première expérience en tant que bénévole avec Patrimoine canadien, à qui elle offre son aide pour la tenue de l’événement Les lumières d’hiver au Canada. Elle poursuit ensuite avec le Bal de Neige à Ottawa, événement dont elle ne connaissait rien auparavant. Puis avec les célébrations de la fête du Canada.

« Mes trois événements chouchous – chaque année (si on exclut la pandémie), j’y étais, beau temps, mauvais temps. Encore aujourd’hui, ce sont mes événements favoris. Vingt-deux ans plus tard, je suis encore bénévole pour Patrimoine canadien. »

Susan Sloan lies down in front to pose with a group of volunteers at a Canadian Heritage event in Ottawa

Entre ces trois activités principales, M me Sloan explore tout de même d’autres possibilités de bénévolat dans des milieux qui l’intéressent.

« J’adore le sport, alors je donnais mon nom pour n’importe quel événement sportif pour lequel on cherchait des bénévoles. Il y a l’embarras du choix à Ottawa; je pourrais me tenir occupée toutes les fins de semaine à compter du jeudi. »

Elle commence par un tournoi de volleyball, puis se met à donner des cours de Zumba dans le cadre du Relais pour la vie. Les expériences se succèdent rapidement et mènent à de nouvelles occasions dans le sport.

« Le sport a toujours été un refuge pour moi. Dans une petite communauté comme celle-ci, et surtout à Ottawa, il suffit que les gens vous connaissent un peu, que votre nom soit associé à certains événements pour que l’on vous demande de donner un coup de main ailleurs.

« J’ai profité d’occasions extraordinaires auxquelles je n’aurais pas eu accès, n’eût été mon implication dans le passé. »

Lors de la venue de l’équipe nationale féminine du Canada à Ottawa en 2021 pour la Série de la rivalité, Susan Sloan s’est portée volontaire pour le dévoilement du chandail des Jeux olympiques, en plus d’aider à l’accueil des personnes invitées au match.

« Ce fut vraiment un bonheur de travailler avec Hockey Canada. Les gens de l’organisation nous traitaient avec beaucoup de respect, c’était très apprécié. Ils sont reconnaissants pour chacune de nos actions, aussi petites puissent-elles sembler. »

Le Championnat mondial junior 2025 de l’IIHF aura lieu plus tard cette année à Ottawa. Grâce aux relations nouées au fil du temps et à sa réputation au sein de la communauté, M me Sloan s’est vu offrir une nouvelle occasion : devenir la coprésidente responsable des bénévoles pour le Mondial junior. Une offre dure à refuser, surtout pour quelqu’un qui vient d’une famille aussi passionnée de hockey que la sienne, qui s’assure de ne rien rater du tournoi chaque année.

« On m’a choisie pour le Mondial junior. C’était un choix, et c’est ce qui fait le plus chaud au cœur. Et rien de tout cela ne serait arrivé sans le bénévolat. »

Susan Sloan poses beside a Hockey Canada welcome sign

M me Sloan a hâte que les touristes et invités découvrent tout ce qu’Ottawa a à offrir lorsque le tournoi prendra son envol en décembre prochain.

« Pour les bénévoles, c’est un peu le branle-bas. J’aime la diversité que ça apporte à la ville. L’énergie que ça crée. Il faut être sur place pour la sentir. Vraiment, c’est extraordinaire d’en faire partie.

« Les gens viennent de partout dans le monde, et on a l’occasion d’aller à leur rencontre. De s’impliquer pour sa ville. »

Avec une telle expérience dans autant de rôles différents, M me Sloan sait très bien ce que peut apporter chaque bénévole.

« La synergie qui se crée lorsque l’on côtoie des gens aux intérêts similaires, c’est magique. Certains événements reposent sur la contribution des bénévoles. Les tournois de l’IIHF n’auraient pas lieu sans bénévoles. Même chose pour les célébrations de la fête du Canada. »

Ayant accompagné d’autres bénévoles à leurs premiers pas dans ce rôle, M me Sloan en a vu plusieurs s’épanouir d’une manière que ces personnes n’auraient jamais cru possible. Les mots lui manquent pour décrire à quel point elle se sent chanceuse d’avoir emprunté la voie du bénévolat il y a 22 ans.

« Tout ce que je suis, tout ce que je deviendrai, je le dois au bénévolat. Rares sont les choses dans la vie auxquelles on consacre autant d’efforts et qui nous apportent autant en retour. Vraiment, je ne saurais imaginer mon existence sans le bénévolat. »

Vous aimeriez être bénévole quand Ottawa accueillera à nouveau des gens de partout dans le monde l’hiver prochain? Inscrivez-vous maintenant au Programme des bénévoles du Mondial junior de TELUS!

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Martin Paquette officiel hors glace lors d’un match

Entretien avec Martin Paquette

Marqueur en chef provincial auprès de Hockey Québec depuis 2017, l’homme natif de Montréal donne de son temps pour structurer l’ensemble des officiels et officielles hors glace

Eric Lavoie
|
16 April 2024

« Elle tire, et c’est le but! »

« Une passe parfaite dans l’enclave… »

« Le numéro 10 des Bleus… 2 minutes pour rudesse! »

Les événements s’enchaînent à un rythme effréné pendant un match de hockey sur glace. Les buts, les mentions d’aide, les punitions… tout est comptabilisé par une personne qui doit suivre l’action en temps réel pour ne rien manquer : un marqueur ou une marqueuse.

