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Des modèles bien réels

Véritables ambassadrices de leur sport, Courtney Birchard-Kessel, Tara Watchorn et Stefanie McKeough sont passées à l’histoire en formant la première équipe d’entraîneuses entièrement féminine du programme des M18

Jonathan Yue
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24 September 2022

Sur la glace, l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada a balayé ses trois matchs contre les États-Unis pour la première fois depuis 2007 dans le cadre de sa série estivale. Mais derrière le banc, une autre page d’histoire a été écrite grâce au personnel d’entraîneuses.

L’entraîneuse-chef Courtney Birchard-Kessel et ses adjointes Stefanie McKeough et Tara Watchorn ont formé la première équipe d’entraîneuses entièrement féminine de l’histoire du programme féminin des M18 du Canada. Sans négliger l’importance de la performance contre les Américaines, il reste que l’impact de la série sur l’essor du hockey féminin va bien au-delà de la patinoire.

« Il y a un bel élan en ce moment pour les femmes qui s’impliquent dans l’entraînement, soutient Watchorn. Grâce à des pionnières comme Hayley Wickenheiser et Caroline Ouellette, on a le plaisir de voir des femmes qui s’investissent comme entraîneuses, et c’est maintenant possible d’en faire une carrière, alors que c’était extrêmement difficile d’y parvenir auparavant. J’aime vraiment voir cette transition où une génération de joueuses qui ont fait carrière au hockey peut maintenant aspirer à décrocher un poste en entraînement. »

S’ajoute à cette réalisation le fait que les trois membres du personnel d’entraîneuses sont des anciennes du programme national féminin qui ont foulé la glace ensemble lors de différents camps et événements au fil des 15 dernières années. Elles ont notamment goûté à l’or avec l’équipe nationale féminine de développement du Canada à la Coupe MLP 2011, le seul événement où elles ont représenté leur pays au sein d’une même équipe.

Ensemble, les trois ont un bagage de 183 matchs sur la scène internationale. Birchard-Kessel a pris part à trois éditions du Championnat mondial féminin de l’IIHF, gagnant l’or en 2012, Watchorn est devenue une médaillée d’or olympique en 2014, en plus de participer trois fois au Mondial féminin, et McKeough faisait partie de la formation canadienne au Championnat mondial féminin des M18 2009 de l’IIHF.

Ces retrouvailles derrière le banc pour le programme national revêtent ainsi une couleur particulière pour les trois hockeyeuses.

« Nos trois parcours se sont croisés tellement souvent pendant nos carrières de joueuses, et nous avons beaucoup d’expériences et de valeurs apprises en cours de route que nous partageons, raconte Watchorn. Dans le cas des M18, elles sont plutôt jeunes et, pour bon nombre d’entre elles, il s’agit d’une initiation au milieu de la haute performance. Donc, on est en mesure de comprendre ces sources d’anxiété et d’en tenir compte. On leur dit de simplement se concentrer sur l’instant présent et de profiter du temps qu’elles passent avec leurs coéquipières, car ça ne fait que les rendre meilleures. »

Watchorn a toujours voulu être entraîneuse. Déjà, au cours de son illustre carrière de joueuse, marquée par les Jeux olympiques, le Mondial féminin et une conquête de la coupe Clarkson avec les Blades de Boston dans la LCHF en 2015, Watchorn savait qu’elle souhaitait transmettre ses expériences positives vécues au hockey.

« Je suis tellement chanceuse d’avoir pu m’imprégner de cultures et m’inspirer d’équipes qui ont véritablement changé ma vie », affirme l’entraîneuse native de Newcastle, en Ontario, qui est la toute première pilote du programme féminin au Collège Stonehill, « et je souhaite donc recréer de tels environnements et de telles cultures pour d’autres jeunes femmes qui peuvent cheminer, être inspirées, repousser leurs limites et devenir des meneuses capables de faire leur marque. »

Jouer au hockey ne mène pas forcément à un parcours en entraînement, mais c’est une transition qui finit parfois par s’opérer à force de baigner dans le milieu. Après avoir accroché ses patins à la suite d’une carrière collégiale de cinq ans à l’Université du Wisconsin (où elle a remporté le titre national de la NCAA en 2011), McKeough ne s’attendait aucunement à ce que ce soit l’entraînement qui finisse par occuper ses temps libres.

Mais son parcours de joueuse l’a menée en Suède, où elle a eu la piqûre après avoir été initiée à ce travail. À ce jour, McKeough se dit encore surprise de se présenter à l’aréna à titre d’entraîneuse à temps plein.

« Les joueuses de hockey sont d’abord et avant tout des humains, explique la native de Carlsbad Springs, en Ontario. J’ai appris grâce à l’entraînement qu’il faut d’abord aider la personne avant d’aider la joueuse, et le fait de pouvoir soutenir les autres est un aspect qui me motive chaque jour à l’aréna. »

Entraîneuse adjointe à l’Université d’Ottawa, McKeough a l’occasion d’apprendre d’entraîneuses vétéranes d’U SPORTS comme Vicky Sunohara (Toronto), Rachel Flanagan (Guelph) et Chelsea Grills, l’entraîneuse-chef des Gee-Gees, des femmes qu’elle côtoie au quotidien dans le cadre de son travail. Elles ont servi d’exemples à McKeough d’abord pendant qu’elle était joueuse, puis maintenant dans son rôle d’entraîneuse.

