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Attachée à ses racines

Vicky Sunohara est une légende du hockey féminin, une double médaillée d’or olympique et une septuple championne mondiale, mais elle est surtout fière de ses origines japonaises

Katie Brickman
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20 mai 2022
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Dès qu’elle a chaussé des patins pour la première fois, Vicky Sunohara ne voulait rien faire d’autre.

Cet amour du hockey était tout naturel pour la légende du hockey féminin. Son père, David Sunohara, a joué pour les Rams de Ryerson, une équipe de hockey universitaire.

« C’est lui qui m’a fait découvrir le sport, dans notre sous-sol, et dès que j’ai appris à patiner, c’est la seule chose que je voulais faire, raconte-t-elle. Il fabriquait une patinoire dans notre cour; bon nombre des souvenirs que j’ai de lui sont associés au hockey. Je partageais sa passion et j’adorais ça. »

Après le décès de son père alors qu’elle avait sept ans, elle a continué de porter cet amour du hockey, mais avec un besoin de compétition.

« Je suis très compétitive et je voulais jouer au plus haut niveau possible. Mon oncle m’a récemment raconté qu’un jour, alors que j’avais trois ans, nous jouions au hockey et je lui ai dit qu’il n’y mettait pas assez d’efforts. »

Élevée à Scarborough, en Ontario, Sunohara a beaucoup joué au hockey dans sa jeunesse – dans la rue, sur les lacs et dans des ligues. C’est également à Scarborough qu’elle a appris à développer son jeu afin de devenir une joueuse dominante sur les plus grandes scènes du sport.

Sunohara compte bon nombre d’exploits à sa liste, notamment deux médailles d’or et une d’argent aux Jeux olympiques et sept titres au Championnat mondial féminin de l’IIHF. Avec Cassie Campbell-Pascall et Hayley Wickenheiser, elle faisait également partie intégrante du groupe de meneuses au début des années 2000.

Elle a grimpé maintes fois au sommet du monde du hockey, mais plus jeune, Sunohara peinait à saisir l’importance de son ascendance et ce qu’elle signifiait pour elle.

Comme son père était japonais et sa mère est ukrainienne, elle a subi des quolibets et de l’intimidation.

« Oui, il y a eu des fois où je voulais être comme tous les autres, confie-t-elle. J’ai eu une très belle enfance, mais parfois on m’insultait à cause de mes origines asiatiques. Dans ces moments, je voulais être quelqu’un d’autre. En vieillissant, je m’en suis voulu d’avoir entretenu de telles pensées. Je suis fière de qui je suis. »

Sunohara souligne que c’est sa mère qui lui a permis de voir les choses autrement en lui parlant de son patrimoine et en lui expliquant qu’elle venait d’une longue lignée de travailleurs acharnés.

« Ma mère a été extraordinaire. Elle m’a dit que je devais choisir entre les laisser gagner ou pousser encore plus fort. Je voulais jouer et elle m’a donné la motivation nécessaire pour que je réalise mon plein potentiel. Je n’ai pas oublié ses leçons. Je suis si chanceuse de faire partie de la famille Sunohara. Quand je pense à tout ce qu’ils ont traversé, à leur résilience et à leur persévérance, je suis fière d’être une Sunohara et de partager l’histoire de ma famille. »

Tout au long de sa carrière de joueuse, elle a pu parler à des jeunes de la vie et du hockey et raconter son histoire. Elle continue à le faire en tant qu’entraîneuse. Sunohara a d’ailleurs reçu en 2020 le prix Sakura, décerné par le Centre culturel canadien japonais à une personne qui a grandement contribué à la promotion de la culture et du patrimoine japonais.

« Vers la fin de ma carrière, on m’a sollicité un peu plus; j’apporte donc ma petite contribution afin de redonner. Le sport a toujours fait partie intégrante de ma vie et je veux aider les autres – surtout les jeunes – à en profiter. Je n’ai pas toujours parlé de ce que j’ai vécu plus jeune, mais j’ai pensé que de raconter mon histoire serait bénéfique. »

Sunohara a eu un peu de difficulté à apprivoiser son après-carrière, mais a malgré tout fondé une académie de hockey féminin; elle a apprécié le défi d’apprendre une nouvelle compétence et a beaucoup aimé travailler avec les jeunes.

« Je ne me voyais pas comme une entraîneuse, mais j’adore compétitionner, apprendre et aider les jeunes hockeyeuses », explique-t-elle.

Elle est l’entraîneuse de l’équipe de hockey féminin de l’Université de Toronto depuis 2011, et en juin, elle sera entraîneuse adjointe de l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada au Championnat mondial féminin des M18 de l’IIHF au Wisconsin.

« Je suis très contente de voir comment le groupe d’entraîneurs prépare les filles. C’est tellement important d’avoir accès à des ressources et à de l’information. J’ai vraiment hâte de partager mon expérience et de leur donner de la rétroaction. Je peux très bien imaginer à quel point elles sont enthousiastes à l’idée de représenter le Canada et d’avoir du succès sur la scène mondiale. »


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