Ce rôle fait partie de la famille des officiels et officielles hors glace.

Grâce à ce travail accompli dans l’ombre, les férus de chiffres peuvent consulter les statistiques d’un match. Et plus le niveau de hockey est élevé, plus ces statistiques sont élaborées.

Au Québec, afin de veiller à ce que le personnel hors glace ait tous les outils pour contribuer au bon déroulement du jeu dans les arénas, une équipe dévouée de marqueurs et marqueuses en chef bénévoles l’encadre.

Cette équipe dévouée est supervisée par Martin Paquette, qui occupe le poste bénévole de marqueur en chef provincial auprès de Hockey Québec. Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, Hockey Canada s’est entretenue avec lui pour faire connaître l’importance de l’équipe qu’il dirige avec toute sa passion.

HC : Martin, peux-tu expliquer brièvement ton rôle de marqueur en chef provincial auprès de Hockey Québec?

MP : Je fournis un encadrement pour la structure des officiels hors glace dans l’ensemble du Québec. Nous sommes des pionniers dans ce domaine au sein de Hockey Canada. Une telle structure n’existe pas à l’échelle nationale, comme c’est le cas pour les officiels sur glace par exemple. Nous avons des marqueurs en chef dans toutes les régions et chacune des associations locales. Je chapeaute la structure et collabore avec une équipe dynamique d’officiels hors glace à mettre en place différentes initiatives qui aident au recrutement, à la formation et à la rétention.

HC : Comment as-tu réussi à parvenir à ce poste bénévole de haut rang avec Hockey Québec?

MP : Pendant 29 ans, j’ai œuvré à Hockey Montréal, où j’ai entre autres occupé le poste de marqueur en chef régional. Plus tard, Hockey Québec a créé le poste de marqueur en chef provincial. Même si c’est un rôle bénévole, j’ai dû suivre un processus d’entrevue. J’occupe ce poste depuis maintenant presque 10 ans et je vis une expérience fantastique.

HC : Quels outils utilisez-vous au sein de la structure pour offrir une formation adéquate?

MP : Un officiel hors glace se doit de connaître les règles de jeu de base, donc nous avons monté des stages de formation en ligne et en présentiel. Nous avons conçu aussi il y a quelques années le Manuel des officiels hors glace, qui explique bien le fonctionnement de chacune des tâches. Notre objectif est de donner toutes les munitions que nous pouvons aux officiels hors glace pour qu’ils n’aient pas d’impact sur le déroulement d’un match et que tout se passe comme il se doit. Par exemple, si un marqueur doit se faire expliquer une règle de jeu par un arbitre pendant un match, cela peut donner un avantage à une équipe qui peut en profiter pour reposer ses meilleurs éléments avant un avantage numérique. C’est ce qu’on essaie d’éviter avec la formation.

HC : D’où vient ta passion pour ce domaine?

MP : J’ai joué au hockey quand j’étais jeune, mais je n’étais pas un bon patineur! J’ai toujours été passionné par les statistiques et, à 14 ans, j’ai commencé à être marqueur après avoir vu une publicité dans un journal local de Montréal. J’ai grimpé les échelons au sein du monde des officiels hors glace au fil des ans. Ce qui est fascinant au hockey, c’est que tout le monde peut regarder un même jeu sur la glace, mais personne n’aura la même vision de ce qui vient de se produire. Personnellement, j’aime porter attention à la portion statistique d’un match.

HC : Quelles sont les aptitudes qu’un marqueur ou une marqueuse doit posséder?

MP : Ça prend de la concentration, un désir d’apprendre (j’apprends encore tous les jours après toutes ces années!), le souci du détail, de la passion et un esprit d’entraide avec les officiels sur glace. Ensemble, les officiels sur glace et hors glace forment une équipe et doivent bien collaborer.

HC : En quoi le rôle de marqueur et marqueuse a-t-il évolué au fil des ans dans le système de hockey mineur?

MP : L’avènement du système informatique avec les feuilles de match en ligne que les marqueurs utilisent pendant les matchs a changé la dimension de ce rôle. L’utilisation de la technologie peut quand même représenter un élément de distraction, donc on doit rappeler à nos marqueurs de garder une bonne concentration sur le match en cours. La relation et le travail d’équipe avec les arbitres sur glace tendent à beaucoup s’améliorer aussi. Notre travail accompli ensemble est directement lié au déroulement du match.

HC : Tu as grimpé les échelons jusqu’à des mandats rémunérés avec la LHJMQ, la LPHF, la LNH et l’AHL dans la région de Montréal. Tu as un emploi à temps plein et deux jeunes filles. Pourquoi t’impliques-tu bénévolement auprès de Hockey Québec depuis toutes ces années?