« En fait, Vicky a été l’une de mes entraîneuses à mon premier camp des M18, et Rachel était entraîneuse adjointe lors de l’une de mes années au sein de l’équipe des moins de 22 ans. Maintenant que je travaille à leurs côtés, je suis à même d’apprécier encore plus ce qu’elles accomplissent comme entraîneuses.

« En ayant des modèles bien réels, j’ai pu continuer à développer ces liens avec d’autres entraîneuses et les joueuses. »

La croissance et la visibilité des femmes en entraînement et dans des postes de leadership ne font que prendre de l’ampleur. Pas plus tard que cet été, l’ancienne de Hockey Canada Jessica Campbell a été embauchée à titre d’entraîneuse adjointe par les Firebirds de Coachella Valley dans l’AHL, Laura Fortino, qui a connu une longue carrière de défenseure avec l’équipe nationale, a obtenu le même rôle pour les Bulldogs de Hamilton dans l’OHL, et les médaillées d’or olympiques de 2022 Marie-Philip Poulin et Rebecca Johnston ont accepté des postes de développement des joueurs respectivement avec les Canadiens de Montréal et les Flames de Calgary.

« Un leadership diversifié n’a pas de prix, soutient Watchorn. C’est essentiel de pouvoir profiter des différents bagages de chacun et tisser des liens avec les joueuses. Ça prend des modèles bien réels. »

Le Canada fait un retour sur la plus haute marche du podium au Championnat mondial des M18 2024 de l’IIHF

Les Canadiens ont inscrit trois buts en avantage numérique en troisième période pour gagner une première médaille d’or depuis 2021

NR.031.24
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05 May 2024

ESPOO, Finlande – L’équipe nationale masculine des moins de 18 ans du Canada a orchestré une remontée épique pour gagner sa cinquième médaille d’or, une première depuis 2021, au Championnat mondial des M18 2024 de l’IIHF, pour vaincre les États-Unis 6-4 au Metro Areena dimanche.

Tij Iginla (Lake Country, BC/Kelowna, WHL) a inscrit le but de la victoire à 14 min 19 s du troisième tiers. Il s’agissait du troisième but de suite du Canada en avantage numérique pendant une punition majeure de cinq minutes pour mise en échec à la tête.

Le Canada tirait de l’arrière 3-2 à mi-chemin au troisième vingt quand Gavin McKenna (Whitehorse, YT/Medicine Hat, WHL) a amorcé une remontée avec son deuxième de la partie, créant l’égalité 3-3. Un peu plus de trois minutes après, Cole Beaudoin (Kanata, ON/Barrie, OHL) a procuré une première avance aux Canadiens. McKenna a scellé l’issue du match en marquant dans un filet désert pour compléter son tour du chapeau et obtenir son 10e but du tournoi, ce qui lui a permis d’établir un record canadien pour le plus haut total de buts en une édition du tournoi. Il a également accumulé 20 points, soit le plus haut total par un Canadien en une même édition du Mondial masculin des M18.

« Évidemment, on ne peut y arriver seul. Je jouais sur un trio incroyable et au sein d’une équipe magnifique », a déclaré McKenna. « Je n’aurais pas pu le faire sans eux, il y a tellement de gars ici qui se sont levés quand on en avait besoin et ça a fini par fonctionner. Il n’y a jamais eu de doute dans notre vestiaire. Nous avons noué des amitiés qui dureront pendant toute notre vie. Les États-Unis ont vraiment bien joué, mais leur punition nous a vraiment aidés, nous avons travaillé sur notre jeu de puissance tout au long du tournoi, et ça a été la clé de notre victoire. »

Les États-Unis avaient pris l’avance lors de la dernière minute de la première période avant de voir Ryder Ritchie (Kelowna, BC/Prince Albert, WHL) créer l’égalité avec son quatrième but de la compétition au deuxième engagement. En retard par deux buts plus tard dans le duel, le Canada a profité d’un tir du revers de McKenna contre le cerbère américain Nick Kempf qui a permis de réduire l’écart à 3-2.  

Carter George (Thunder Bay, ON/Owen Sound, OHL) a encore une fois fait sentir sa présence, multipliant les arrêts spectaculaires, dont un à la ligne des buts contre James Hagen en fin de deuxième période. Il a été nommé Meilleur gardien de but du tournoi à la suite d’une performance de 31 arrêts en finale.

« Je n’ai pas de mots pour bien exprimer ce qu’il a fait pour nous, Georgie est incroyable », a lancé McKenna. « Il nous a gardés dans le match du début à la fin. Il a sauvé la mise à l’occasion dans le tournoi et c’est une personne et un joueur remarquable, son potentiel est énorme. » 

« On dit que la hargne est ce qui tient une équipe. Nous en avions grand besoin pour tenir le coup en deuxième période », a exprimé l’entraîneur-chef Gardiner MacDougall (Bedeque, PE/Université du Nouveau-Brunswick, SUA). « Il y a la hargne, mais il y a aussi la résilience, et cette équipe en a fait beaucoup preuve. Nous avons également fait preuve d'initiative (avec le pointage et le jeu de puissance en troisième période) et de ténacité. Tout ça est un témoignage de la hargne qui habite ce groupe. En regardant ce match, vous avez probablement pensé à certains moments qu’il n’y avait plus d’espoir pour nous, mais George nous a permis de rester dans le coup. Nous nous faisons une fierté de dire que plus longtemps nous jouons dans un tournoi, meilleurs nous devons être, et ça a paru aujourd’hui. Ça prouve que ce groupe a du caractère. »

Après la partie, George, McKenna et Porter Martone (Peterborough, ON/Mississauga, OHL) ont été nommés à l’équipe des étoiles des médias.

