genevieve lacasse

Donner le meilleur de soi

Malgré les hauts et les bas, les championnats et les derniers rangs au classement, Geneviève Lacasse n’a jamais cessé de vouloir s’améliorer

Jason La Rose
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2 décembre 2017
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Pour l’essentiel, tout ressemble à 2013 pour Geneviève Lacasse.

Elle gare sa voiture sur le même terrain derrière le Markin MacPhail Centre et elle emprunte le même sentier – elle longe le Joan Snyder Arena, tourne à droite pour entrer dans l’aréna de WinSport, passe devant les portes vitrées du Hall des champions arborant le logo de Hockey Canada et tourne à gauche pour pénétrer dans le vestiaire d’Équipe Canada.

Même le calendrier est similaire – cinq mois de matchs contre des équipes de la Ligue de hockey midget de l’Alberta et une série de six matchs contre les États-Unis, sans oublier la Coupe des 4 nations.

Mais là s’arrêtent les ressemblances. Il s’agit peut-être de la même centralisation, mais c’est une tout autre gardienne de but.

Il y a quatre ans, Lacasse s’est rendue à Calgary après avoir été nommée Gardienne de but de l’année de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), mais avec seulement trois matchs sur la scène internationale à son actif, elle était inscrite derrière les médaillées d’or Shannon Szabados et Charline Labonté au tableau des performances.

Elle a revêtu l’uniforme une seule fois à Sotchi, n’a pris part à aucun match et a regardé nerveusement des gradins lorsque le Canada a effectué une remontée tardive pour vaincre les États-Unis en prolongation et remporter l’or.

« Aller aux Olympiques, vivre la sensation de gagner [ce fut fantastique, mais] être dans les gradins a été difficile... je n’avais aucun contrôle et j’essayais de faire tout ce que je pouvais dans le vestiaire entre les périodes », dit Lacasse. « Je ne veux certainement pas rejouer le même rôle. »

Alors lorsque la Montréalaise de naissance qui a grandi à Kingston est arrivée dans la ville du Stampede en août pour entreprendre un autre périple olympique, elle avait une tout autre confiance, une confiance bâtie au fil des hauts et des bas avec l’équipe nationale féminine du Canada et dans la LCHF.

Après les Jeux de Sotchi, Lacasse est devenue la gardienne de but numéro un de l’équipe nationale – elle a aidé le Canada à remporter l’or à la Coupe des 4 nations 2014 à Kamloops, Colombie-Britannique, et était devant le filet pour son premier Championnat mondial féminin de l’IIHF le printemps suivant.

Avec son club, elle a ajouté une deuxième Coupe Clarkson à son palmarès en 2015, aidant les Blades de Boston à remporter un autre championnat de la LCHF tout en accumulant une moyenne de buts contre de 1,68, la meilleure de la ligue.

Puis la bulle a rapidement éclaté. La création de la Ligue nationale de hockey féminin à l’été 2015 a entraîné un important exode parmi les vedettes américaines des Blades, laissant à Lacasse et à sa coéquipière médaillée d’or Tara Watchorn la tâche de mener une équipe jeune et inexpérimentée.

Boston s’est retrouvé au bas du classement de la LCHF en 2015-2016, ne remportant qu’un de ses 24 matchs, et Lacasse n’a jamais été appelée à endosser le rouge et le blanc avec Équipe Canada.

Mais là où la plupart trouvent de la frustration, Lacasse a trouvé de la motivation. Elle a été la pierre angulaire des Blades, jouant tous les matchs sauf un et établissant un record de la ligue en réalisant 1 023 arrêts – une moyenne de 44,5 par match. Elle décrit la saison comme l’une des plus importantes dans son cheminement pour devenir la gardienne de but qu’elle est aujourd’hui.

« Pour être gardienne de but, tu dois surveiller les schémas et voir la façon dont les jeux se développent dans ta zone », dit-elle. « J’ai certainement vu beaucoup de jeux dans ma zone, et j’ai donc pu voir beaucoup de schémas, beaucoup de tirs et de rebonds. J’ai probablement vu l’équivalent de trois saisons [de tirs] comparativement à ce que j’aurais affronté avec une autre équipe.

« J’ai aussi pu assumer un rôle de leadership au sein de cette équipe; les filles se tournaient vraiment vers Watchorn et moi, et ce fut bien dans ce sens, car nous avons motivé les filles. Ce fut sans doute l’une des meilleures équipes dont j’ai fait partie pour ce qui est de l’esprit d’équipe, et nous n’avons gagné qu’un match. Je ne changerais pas cette année-là pour rien. »

Cet été-là, Lacasse est passée de la dernière place à la première. Elle a été échangée à l’Inferno de Calgary, championne en titre de la Coupe Clarkson, et cet échange lui a permis de retrouver ses coéquipières d’Équipe Canada; au cours de la saison 2016-2017, la formation de l’Inferno comprenait huit joueuses qui se sont jointes à la gardienne de but pour la centralisation, et Lacasse a aidé Calgary à participer à nouveau à la finale de la ligue au printemps dernier.

L’échange et un nouveau départ ont fait en sorte que Lacasse devait affronter les meilleures chaque jour et la situation lui a offert un grand nombre d’occasions de rehausser son jeu.

« Tu vois l’éthique de travail de tout et chacune, chaque jour », dit-elle. « Tout donner, sur la glace et dans le gymnase; nous sommes très compétitives dans tout ce que nous faisons. Nous avons beaucoup joué au spike ball l’an dernier, et la compétition était vive. »

Cette compétition s’est transposée au parcours vers PyeongChang où Lacasse, Szabados et Ann-Renée Desbiens tentent de trouver un équilibre entre s’appuyer les unes les autres tout en voulant obtenir le poste principal en février.

« Je connais Shannon depuis plus longtemps », dit-elle. « Nous nous poussons, mais nous avons aussi beaucoup de plaisir, et c’est comme ça aussi avec Desbiens; elle arrive et elle est très calme, et nous nous motivons les unes les autres. Nous créons des liens; c’est une compétition, mais nous sommes aussi très détendues.

« Au bout du compte, [nous sommes toutes prêtes à faire] tout ce qu’il faut pour aider l’équipe. Je sais que nous voulons toutes les trois être devant le filet pour le match pour la médaille d’or, et c’est notre objectif à nous toutes. »

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