MP : Je le fais tout simplement pour redonner aux autres. J’ai profité du programme pour me rendre là où je suis aujourd’hui, et mon devoir est de faire profiter les autres de mes connaissances. Si personne ne redonne au suivant quand on grimpe les échelons, les autres ne pourront pas s’améliorer. Je tiens aussi à forger un sentiment d’appartenance au sein du programme.

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« On se bat toujours pour elles. »

Depuis plus de 20 ans, Braden Robertson donne de son temps et offre un appui financier pour favoriser la croissance du hockey féminin à Vernon

Nicholas Pescod
|
15 April 2024

Depuis plus de 20 ans, Braden Robertson est une figure emblématique de dévouement dans la communauté du hockey de Vernon, en Colombie-Britannique. 

Que ce soit en tant qu’entraîneur au hockey mineur, auprès de l’équipe de hockey de sa fille ou dans son rôle actuel de coprésident du comité hôte de la Coupe Esso, Braden a consacré d’innombrables heures à s’investir dans le sport qu’il aime. 

 « J’ai commencé par jouer au hockey mineur, un classique d’une enfance au Canada, et tout s’est enchaîné ensuite », explique le principal intéressé à propos de sa passion pour le bénévolat. 

En 2001, son parcours de joueur derrière lui, Braden a commencé à entraîner des équipes dans la région de Vernon. Il a fait une pause de quelques années après la naissance de ses filles, Myah et Hannah, mais il est revenu derrière le banc lorsque Hannah a commencé à jouer. 

« Quand ma fille a commencé à jouer au hockey, j’ai recommencé à m’impliquer pendant un bon moment comme entraîneur-chef, entraîneur adjoint. »

Cependant, lorsque Hannah, qui participera à la Coupe Esso 2024 avec les Lakers de Thompson-Okanagan, a atteint les niveaux de jeu plus élevés, M. Robertson a délaissé son rôle d’entraîneur. Il a trouvé d’autres façons de s’impliquer, notamment en aidant les Lakers à obtenir des commandites au cours des dernières saisons. 

« Quand les enfants vieillissent et jouent à un niveau supérieur, l’encadrement aussi s’élève d’un cran, et mon expérience ne suffisait plus. Le hockey avait toujours fait partie de ma vie, et je me suis demandé de quelle façon j’allais pouvoir continuer à aider. C’est comme ça que je vois mon rôle, aider là où c’est nécessaire. » 

Et c’est exactement ce que Braden a fait. L’été dernier, il a construit un vestiaire pour les Lakers à l’intérieur de la Kal Tire Place. Propriétaire d’entreprise et entrepreneur de métier, il a pris en charge la majeure partie des coûts de construction, soit près de 7 000 $, et a obtenu du financement de commanditaires pour couvrir le reste des dépenses. 

« J’aurais aimé que nous le fassions plus tôt. C’est, en quelque sorte, un legs au sport que j’aime pratiquer et regarder, et c’était agréable de redonner. C’est bien qu’elles aient un endroit à elles, plutôt que d’avoir à utiliser le rangement à balais ou un autre local du genre. Elles disposent maintenant de quelque chose dont elles sont fières, et c’est génial. On se bat toujours pour elles. »

Braden a également dirigé de nombreuses initiatives de commandite au fil des ans, recueillant des milliers de dollars pour les Lakers. Il se dit fier de la façon dont les gens de Vernon se sont unis année après année afin d’ouvrir les possibilités pour les filles. 

« Il est évident que cela permet de payer une partie des factures, d’aider les familles et les parents, de réduire les coûts et de mobiliser la communauté auprès de l’équipe. Je n’ai que des bons mots pour la communauté dans laquelle j’habite. Les gens sont très généreux, et leur rapport aux enfants et au sport est très fort. Nous nous sommes entourés de bonnes personnes, qui aiment donner au suivant, comme moi. » 

Kevin Bathurst, qui partage avec Braden la présidence de la Coupe Esso, affirme que sans son coprésident, le vestiaire des Lakers n’aurait jamais été construit. 

« L’équipe a enfin un domicile, et il était attendu depuis longtemps », applaudit Kevin, qui est directeur administratif des activités hockey de l’Association de hockey mineur Greater Vernon. « Je pense que Braden peut être fier de cette réalisation. Ce vestiaire sera un pilier de la communauté pendant très longtemps. En marchant dans le couloir des vestiaires à la Kal Tire Place, les filles peuvent voir le logo des Lakers, pas seulement celui des Vipers de Vernon. C’est grâce au travail acharné de Braden que ces filles ont obtenu la reconnaissance et les installations qu’elles méritent. » 

Aujourd’hui, Braden travaille aux côtés de Kevin pour veiller à ce que Vernon et la Kal Tire Place soient prêtes à accueillir le Championnat national féminin des clubs de M18 du Canada. Il se réjouit pour les filles qui participeront au tournoi et pour l’impact que le tournoi aura sur l’ensemble de la communauté – les profits iront à la création d’un fonds de bourses d’études postsecondaires et d’un fonds de développement local qui soutiendra le hockey féminin dans la région. 