Le sommaire complet du match est affiché au HockeyCanada.ca.

Le Canada a connu un parcours parfait au tournoi, battant la Suède, la Tchéquie, la Suisse et le Kazakhstan en ronde préliminaire, dominant ses adversaires 31-7. Il a confirmé sa participation au match pour la médaille d’or en l’emportant 4-0 contre la Lettonie en quart de finale, puis en signant une victoire de 5-4 face à la Suède en demi-finale.

Depuis 2002, le Canada a remporté cinq médailles d’or (2003, 2008, 2013, 2021, 2024), une d’argent (2005) et quatre de bronze (2012, 2014, 2015 et 2023) au Championnat mondial des M18 de l’IIHF.

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Kaylee Grant instructs a group of young girls on the ice at the One For All event in Yellowknife.

Laisser sa marque dans le Nord

Figure marquante du hockey féminin dans les territoires, Kaylee Grant n’hésite jamais à donner de son temps bénévolement pour offrir plus d’occasions aux femmes et aux filles

Katie Brickman
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14 April 2024

Dès son arrivée à Yellowknife, Kaylee Grant s’est empressée de se trouver une équipe de hockey.

L’ingénieure d’exploitation y était pour un mandat d’un an en vue d’acquérir de l’expérience dans son domaine. Douze ans plus tard, elle vit toujours dans les Territoires du Nord-Ouest. Et si elle a choisi d’y élire domicile, le hockey y est certainement pour quelque chose.

« On tend souvent à chercher nos repères, et le sport en était un pour moi, décrit Grant. Se joindre à une équipe sportive, c’est aussi se faire un cercle d’amies. On fait partie d’un groupe où l’on se sent acceptée, où toutes sont unies par un but et un intérêt communs. À mon arrivée dans le Nord, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour rencontrer des gens, d’où l’idée de tenter ma chance à l’aréna. »

C’est sur les patinoires que Grant a passé la majeure partie de sa jeunesse à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Il faut dire que le hockey est roi et maître dans sa ville natale, où l’enthousiasme de la population pour ses équipes junior A, junior B et universitaire est toujours palpable. Cette passion collective pour le sport est ce qui explique l’importance du hockey dans la vie de Grant.

« Le hockey prenait toute la place. On sentait l’appui de la communauté pour nos équipes. Les arénas étaient toujours pleins, l’ambiance était électrisante. »

Grant a fait son hockey mineur en Nouvelle-Écosse avant de s’installer à Terre-Neuve-et-Labrador, où elle a évolué avec l’équipe de l’Université Memorial. Puis, à 23 ans, elle plie bagage et prend la direction de Yellowknife. Elle se doutait bien qu’elle retrouverait le même esprit de communauté dans un aréna.

« Rien ne favorise les nouvelles rencontres autant que le sport. Quand on vient d’ailleurs, il n’y a pas meilleur moyen. En rejoignant une équipe de hockey, je me créais d’emblée un petit réseau de gens aux intérêts similaires, plus ou moins du même âge. Et puis, il y a tant de possibilités dans le Nord pour se développer, que l’on s’intéresse à l’entraînement ou au mentorat ou que l’on souhaite parfaire notre jeu sur la glace. Ça m’a beaucoup aidée. »

La passion de Grant pour le sport ne se limitait pas à sa qualité de joueuse, elle qui a su trouver d’autres voies pour élargir ses connaissances lorsqu’elle était encore en Nouvelle-Écosse. C’est à titre de coordonnatrice hors glace avec l’équipe féminine des moins de 18 ans des Bulldogs d’Antigonish qu’elle a fait ses débuts en entraînement.


Kaylee Grant smiles as she skates with a young player on the ice.

Grant a obtenu la certification d’évaluation après avoir suivi les formations Développement 1 et Haute performance 1. D’autres formations et certifications en entraînement ont suivi au fil des ans, toujours dans une optique de perfectionnement et d’implication communautaire.

« De voir l’essor continu du hockey féminin, c’est ce qui me motive. J’adore voir la progression de mes joueuses. Les voir se développer et évoluer comme personnes. Et quand elles décident de s’impliquer comme entraîneuses, je suis comblée. »

La philosophie de Grant derrière le banc? Nourrir la passion des joueuses pour le sport, montrer l’exemple et créer un milieu positif pour les femmes et les filles.

L’entraînement et l’accompagnement des filles sont des aspects que Grant a à cœur. Pour elle, la voie la plus efficace pour faire évoluer les choses était d’agir à un plus haut niveau, notamment en jouant le rôle de personne-ressource pour inciter davantage de joueuses à s’intéresser à l’entraînement. C’est d’ailleurs ce qui l’a menée à travailler avec Hockey Nord et le programme des formatrices de responsables du développement des entraîneuses de Hockey Canada, qui vise à éliminer les obstacles à la formation des entraîneuses.

« Kaylee a connu tout un parcours, elle qui a été bénévole à pratiquement tous les niveaux et qui s’implique de plus en plus dans la formation d’entraîneuses et en tant qu’instructrice », souligne Kyle Kugler, directeur administratif de Hockey Nord et ami proche de Grant. « C’est une excellente ambassadrice de notre sport qui sait comment mettre à profit son propre vécu pour aider d’autres entraîneuses dans leur développement. »

En tant qu’entraîneuse bénévole, Grant a connu des moments forts avec ses équipes, notamment à titre d’entraîneuse-chef lors des Jeux d’hiver de l’Arctique et des Jeux d’hiver du Canada et en tant qu’entraîneuse adjointe d’Équipe Nord au Championnat national autochtone de hockey.

