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Sur les traces de son père
Jake Leschyshyn a suivi les traces de son père jusqu’au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans et aimerait qu’elles le mènent lui aussi à la Ligue nationale de hockey
Daniel Nugent-Bowman
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4 novembre 2015
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Si le joueur d’avant de Canada Noirs Jake Leschyshyn a besoin de conseils dans le hockey, son père est toujours là.

Curtis Leschyshyn a joué 1 033 matchs à la ligne bleue dans la LNH et a fait partie de l’édition 1996 de l’Avalanche du Colorado qui a remporté le Coupe Stanley, faisant de lui le mentor idéal pour un fils qui aspire aux grandes ligues.

Alors tout ce que Jake doit faire, c’est lui demander conseil, sans quoi il n’interviendra pas.

« J’ai probablement attendu qu’il ait 12 ans avant de lui montrer ma bague de la Coupe Stanley », confie Curtis. « J’ai essayé de mettre le moins possible l’accent sur ce que j’ai accompli dans ma carrière. Je n’ai pas besoin d’essayer de l’épater avec ça ou de lui montrer ce que j’ai réussi. Je veux seulement qu’il soit lui-même et qu’il n’ait pas à se dire qu’il faudrait qu’il soit comme son père. »

« Je sais qu’il n’est pas comme ça et c’est ce que j’aime de Jake (sur la glace). Il n’essaie pas d’imiter ce que j’ai fait. »

Tandis que son père s’efforce de rester en coulisses, Jake est occupé à forger son propre chemin au hockey. La recrue des Pats de Regina de la WHL vit présentement une autre étape de sa carrière, soit celle de participer au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans 2015, à Dawson Creek et Fort St. John, C.-B.

« Ça permet de se comparer aux autres joueurs de son groupe d’âge », lance Jake, âgé de 16 ans, qui affirme que Saskatoon, Sask, est sa ville. « Cette expérience vous fait réaliser ce que vous avez besoin d’améliorer et d’être le meilleur possible. »

Et Curtis dit la même chose à propos de son expérience au tournoi de 1986.

« C’était la première fois que je prenais l’avion pour me rendre à un tournoi dans le coin de Montréal », affirme-t-il. « Je me souviens que nous avions affronté les Suédois et que je n’avais pas vraiment bien joué. Ce tournoi m’a vraiment ouvert les yeux. J’ai également pu mesurer à quel point je devais devenir bon en fonction du niveau des autres joueurs. Cela m’a poussé vers le prochain niveau. »

S’il y a une similitude qui unit les Leschyshyn, c’est le travail ardu.

Curtis a dirigé Jake la saison dernière avec les Blazers de Saskatoon de la Ligue de hockey midget AAA de la Saskatchewan, s’occupant cependant des défenseurs, et a surtout été fier de la grande détermination de son fils.

C’est le seul message que Curtis et sa femme, Laura, une ancienne joueuse de basketball de l’Université de la Saskatchewan, partagent.

« Nous savons tous qu’il y a une tonne de joueurs talentueux dans le hockey d’aujourd’hui. Mais vous devez vous démarquer quelque part », fait remarquer Curtis. « L’éthique de travail est mise de l’avant par Jake à chaque match. »

« Je n’arrive pas à me souvenir d’une journée, quand il était jeune, que j’ai eu à lui dire de travailler plus fort. Parfois, je devais lui dire de réduire un peu la cadence. »

Jake a commencé à jouer au hockey au Colorado. Les Leschyshyn, avec Jake et ses deux sœurs plus jeunes, ont resté là après que Curtis a essayé, sans succès, de reprendre sa carrière dans la LNH en 2005, après le lock-out.

Jake a joué dans la même équipe que le fils de l’ancien défenseur de la LNH et médaillé d’or olympique de 2002, Adam Foote. Le joueur de centre de l’Avalanche Matt Duchene a également vécu chez les Leschyshyn pendant quelque temps.

Même si Jake est né en Caroline du Nord, quand Curtis portait les couleurs des Hurricanes, certains de ses premiers souvenirs au hockey se sont forgés au nord de la frontière.

Curtis a fini sa carrière professionnelle avec les Sénateurs d’Ottawa et amenait parfois son fils à l’aréna lors des journées de congé ou des séances d’entraînement optionnelles.

Jake avait à peine l’âge pour fréquenter l’école, mais Curtis croit que les leçons apprises des Radek Bonk, Marian Hossa, Martin Havlat, Daniel Alfredsson, Wade Redden et Zdeno Chara sont restées gravées dans sa mémoire.

« Il a pris de petites habitudes à savoir comment se préparer avant un entraînement ou quoi faire dans le gymnase lors des journées de congé », mentionne Curtis. « Il n’a assurément pas tout appris de moi. Je ne voudrais pas prendre tout le crédit parce que plusieurs personnes ont influencé Jake d’une façon ou d’une autre. »

Et c’est pourquoi Curtis ne se mêle pas trop de la carrière de hockey de Jake.

« Il laisse mes entraîneurs à Regina diriger », lance Jake. « Il vient me voir de temps à autre après les matchs pour me faire part de quelques trucs qu’il a remarqués en regardant mes matchs et comment je peux m’améliorer. Ce ne sont que des petites choses, rien de majeur. »

Il préfère rassurer Jake de rester calme avec la rondelle.

Même si Jake n’a que trois aides en 16 parties avec les Pats cette saison, Curtis ne sent pas le besoin de le bombarder de commentaires constructifs.

« Il a de meilleures mains que j’en avais. Il peut marquer plus que ce que j’ai réussi à faire », mentionne Curtis. « Sur le plan offensif, il est plus habile que je l’ai été même en tant que joueur professionnel. »

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