« J’ai hâte d’accueillir toutes les jeunes joueuses, exprime Robertson. Espérons que nous offrirons un bon produit et que les filles apprécieront leur expérience, car c’est probablement l’un des plus grands tournois auxquels elles participeront dans leur vie. Nous redonnons à la communauté grâce à des bourses d’études, et nous avons un programme local qui aide les jeunes filles à jouer au hockey en levant les obstacles financiers. La subvention aidera ces familles à assumer les coûts, que ce soit pour de l’équipement de hockey, les droits d’équipe, les frais de ligue ou autre chose. » 

Kevin soutient que Robertson est un « bénévole phare » pour le hockey féminin dans la région de Vernon, et que son dévouement et son engagement envers le sport sont inégalés. 

« On ne pourrait pas trouver un meilleur bénévole et champion du hockey féminin que Braden.
C’est un exemple à suivre pour beaucoup d’entre nous en ce qui concerne l’essor du hockey féminin. » 

Braden affirme que, s’il redonne au sport qu’il aime tant, ce n’est pas seulement pour le volet hockey, mais aussi pour former la prochaine génération d’adultes et avoir un impact positif dès le plus jeune âge. 

« Au bout du compte, on veut former de bonnes personnes, des citoyens et citoyennes qui peuvent aller de l’avant et bien travailler, qui connaissent leurs points forts. Je pense que le hockey et tous les autres sports y contribuent. Parfois, on se soucie beaucoup du sport lui-même, mais n’oublions pas que nous élevons de jeunes adultes qui devront contribuer à la société un jour. »

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Entraîneuses en herbe 2023

Huit étudiantes-athlètes participeront au programme Entraîneuses en herbe

La troisième cohorte du programme Entraîneuses en herbe sera suivie jusqu’en 2024-2025

NR.061.23
|
21 September 2023

CALGARY, Alb. – Hockey Canada et U SPORTS ont annoncé les huit étudiantes-athlètes choisies pour participer à la troisième cohorte du programme Entraîneuses en herbe pendant les saisons 2023-2024 et 2024-2025.

Née en 2021 d’un partenariat entre Hockey Canada, U SPORTS et la Fondation Hockey Canada, l’initiative Entraîneuses en herbe vise à accroître le nombre de femmes derrière le banc au hockey au Canada. De la formation et du mentorat sont offerts à des étudiantes-athlètes qui évoluent au sein d’U SPORTS et qui désirent devenir entraîneuses. Les participantes au programme occuperont un poste d’entraîneuse adjointe au sein d’une équipe de hockey féminin de M13, M15 ou M18 pendant les deux saisons et recevront une formation en entraînement, des occasions de perfectionnement professionnel et une rétribution.

La cohorte de cette année est composée d’étudiantes-athlètes provenant de huit programmes de hockey féminin U SPORTS représentant trois de ses conférences :

• Alexis Anonech (Université York, SUO)

• Emmy Fecteau (Université Concordia, RSEQ)

• Lyndsey Janes (Université Mount Royal, CW)

• Madison Laberge (Université Nipissing, SUO)

• Isabelle Lajoie (Université de l’Alberta, CW)

• Sophie Lalor (Université de la Saskatchewan, CW)

• Sarah-Maude Lavoie (Université McGill, RSEQ)

• Chihiro Suzuki (Université de Guelph, SUO)

« Nous sommes ravis d’accueillir ces huit étudiantes-athlètes accomplies au sein du programme Entraîneuses en herbe et d’avoir le plaisir de collaborer avec elles au cours des deux prochaines saisons », a commenté Marin Hickox, vice-présidente du hockey féminin à Hockey Canada. « L’initiative Entraîneuses en herbe est un programme important pour appuyer et développer la prochaine génération de meneuses au hockey, et nous remercions le personnel entraîneur de U SPORTS ayant proposé la candidature de ces athlètes de talent.

« Les filles qui sont dirigées par une femme sont plus susceptibles de se tourner vers le rôle d’entraîneuse à la fin de leur parcours de joueuse, et nous espérons que ce programme aura une influence positive sur le recrutement et la rétention des filles dans des rôles de meneuses au hockey. »

Depuis sa création, le programme a guidé des étudiantes-athlètes provenant de 16 programmes de hockey féminin U SPORTS représentant les quatre conférences de l’alliance.

« Les huit étudiantes-athlètes sélectionnées pour Entraîneuses en herbe sont d’excellentes ambassadrices pour le hockey et le sport universitaire au Canada », a affirmé Lisette Johnson-Stapley, directrice en chef du sport à U SPORTS. « Nous voyons déjà l’impact positif du programme, véritable source d’inspiration pour les jeunes filles partout au pays. Nous sommes heureux qu’Alexis, Chihiro, Emmy, Isabelle, Lyndsey, Madison, Sarah-Maude et Sophie fassent leurs débuts derrière le banc tout en continuant à représenter fièrement leur université respective en tant qu’étudiantes-athlètes. »

Le comité de sélection d’Entraîneuses en herbe est composé de représentants et représentantes de Hockey Canada, d’U SPORTS, des membres régionaux, provinciaux et territoriaux de Hockey Canada ainsi que du conseil d’administration de la Fondation Hockey Canada.

Pendant la Semaine nationale des entraîneurs, Hockey Canada souligne l’influence positive du personnel entraîneur sur les athlètes aux quatre coins du pays avec des ressources pour dire #MerciCoach et une série d’articles que vous trouverez ici.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada, veuillez consulter le HockeyCanada.ca ou suivre les médias sociaux FacebookX et Instagram.