« J’ai eu tellement d’occasions grâce à Hockey Nord, reprend Grant. Cet appui a eu un énorme impact sur mon parcours comme entraîneuse. Que de beaux moments passés avec ces équipes des territoires. J’ai fait le choix de rester ici, et c’est en grande partie en raison de ces expériences et des occasions en entraînement. C’est plaisant de savoir que nous avons toujours la possibilité de progresser, d’aller plus loin. »

Grant était aussi parmi les principales bénévoles lors de la toute première célébration Ensemble pour elles tenue à Yellowknife en février. L’événement de quatre jours destiné aux femmes et aux filles de partout aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut proposait entre autres des stages pour gardiennes de but, des jeux dirigés sur glace et diverses activités hors glace. Née d’un partenariat entre Hockey Canada et Hockey Nord, l’initiative se veut une célébration du sport en soutien au hockey local dans le Nord.

« Kaylee est l’une des coresponsables dans la région, alors quand nous avons décidé de lancer cette initiative à Yellowknife, qu’elle en fasse partie allait de soi », explique Katie Greenway, responsable du hockey féminin à Hockey Canada. « Fidèle à ses habitudes, elle a saisi la balle au bond et s’est investie pleinement. Des gens comme elle, qui s’impliquent autant pour leur communauté et pour leur sport, c’est précieux. »

S’impliquer comme Grant le fait en entraînement, c’est dans sa nature. Elle le fait pour les autres, pour que les femmes prennent encore plus leur place dans le sport. Et jamais dans le but d’en retirer elle-même quelque chose.

« Cela fait quelques années maintenant que je connais Kaylee, et je sais à quel point elle est occupée, poursuit Greenway. Pourtant, elle ne dit jamais non. Et elle aide non pas pour qu’on l’encense, mais bien par bonté de cœur, toujours le sourire aux lèvres. C’est une personne formidable qui a un impact positif sur chaque personne qu’elle croise. »

L’impact de Grant sur le hockey dans le Nord, que ce soit à titre d’entraîneuse, de mentore ou de coéquipière, elles sont nombreuses à l’avoir ressenti au cours des 12 dernières années. Mais la principale intéressée préfère remettre les choses en perspective.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai eu une grande influence sur le hockey féminin dans le Nord. Je ne suis qu’une infime partie de tout ce qui est en train de bouger dans cette partie du pays depuis la dernière décennie. J’aime à penser que j’ai aidé à former d’autres entraîneuses, et que j’ai donné le bon exemple dans mon parcours. S’il s’avère que j’ai eu un impact, ç’aura été en incitant les joueuses à se tourner vers l’entraînement. Mais ça reste un travail collectif – tout le monde qui participe aura laissé sa marque sur le hockey féminin. »

Pour Kyle Kugler, seul administrateur de Hockey Nord, la présence de bénévoles comme Kaylee est essentielle à son travail et au développement des joueuses.

« Les bénévoles jouent un rôle crucial dans toute programmation offerte aux petites communautés dans le Nord, conclut-il. Kaylee en fait encore plus que nous ne le pensons. Les entraîneuses et entraîneurs ont une grande influence sur les équipes et les athlètes. Kaylee est un modèle positif et une fière porte-parole du hockey féminin qui donne de son temps sans compter les heures. Une bénévole qui a le cœur sur la main. »

Vous aimeriez vous impliquer derrière le banc? Rendez-vous au HockeyCanada.ca/Entraineurs ou communiquez avec votre association de hockey locale, ou encore, avec votre membre régional, provincial ou territorial de Hockey Canada.

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Le Canada gagne la médaille de bronze au Championnat mondial féminin des M18 2024 de l’IIHF

Stonehouse, Primerano et Kraemer marquent deux buts chacune dans un gain du Canada face à la Finlande

NR.003.24
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14 January 2024

ZOUG, Suisse L’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada a gagné la médaille de bronze au Championnat mondial féminin des M18 de l’IIHF, grâce à un triomphe de 8-1 aux dépens de la Finlande dimanche au Bossard Arena.

Caitlin Kraemer (Waterloo, ON/Waterloo, M22 élite de l’OWHA), Chloe Primerano (North Vancouver, BC/RHA Kelowna, CSSHL) et Abby Stonehouse (Blenheim, ON/Waterloo, M22 élite de l’OWHA) ont marqué deux buts chacune pour donner le ton en attaque.

Kraemerest devenue la meilleure pointeuse de l’histoire de l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada avec 35 points (26-9—35), surpassant Marie-Philip Poulin et Jessica Campbell, tandis que Primerano, qui a également ajouté une aide à sa fiche, a terminé la partie avec 16 points (8-8—16), établissant les records de points par une Canadienne et de points par une défenseure lors d’une même édition du tournoi.

Campbell (15 points en 2010) et Brigette Lacquette (13 points en 2010) détenaient les deux records battus par Primerano.

« Ce groupe est incroyable, je suis tellement fière de la façon dont nous avons rebondi, a lancé Kraemer. Évidemment, cette médaille n’a pas la couleur que nous voulions, mais nous n’allons pas prendre à la légère le fait que nous avons gagné une médaille à un championnat mondial. Plusieurs équipes aimeraient être à notre place aujourd’hui, et nous en sommes bien conscientes. Je suis fière de nous. »

Mackenzie Alexander (Toronto, ON/Etobicoke, M22 élite de l’OWHA) etMaxine Cimoroni (Toronto, ON/Mississauga, M22 élite de l’OWHA)ont été les autres buteuses, tandis que Makayla Watson (Brooks, AB/RHA Kelowna, CSSHL) a obtenu deux aides.