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A coaching whiteboard rests on top of the boards.

Des outils pour le personnel entraîneur

Des formations à venir jusqu’à des démonstrations d’habiletés et d’exercices, Hockey Canada propose une variété de ressources pour les entraîneurs et entraîneuses de tous les niveaux du pays

Shannon Coulter
|
17 September 2023

Les entraîneurs et entraîneuses sont la pierre angulaire de la communauté du hockey. Que vous soyez derrière le banc depuis longtemps ou en pleine découverte de ce rôle, Hockey Canada vous offre bon nombre de ressources pour réussir dans votre parcours.

Par où commencer?

Le point de départ, c’est le Programme national de certification des entraîneurs (PNCE) de Hockey Canada. Il permet aux entraîneurs et entraîneuses de se donner les outils nécessaires et de parfaire leurs connaissances du jeu afin de pouvoir travailler de façon efficace auprès de leurs athlètes. Hockey Canada offre six stages en entraînement et cinq champs de compétence au sein du profil Instruction.

Pour obtenir un statut « Formé » permettant de diriger une équipe au sein du profil sport communautaire, vous pouvez suivre les formations Entraîneur 1 — Intro à l’entraînement ou Entraîneur 2 – niveau Entraîneur. À ces niveaux, il n’est pas requis de détenir une certification du PNCE; un entraîneur ou une entraîneuse peut conserver le statut « Formé » pour une période indéfinie après avoir complété ces profils. Inscrivez-vous à un stage en entraînement ou visitez le site Web de votre membre pour plus d’information.

Respect et sport

Le programme Respect et sport pour leaders d’activité et entraîneurs est une formation en ligne amusante et conviviale qui aide les entraîneurs et entraîneuses ainsi que les chefs de file qui travaillent auprès des jeunes à reconnaître et comprendre les cas d’intimidation, de mauvais traitements, de harcèlement et de discrimination et à y réagir. La formation vise à établir une culture holistique de respect au sein de la communauté sportive et à fournir les outils fondamentaux qui permettent à tout membre du personnel entraîneur de devenir de meilleurs modèles pour les jeunes athlètes qui sont sous leur responsabilité.

Dans l’écosystème du hockey canadien, plus de 230 000 entraîneurs et entraîneuses ont obtenu une certification du Respect Group.

Habiletés et exercices

Le Réseau Hockey Canada offre aux entraîneurs et entraîneuses et aux athlètes les outils pour réussir sous forme d’exercices, d’habiletés, de vidéos, de plans d’entraînements et d’articles accessibles au moyen d’une tablette ou d’un téléphone. L’appli compte plus de 1 500 exercices et 100 plans de leçons, et d’autres sont ajoutés pendant la saison.

Vous manquez d’inspiration pour vos exercices? Hockey Canada publie fréquemment dans ses réseaux sociaux des vidéos d’habiletés qui peuvent être intégrées à vos plans d’entraînement. Recherchez les mots-clics #EntraîneursHabiletésHC et #EntraîneursGardiensHC sur X (anciennement Twitter), Facebook et Instagram pour trouver plus de vidéos d’exercices.



L’Accès aux exercices est une ressource qui permet de trouver des démonstrations d’habiletés et d’exercices pour les athlètes. Offerte gratuitement, elle contient des centaines d’exercices et de vidéos. Elle comprend aussi des plans d’entraînement préconçus offerts en téléchargement avec des gabarits pour les formations lors de matchs, les statistiques individuelles, les rapports de dépistage et bien plus.

L’entraînement au féminin

Programme Les entraîneuses

Le programme Les entraîneuses est une formation en entraînement gratuite réservée aux femmes qui a été conçue pour accroître le nombre d’entraîneuses formées au Canada et ainsi offrir des mentores et des modèles aux jeunes participantes. Il vise à mettre en place des infrastructures pour favoriser et soutenir la participation des filles et des femmes au hockey partout au pays, à contribuer au développement de modèles et chefs de file au sein de la communauté du hockey et à éliminer les barrières à la formation des entraîneuses.

Formatrices de responsables du développement des entraîneuses

Lancé en 2019, le programme des formatrices de responsables du développement des entraîneuses (FRDE) offre des programmes d’entraînement au hockey dirigés par des femmes. Jusqu’à maintenant, le programme a outillé 38 entraîneuses émérites non seulement pour présenter des stages sur l’entraînement, mais aussi pour former des personnes-ressources et des évaluatrices au sein de chaque membre.

Les membres ont l’occasion de soumettre des candidatures de déléguées chaque saison. Une fois qu’elles ont suivi des formations et obtenu des certifications du programme, les déléguées peuvent jouer un rôle de meneuse pour assurer la meilleure exécution possible du programme Les entraîneuses et soutenir les entraîneuses au sein de leur communauté.

Entraîneuses en herbe

En 2021, la Fondation Hockey Canada s’est associée à U SPORTS pour lancer Entraîneuses en herbe, un programme conçu pour accroître le nombre de femmes dans des rôles d’entraîneuses au Canada. Ce programme de mentorat de deux ans vise à former, à mentorer et à valoriser les femmes derrière le banc.

Les candidates sont proposées par leur entraîneur ou entraîneuse du réseau U SPORTS.

Y a-t-il d’autres ressources pour m’appuyer dans mon rôle derrière le banc?

Vous êtes à la recherche de ressources additionnelles? Vous avez une question à propos de l’entraînement dans votre région? Hockey Canada et ses membres ont des personnes-ressources prêtes à vous aider dans votre parcours.

Cliquez ici pour trouver leurs coordonnées.

Vous avez d’autres questions? Visitez les foires aux questions suivantes pour en apprendre davantage sur divers sujets :

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Bénévole un jour, bénévole toujours

Même après presque 50 ans d’implication au hockey mineur à Saint-Hyacinthe, Thérèse Desautels en retire encore aujourd’hui une satisfaction qui la tient toujours près de l’aréna

David Brien
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21 April 2023

Le nom de Thérèse Desautels en est un qui résonne fort dans les sphères du hockey de la région maskoutaine. Reconnue pour ses compétences interpersonnelles ainsi que sa grande générosité, Thérèse est d’abord et avant tout une véritable mordue de hockey.

Passionnée, patiente et attentionnée sont des termes évoqués lorsque vient le temps de la décrire. Mais la plus belle preuve de la générosité de cette grande partisane de sport est sans aucun doute son bénévolat.

Madame Desautels donne de son temps à l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe depuis près de cinq décennies. Son implication communautaire a principalement débuté aussitôt que son fils Simon a sauté sur la patinoire municipale pour y donner ses premiers coups de patin.

Bien que Thérèse ait siégé comme secrétaire de l’Association dès ses premiers jours, c’est plutôt à titre de secrétaire du Tournoi M13 de Saint-Hyacinthe qu’elle tire sa réelle fierté. Le sentiment d’appartenance qu’elle a développé envers cette compétition annuelle est incomparable.

« Je suis là depuis le tout début, depuis le tout premier Tournoi Pee-Wee de Saint-Hyacinthe », dit-elle de la compétition qui en était à sa 48 e édition en janvier dernier. « J’aime ça, que voulez-vous! C’est une richesse de pouvoir participer à des trucs comme ça. J’ai toujours dit que j’arrêterais après mon 50e [tournoi], mais la pandémie est venue repousser mes plans. Je ne suis pas pressée, mais en même temps je le veux mon 50e »

Le hockey a grandement évolué au fil des ans, tout comme les fonctions de madame Desautels. À l’époque où elle était secrétaire pour le hockey mineur, elle devait entrer manuellement les informations de chacun des jeunes inscrits auprès de l’association, en plus de les répertorier un à un dans des cartables, en fonction de leur équipe et de leur niveau.

« En plus, on n’avait pas de bureau dans ce temps-là, donc je faisais tout de la maison. Et tout à la main à part de ça! », lance-t-elle en riant. « Mais, j’aimais ça. Ce n’était pas une pénitence pour moi, bien au contraire. »

Au fil des ans, ce sont donc plus de 1 500 joueurs et joueuses qui ont officiellement été inscrits au hockey grâce à la calligraphie de madame Desautels. Bien que cela puisse sembler inimaginable avec la technologie d’aujourd’hui, il s’agissait pour elle d’une simple tâche à accomplir parmi tant d’autres.

Thérèse admet que faire du bénévolat est une excellente manière de redonner à sa communauté, tout en encourageant et en soutenant les jeunes de la région. Aujourd’hui âgée de 87 ans, elle n’est plus en mesure de travailler les mêmes longues heures qu’autrefois, mais elle trouve toujours le moyen de s’impliquer.

« Avant, je travaillais pas mal plus que ça. Les premières années du tournoi, je peux vous dire que j’arrivais [à l’aréna] avec ma chaudière, ma moppe et mes guenilles, et je m’assurais que notre espace de travail était propre pour les dix jours qu’on y était! », plaisante-t-elle.

« Cette année, au tournoi pee-wee, je n’ai pas fait grand-chose. Mais j’ai aidé comme je pouvais quand même. Les gens venaient me saluer, et quelques-uns n’en revenaient pas que j’étais encore là », commente la doyenne.

L’importance du bénévolat ne peut être ignorée dans la tenue de tournois comme le Championnat national masculin des clubs de M18, qui débute le lundi 24 avril au Stade Louis-Philippe-Gaucher. Même si une seule équipe repartira avec la médaille d’or au cou, tous ceux et celles qui y travailleront à l’arrière-scène en sortiront également gagnants selon madame Desautels.

« On s’enrichit tellement! À travers les années, j’ai gagné beaucoup d’amis », reconnaît-elle. « Pour moi, c’était valorisant. Ceux qui ne font pas de bénévolat passent à côté d’une belle occasion. En plus, lorsque c’est une équipe de Saint-Hyacinthe qui remporte un tournoi qu’on organise, c’est tellement la plus belle récompense qu’on puisse avoir! »

Bien qu’elle ne planifie pas se rendre sur place pour encourager les Gaulois de Saint-Hyacinthe au championnat national la semaine prochaine, Thérèse a tout de même trouvé le moyen de s’impliquer à distance. Son fils, Simon, est l’un des bénévoles qui ont contribué à la tenue de l’événement et il avait besoin d’une faveur bien spéciale.