« La seule occasion que nous avions après notre revers en demi-finale, c’était de finir le tournoi sur une bonne note », a exprimé l’entraîneuse-chef Tara Watchorn (Newcastle, ON/Université de Boston, HE) . « Nous avions aujourd’hui une autre chance de représenter notre pays avec fierté. Nous avons fait de l’excellent travail à cet égard. »


Rosalie Breton (Saint-Bernard, QC/Limoilou, CÉGEP), Sienna D’Alessandro (Pointe-Claire, QC/Collège John-Abbott, CÉGEP) , Gracie Graham (Kelowna, BC/RHA Kelowna, CSSHL), Morgan Jackson (Courtenay, BC/Shawnigan Lake School, CSSHL), Jessica MacKinnon (Clark’s Harbour, NS/Collège Ridley, M22 élite de l’OWHA) , Emma Venusio (Toronto, ON/Etobicoke, M22 élite de l’OWHA) et Stryker Zablocki (Prince Albert, SK/Regina, SFU18AAAHL) ont chacune récolté une aide.

Rhyah Stewart (Antigonish, NS/Cap-Breton Ouest, NSU18MHL)a stoppé 11 rondelles pour obtenir un troisième gain dans le tournoi.

« Cette victoire en dit tellement sur le caractère des joueuses dans notre vestiaire, a mentionné Stonehouse. Nous avons composé avec cette adversité du mieux qu’on a pu et nous avons démontré au reste du monde ce que nous étions capables d’accomplir aujourd’hui, et je suis bien fière des filles de l’équipe. »

Après la rencontre, D’Alessandro, Kraemer et Primerano ont été nommées les trois meilleures joueuses du Canada au tournoi par le personnel entraîneur de l’équipe.

Le Championnat mondial féminin des M18 2025 de l’IIHF se déroulera à Vantaa, en Finlande, du 5 au 12 janvier 2025.

Pour de plus amples renseignements sur Hockey Canada et l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada, veuillez consulter le HockeyCanada.ca , ou suivre les médias sociaux sur Facebook , X et Instagram , et utiliser le mot-clic #MondialFémininM18.


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Canada c. Finlande

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Finlande

Dimanche 14 janvier | 9 h HE | Zoug, Suisse | Bronze

Shannon Coulter
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14 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. FINLANDE (14 JANV.)

C’est jour de remise de médailles au Championnat mondial féminin des M18 2024 de l’IIHF, et pour l’occasion, l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada affronte la Finlande au match pour la médaille de bronze.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a subi une défaite de 4-2 contre la Tchéquie lors d’une demi-finale serrée samedi. Chloe Primerano a permis au Canada de réduire l’écart à un but en deuxième période, Stryker Zablocki a créé l’égalité tôt au troisième vingt, et le Canada a dominé la Tchéquie 47-12 au chapitre des tirs, mais la troupe canadienne a raté sa tentative de jouer pour l’or pour seulement la deuxième fois de l’histoire à ce tournoi.

Les Finlandaises ont subi un revers par le même pointage de 4-2 face aux Américaines en demi-finale. Tinja Tapani et Nelly Andersson ont fait mouche au deuxième vingt pour garder le pointage serré, et Kerttu Kuja-Halkola a fait 40 arrêts pour la Finlande, qui est en quête d’une deuxième médaille de bronze au cours des trois dernières années et d’une quatrième au total.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Les Canadiennes ont conclu leur ronde préliminaire mardi, vainquant la Finlande au compte de 10-0 pour s’assurer de la tête du groupe A. Chloe Primerano et Caitlin Kraemer ont marqué à sept secondes d’intervalle au premier tiers pour donner au Canada une avance de 2-0. Elles ont ainsi égalé un record pour les deux buts les plus rapides dans l’histoire du tournoi. Sienna D’Alessandro, Reese Logan et Primerano en ont rajouté en période médiane, puis l’équipe canadienne a ouvert les vannes, inscrivant pas moins de cinq buts en troisième. Primerano est devenue la première défenseure à réussir un tour du chapeau au Mondial féminin des M18 et Kraemer a elle aussi inscrit trois buts. Hannah Clark a bloqué sept tirs pour signer le jeu blanc.

À surveiller

Primerano continue d’impressionner à son premier championnat mondial. Avec son but en supériorité numérique en demi-finale, le produit de North Vancouver, en Colombie-Britannique, est maintenant à égalité avec Brigette Lacquette pour le plus grand nombre de points par une défenseure dans une édition du Mondial féminin des M18 (un record établi par la défenseure canadienne Lacquette en 2010). L’athlète de 17 ans est la meilleure pointeuse du tournoi avec une récolte de six buts et sept aides en cinq parties.

Troisième dans la colonne des meilleures pointeuses du tournoi, la Finlandaise Emma Ekoluoma a été formidable jusqu’ici. Elle a obtenu deux tours du chapeau consécutifs en début de tournoi, et elle a maintenant 10 points (7-3—10) en cinq rencontres. L’athlète de 17 ans a été formidable jusqu’à présent avec Kärpät dans la Naisten Liiga, la meilleure ligue féminine en Finlande, récoltant 12 buts et 22 points en 23 matchs.

Rétrospective

Comme le programme finlandais continue de s’améliorer, les matchs entre les deux équipes au Mondial féminin des M18 sont devenus beaucoup plus serrés au cours des dernières années. Ce sera le 15eaffrontement entre le Canada et la Finlande à cet événement.