« J’ai pu repasser les fanions qu’ils ont reçus pour chacune des équipes du tournoi! », lance-t-elle avec satisfaction. « Les drapeaux étaient tous pliés dans un petit sac, donc j’ai décidé de les repasser pour qu’ils soient tous beaux et propres! »

Bien entendu, Thérèse agissait de plein gré.

« Encore une fois, ce n’était pas une pénitence. J’aime ça faire du repassage », dit-elle en riant. « J’ai même dit à mon gars "si les médailles arrivent et que leurs rubans ont des plis dessus, amène-les-moi et je vais t’arranger ça" »

Il existe certainement un proverbe pour les personnes comme madame Desautels…

Bénévole un jour, bénévole toujours.

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Pour l’amour de son sport et de sa communauté

Papa de hockey et entraîneur dévoué à la communauté sportive de Winnipeg, Steve Wach cherche à trouver le juste équilibre entre l’amélioration et le plaisir de jouer

Chris Jurewicz
|
20 April 2023

Être entraîneur auprès de jeunes demande entre autres du temps, du travail et de la patience, mais aussi la capacité à nouer et à entretenir des liens.

Steve Wach coche toutes ces cases. Le Winnipegois, père de trois enfants et président du centre communautaire de Corydon, est responsable des programmes pour les M7 et M9 offerts par l’organisme. Derrière le banc en 2022-2023, il était entraîneur-chef d’une équipe de M7 et d’une de M9, et adjoint pour une équipe de M11.

Occupé, vous dites? Le qualificatif le décrit bien, même si le principal intéressé n’y changerait absolument rien. Wach est le témoin privilégié de tout ce que peut apporter l’implication communautaire aux jeunes de la capitale manitobaine, et il n’en est pas peu fier.

« C’est une chance d’habiter un secteur où il y a une patinoire, fait-il remarquer. Elle est là depuis 60 ans, dans le centre communautaire, et sert de point de rencontre pour toute la communauté. On y offre de nombreux programmes pour les jeunes de tous les niveaux d’habileté. Certains cherchent à se dépasser, alors que d’autres enfants et leurs parents ne cherchent qu’un premier contact avec le sport. Il y a tout un aspect communautaire qui permet de mobiliser des gens qui autrement ne se seraient pas impliqués dans le hockey, peut-être par manque d’intérêt ou de familiarité.

« On est parvenus à former un bassin de bénévoles important, avec familles et amis, ce qui ajoute à la fibre communautaire. »

Wach a joué au hockey mineur dans les catégories A, AA, et AAA, ainsi que pour le club de son école secondaire – le parcours typique d’un jeune au Canada. Encore aujourd’hui, il joue en compagnie de ses amis près de chez lui.

Sa conjointe Chrissy et lui sont parents de trois enfants – Edward, neuf ans, Matthew, huit ans, et Anna, six ans. Les trois jouent au hockey, en plus de pratiquer d’autres sports comme le baseball et le soccer.

Wach a commencé à s’impliquer à titre d’entraîneur adjoint pour l’équipe des M7 d’Edward il y a quelques années, et a depuis porté plusieurs chapeaux au sein de différentes équipes, notamment comme entraîneur-chef et adjoint, en plus de s’occuper des programmes de hockey pour le centre communautaire et de tenter d’attirer autant de bénévoles qu’il le peut. Ce n’est pas un secret, pour assurer le bon déroulement d’une saison, autant au hockey que dans d’autres sports, il faut toute l’aide possible.

Chaque entraîneur a ses propres convictions et philosophies. Pour Wach, l’important est de trouver le juste milieu entre le travail des habiletés techniques et l’agrément. Après tout, le hockey demeure un jeu.

« Ce que nous tentons de faire comprendre, c’est que l’on peut être très compétitif sans se prendre trop au sérieux. Il s’agit d’apprendre aux jeunes à travailler fort, à se fixer des objectifs à long terme, à bâtir un esprit d’équipe et à donner leur maximum, sans pour autant cesser de s’amuser. Inutile de donner à tout une importance démesurée. Ça n’empêche en rien de faire de son mieux, mais il faut se rappeler le contexte. On parle d’enfants de sept, huit ou neuf ans qui jouent au hockey mineur. »

Wach ne cesse de souligner l’apport de tous ces gens de Corydon au succès des programmes de hockey qui y sont offerts. Il est particulièrement fier de voir autant de familles qui ne connaissaient rien du hockey auparavant et de familles néo-canadiennes avoir l’occasion d’initier leurs enfants au sport.

Il tient aussi à mentionner qu’il a encore du chemin à faire pour atteindre le niveau de Chrissy, la vraie entraîneuse de la famille. L’ancienne joueuse de soccer au niveau collégial aux États-Unis est maintenant enseignante en éducation physique, en plus d’agir comme entraîneuse au secondaire dans différentes disciplines, notamment l’athlétisme, le badminton et le volleyball.