Au tout premier affrontement entre les deux pays lors du tournoi inaugural à Calgary en 2008, le Canada a profité de performances de cinq points de Laura Fortino (1-4—5) et Natalie Spooner (0-5—5), ainsi que de trois buts de Marie-Philip Poulin dans un gain de 17-0. Jamais le Canada n’a marqué autant de buts à nouveau dans un match du Mondial féminin des M18.

La Finlande a vaincu le Canada 2-0 au match d’ouverture du tournoi de 2022, mais en demi-finale, les Canadiennes ont répliqué avec une victoire de 2-1 grâce aux buts de Jade Iginla et Madison Chantler, puis l’an dernier, il a fallu un but en prolongation d’Alex Law pour permettre au Canada de l’emporter 3-2 en demi-finale.

Fiche de tous les temps : Le Canada mène 13-1 (1-0 en PROL.)
Buts pour le Canada : 84
Buts pour la Finlande : 8

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Canada c. Tchéquie

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Tchéquie

Samedi 13 janvier | 9 h HE | Zoug, Suisse | Demi-finale

Shannon Coulter
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13 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. TCHÉQUIE (13 JANV.)

Ce sont les demi-finales samedi au Championnat mondial féminin des M18 2024 de l’IIHF, et l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada a rendez-vous avec la Tchéquie au Bossard Arena, avec une place au match pour la médaille d’or à l’enjeu.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a croisé le fer avec l’équipe locale en quart de finale, éliminant la Suisse 6-0 afin de se qualifier pour les demi-finales. Sienna D’Alessandro a marqué deux fois, ce qui lui donne maintenant sept buts dans le tournoi. Gracie Graham a inscrit un but et deux aides, tandis que Maxine Cimoroni, Morgan Jackson et Caitlin Kraemer ont complété le pointage. Chloe Primerano a récolté trois passes, et Rhyah Stewart a réalisé trois arrêts pour signer son premier blanchissage sur la scène internationale.

Les Tchèques ont affronté les Suédoises dans le premier quart de finale, s’imposant 4-2 pour accéder au carré d’as. Isabelle Leijonhielm a permis à la Suède de prendre l’avance tôt dans la rencontre, mais Adela Sapovaliova et Tereza Plosova ont répliqué pour la Tchéquie, qui a pris les devants 2-1 après la première période. La Suédoise Ella Hellman a créé l’égalité en troisième période, avant que Sapovaliova et Linda Vocetkova ne ferment les livres et confirment la victoire des Tchèques.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Il y a moins d’une semaine, dimanche, le Canada a vaincu la Tchéquie 8-1 pour un deuxième gain en deux jours. Les Canadiennes ont marqué trois buts en désavantage numérique, un sommet, dont deux par Abby Stonehouse, qui a également ajouté trois aides dans une performance de cinq points. Caitlin Kraemer a fait mouche à deux reprises, établissant un autre record de buts et, ce faisant, a surpassé Marie-Philip Poulin pour le plus grand nombre de buts marqués par une Canadienne au Mondial féminin des M18. Jackson, Emma Venusio et Mackenzie Alexander ont été les autres buteuses de la rencontre. Stewart a bloqué 23 tirs à ses débuts dans le tournoi.

À surveiller

Le Canada ayant connu plusieurs festivals offensifs et n’ayant accordé qu’un seul but, plusieurs représentantes de l’unifolié ont le potentiel d’établir de nouveaux records au tournoi. Primerano (5-7—12) est à deux points d’obtenir le plus grand nombre de points pour une défenseure en une édition du Mondial féminin des M18. Caitlin Kraemer (8-0—8) est à trois buts de battre la marque canadienne pour un seul tournoi, qu’elle avait elle-même établie l’an dernier. Devant le filet, Hannah Clark est à égalité avec les gardiennes américaines Sidney Peters et Alex Cavallini pour le plus grand nombre de jeux blancs au tournoi (5).

Du côté de la Tchéquie, Adela Sapovalivova et Tereza Plosova forment toujours un duo dynamique. En quatre matchs chacune, Sapovaliova a obtenu sept buts et une passe, tandis que Plosova a inscrit un but et six passes. Les deux joueuses étaient de l’équipe médaillée de bronze de la Tchéquie au Championnat mondial féminin 2023 de l’IIHF à Brampton, en Ontario, et Sapovalivova a également remporté le bronze au Mondial féminin 2022 à Calgary, en Alberta.

Rétrospective

Ce duel de demi-finale constituera le huitième affrontement entre les deux nations au Mondial féminin des M18. Le Canada a eu l’ascendant lors des sept premières confrontations, ne concédant que cinq buts au passage.

C'est la deuxième rencontre des deux équipes en ronde éliminatoire. Au tournoi de 2018 à Dmitrov, en Russie, Courtney Correia, Willow Slobodzian et Courtney Kollman avaient marqué en deuxième période, et le Canada l’avait emporté 3-1 pour passer en demi-finale.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 7-0
Buts pour le Canada : 58
Buts pour la Tchéquie : 5

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Canada c. Suisse

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Suisse

Jeudi 11 janvier | 11 h HE | Zoug, Suisse | Quart de finale

Shannon Coulter
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11 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. SUISSE (11 JANV.)

Match sans lendemain au Championnat mondial féminin des M18 2024 de l’IIHF pour l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada, qui affronte la Suisse, pays hôte du tournoi, jeudi en quart de finale au Bossard Arena.