Inutile de dire que les enfants de la famille Wach sont entre bonnes mains, tout comme les innombrables autres sportifs et sportives de leur quartier de Winnipeg.

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Bénévole pour les Grands Frères Grandes Sœurs, Rod Crane trouve l’amitié sur son chemin

Après avoir quitté son emploi à temps plein pour se consacrer à l’équipe nationale de parahockey du Canada, Rod Crane a choisi de redonner à sa communauté pendant ses temps libres

Branden Crowe
|
19 April 2023

Rod Crane a immédiatement su que sa sélection au sein de l’équipe nationale de parahockey du Canada allait changer sa vie, il ne savait juste pas dans quelle mesure.

Le natif de Clarksburg, en Ontario, sentait que sa carrière au hockey s’apprêtait à passer en deuxième vitesse, mais lorsqu’il a délaissé son emploi pour s’investir à temps plein dans son entraînement pour l’équipe nationale en 2018-2019, il s’est retrouvé avec de nombreux trous dans son calendrier. Crane a jonglé avec différentes idées pour se tenir occupé jusqu’à ce que sa mère Christine lui parle de Big Brothers Big Sisters of Barrie & District, l’organisme local des Grands Frères Grandes Sœurs.

« Je me cherchais une activité bénévole pour remplir mes temps libres, et c’est elle qui a lancé l’idée la première », raconte Crane, médaillé d’argent aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022. « Elle trouvait que ça me conviendrait bien, alors je me suis renseigné et j’ai été jumelé à une très belle famille. »

Depuis plus de 100 ans, les Grands Frères Grandes Sœurs veillent à la santé et au bien-être des jeunes en s’assurant que les enfants sont soutenus par des adultes bienveillants pour les aider sur le plan physique, mental, social, émotionnel et scolaire. Cette année seulement, l’organisme est venu en aide à plus de 41 000 jeunes dans plus de 1 100 communautés au Canada.

Après avoir suivi le processus pour se joindre à l’organisme, Crane a été jumelé à Sandro, un élève de cinquième année, et les deux se sont vite noués d’amitié.

« J’adore son sens de l’humour », dit Crane, qui a entamé sa carrière au parahockey en 2014 avec les Bears d’Elmvale. « Sandro est très allumé, super motivé, il aime l’école, il parle trois langues et il est un petit rayon de soleil. Le sport n’est pas tellement son truc, mais il aime le cinéma, les Lego et des choses comme ça. Il est d’excellente compagnie. »

Rod Crane

Grâce au programme, Crane et Sandro se réunissent quelques fois par mois. Ils peuvent autant décider de se livrer compétition dans une partie de quilles que simplement aller prendre une bouchée ensemble.

« J’aime que Rod fasse partie de ma vie, exprime Sandro. Je l’admire, c’est un gars génial. On s’échange des textos et on fait des trucs ensemble. C’est super qu’on soit amis. »

Pour Crane, qui s’est lancé dans l’aventure sans savoir à quoi s’attendre, c’est un bonheur de voir l’évolution de sa relation avec Sandro.

« Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais, tout ce que je connaissais des Grands Frères Grandes Sœurs provenait d’un épisode des Simpson, rigole Crane. En plus d’avoir la satisfaction de redonner à la communauté, j’ai le plaisir de voir Sandro s’épanouir. Il a vraiment sorti de sa coquille et développé sa propre personnalité. »

Après maintenant trois ans, malgré le faible intérêt de Sandro pour le sport, Crane et lui sont devenus de grands amis. Maintenant en huitième année, Sandro s’est attaché à l’équipe nationale de parahockey, dont il suit tous les matchs, même quand le décalage horaire complique les choses, comme ce fut le cas lors des Jeux paralympiques de 2022 à Beijing qu’il a regardés à la télévision.

« Le fait de connaître un des joueurs personnellement est assez cool, ajoute Sandro. Je suis allé voir Rod en personne quelques fois, et maintenant que je connais le parahockey, je trouve que c’est un sport super divertissant. Après les matchs, j’essaie de le texter pour le féliciter et j’évite de lui faire des critiques trop sévères. »

Même si Grands Frères Grandes Sœurs ne se veut qu’un nom pour l’organisme, Crane a l’impression de bel et bien avoir un petit frère grâce au programme.

« Sandro sait que je suis là pour l’écouter et l’aider quand il en a besoin. Il est en huitième année et découvre encore comment communiquer, alors parfois il profite de nos occasions pour se confier, mais souvent, il m’envoie simplement un petit texto pour voir comment je vais, et j’en fais autant. Je tire beaucoup de fierté du fait d’être là pour lui et je crois que ça rassure sa mère, qui est monoparentale, de savoir qu’il a une bonne présence masculine dans sa vie. »

Sandro aura bientôt un autre tournoi majeur à surveiller de près lorsque Crane et ses coéquipiers canadiens accueilleront le Championnat mondial de parahockey sur glace à compter du 31 mai à Moose Jaw, en Saskatchewan.

« Je me suis fait un ami pour la vie, juge Crane. Il sait que je suis là pour lui, peu importe ce qu’il entreprend, et je sais que j’ai un partisan près de chez moi qui m’encourage toujours. »

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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