Dernier match de chaque équipe

Les Canadiennes ont conclu un parcours sans faute en ronde préliminaire mardi, vainquant la Suède au compte de 10-0 pour s’assurer de la tête du groupe A. Chloe Primerano et Caitlin Kraemer ont marqué à sept secondes d’intervalle au premier tiers pour donner au Canada une avance de 2-0. Elles ont ainsi égalé un record pour les deux buts les plus rapides dans l’histoire du tournoi. Sienna D’Alessandro, Reese Logan et Primerano en ont rajouté en période médiane, puis l’équipe canadienne a ouvert les vannes, inscrivant pas moins de cinq buts en troisième. Primerano est devenue la première défenseure à réussir un tour du chapeau au Mondial féminin des M18. Kraemer a elle aussi touché la cible à trois occasions, et Hannah Clark a repoussé sept tirs pour signer le jeu blanc.

Les Suisses ont disputé quant à elles leur dernier match de la ronde préliminaire hier contre la Slovaquie, subissant un revers de 2-1. Nela Lopusanova a donné les devants aux Slovaques tôt dans la rencontre, avant de voir Sonja Inkamp niveler la marque sur le jeu de puissance en deuxième. Malgré un avantage de 31-27 pour la Suisse au chapitre des tirs au but, ce sont les Slovaques qui ont fini par l’emporter grâce à Hana Krakorova, qui a trouvé le fond du filet après 61 secondes de jeu en prolongation, privant ainsi l’équipe hôte d’un premier gain dans le tournoi.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Le dernier affrontement entre les deux nations au Mondial féminin des M18 remonte à 2012. Les Canadiennes avaient vaincu les Suisses par la marque de 13-1 au premier match du tournoi à Zlin, en Tchéquie. Les Canadiennes avaient mis un peu plus de temps à s’imposer, elles qui détenaient une avance de 2-1 au premier entracte, mais l’offensive s’était vite mise en marche par la suite. Dix joueuses différentes avaient noirci la feuille de pointage, dont Catherine Dubois et Taylor Woods, qui avaient inscrit un tour du chapeau et un doublé respectivement. Emerance Maschmeyer avait quant à elle réalisé 25 arrêts dans la victoire.

À surveiller

Tout semble fonctionner en zone offensive pour les Canadiennes, qui profitent d’un apport impressionnant de la ligne bleue. Comme il est mentionné plus haut, Primerano est devenue mardi la première défenseure à réussir un tour du chapeau au Mondial féminin des M18. Forte d’une récolte de neuf points (5-4—9), elle occupe le premier rang des pointeuses du tournoi. Emma Venusio n’est toutefois pas bien loin. La capitaine présente une fiche d’un but et six mentions d’aide jusqu’ici, ce qui lui vaut le sixième rang.

Talina Benderer a joué avec brio devant le filet des Suisses dans la défaite en prolongation aux mains des Slovaques. La cerbère de 17 ans a effectué 25 arrêts dans la rencontre, ce qui s’ajoute aux 32 tirs qu’elle avait bloqués face à la Suède. Celle qui défend la cage de l’équipe féminine du HC de Davos en sera à sa deuxième édition du tournoi. L’an dernier, elle avait cumulé une fiche de 3-2, avec une moyenne de buts alloués de 1,25 et un pourcentage d’arrêts de 0,944.

Rétrospective

Il s’agira d’un quatrième duel entre les deux pays au Mondial féminin des M18. Le Canada détient un net avantage jusqu’ici.

Lors de leur première rencontre en 2009 à Füssen, en Allemagne, Casandra Langan avait fait scintiller la lumière rouge à quatre reprises, tandis que Jamie Lee Rattray y était allée d’un tour du chapeau dans une victoire de 16-1 des Canadiennes en lever de rideau. Au total, 16 des 18 patineuses avaient obtenu au moins un point pour Équipe Canada, qui avait dominé la Suisse 80-7 au chapitre des tirs au but.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 3-0
Buts pour le Canada : 38
Buts pour la Suisse : 3

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Chloe Primerano et Rhyah Stewart en action au Championnat mondial féminin des M18 2024 de l’IIHF, à Zoug, en Suisse.

Des joueuses qui pavent la voie

Tandis que des joueuses comme Chloe Primerano et Rhyah Stewart marquent l’histoire à un jeune stade de leur carrière, des portes s’ouvrent aux jeunes de la relève, qui peuvent tenter de les imiter

Shannon Coulter
|
10 January 2024

Parfois, les moments marquants d’une vie peuvent survenir dans les endroits les plus improbables… comme dans la voiture sur le chemin du retour de l’école.

C’est là qu’était Chloe Primerano lorsqu’elle a appris qu’elle avait été sélectionnée par les Giants de Vancouver au 13etour du Repêchage des espoirs 2022 de la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL), devenant ainsi la première patineuse à être repêchée dans la Ligue canadienne de hockey (LCH).

« J’avais entendu quelques rumeurs que ça pourrait arriver, mais je n’étais pas certaine que j’allais être réclamée, donc je ne voulais pas trop me faire d’attentes avec ça, confie Primerano. J’ai vu la nouvelle passer sur mon téléphone, puis j’ai reçu un appel du DG. C’était assez surréel de devenir la première à être repêchée. »

Des pionnières comme Hayley Wickenheiser, Manon Rhéaume et Cammi Granato ont ouvert des portes avant elle en réalisant des premières au hockey masculin. Au fil de l’évolution du hockey féminin, de plus en plus de joueuses inscrivent leur nom dans les livres d’histoire.

Un an après avoir établi ce fait d’armes, Primerano a réussi une autre première lorsqu’elle a participé au camp estival annuel des espoirs de l’agence Creative Artists Agency (CAA) à Los Angeles, devenant la première patineuse à y prendre part. Elle a sauté sur la glace avec des espoirs de premier plan, comme les médaillés d’or de la Coupe Hlinka-Gretzky Berkly Catton et Ryder Ritchie.

« C’était vraiment plaisant de me retrouver sur la patinoire avec tout le monde, lance-t-elle. Tous les joueurs présents étaient vraiment talentueux, donc j’ai aimé être poussée à me dépasser chaque jour. Ça n’a pas été facile, mais ça m’a assurément aidée. »

Chloe Primerano.

Primerano n’est pas la seule membre de l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada à avoir marqué l’histoire. La gardienne de but Rhyah Stewart a quant à elle participé à un match présaison avec les Eagles du Cap-Breton de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec, devenant la première femme à jouer pour les Eagles et la cinquième dans la Ligue canadienne de hockey (LCH).

Stewart était fébrile lorsqu’elle a appris la nouvelle de l’entraîneur-chef Louis Robitaille et de l’entraîneur des gardiens de but Blade Mann-Dixon.

« Je savais que c’était une occasion qui n’avait pas été souvent offerte à une femme, alors c’était vraiment un honneur de faire partie des rares élues, raconte-t-elle. J’avais hâte de voir comment j’allais me comporter dans un des grands moments de ma carrière. »

Ça s’est passé le 25 août. Stewart a joué 30 minutes contre les Wildcats de Moncton et a arrêté les 24 tirs auxquels elle a fait face. La jeune de 16 ans, originaire d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, a eu droit à une ovation debout du public lorsqu’elle a été retirée du match ainsi qu’au titre de première étoile de la rencontre.

De ce match historique, Stewart retient surtout l’appui des partisans et partisanes.

« L’aréna était pas mal plein pour un match hors concours, dit-elle. C’était pas mal cool de voir la réaction des gens lorsque j’ai quitté vers le banc, et tous les jeunes qui étaient sur place. »

Rhyah Stewart.

Primerano et Stewart ont également aidé leur province respective à établir une marque aux Jeux d’hiver du Canada l’an dernier, soit la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, qui croisaient le fer au match pour l’or. Primerano a mené la troupe de l’Ouest à sa toute première médaille d’or, tandis que Stewart a permis à cette province des Maritimes de remporter sa première médaille à vie en hockey féminin.

« C’était incroyable de remporter les grands honneurs, lance Primerano. Je ne pense pas qu’on s’attendait à ça, mais nous avons fini sur la plus haute marche du podium. Ça m’a permis de connaître tellement de nouvelles personnes de différentes provinces. Nous avons assisté à des compétitions des autres sports. C’était pas mal spécial. »

« J’ai vécu une superbe expérience, témoigne Stewart. Le moment qui m’a le plus marqué est notre demi-finale [contre l’Ontario]. Nous étions fortement négligées en vue de ce match. C’était un sentiment magique que de savourer ce triomphe. »

Grâce à ces premières au hockey féminin, les jeunes filles de la prochaine génération peuvent trouver l’inspiration en ces modèles qu’elles voient à l’œuvre.

« Je pense que ça a un impact immense sur l’essor du hockey féminin, analyse Stewart. Quand une femme brise un plafond de verre, ça montre aux autres qu’elles en sont capables elles aussi. Lorsque les plus jeunes voient ça, elles sont motivées à se dépasser. »

Grâce à ces percées dans le monde du hockey féminin, comme la saison inaugurale de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), davantage de portes s’ouvrent pour les joueuses de hockey qui rêvent de disputer un match dans les rangs professionnels, dont les Primerano et Stewart.

« J’adorerais évoluer dans cette ligue », exprime Primerano à propos de la LPHF. « C’est merveilleux d’avoir un circuit où on peut affronter la crème de la crème à l’année.

« J’ai toujours voulu jouer au niveau professionnel, mais j’étais plongée dans l’incertitude, j’ignorais dans quel genre de ligue je pourrais m’investir, explique Stewart. Avec la LPHF, mon souhait peut maintenant se matérialiser, et je veux vraiment que ça fonctionne. »

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Canada c. Finlande

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Finlande

Mardi 9 janvier | 14 h HE | Zoug, Suisse | Ronde préliminaire

Shannon Coulter
|
09 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. FINLANDE (9 JANV.)

La ronde préliminaire du Championnat mondial féminin des moins de 18 ans de l’IIHF prend fin mardi et pour l’occasion, l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada affronte la Finlande pour le premier rang du groupe A au Bossard Arena.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a vaincu la Tchéquie 8-1 dimanche pour signer un deuxième gain en deux jours. Les Canadiennes ont marqué trois buts en désavantage numérique, dont deux par Abby Stonehouse, qui a également ajouté trois aides pour une performance de cinq points. Caitlin Kraemer a marqué deux fois pour établir un autre record de buts, dépassant Marie-Philip Poulin pour le plus grand nombre de buts marqués par une Canadienne au Mondial féminin des M18. Emma Venusio, Morgan Jackson et Mackenzie Alexander ont complété le pointage. Rhyah Stewart a bloqué 23 tirs à ses débuts dans le tournoi.

La Finlande est également invaincue dans le groupe A après avoir blanchi l’Allemagne 6-0 dimanche. Emma Ekolumoa a réalisé son deuxième tour du chapeau en autant de matchs et a ajouté une aide à sa fiche, Abigail Byskata a obtenu deux buts et une aide, et la capitaine Tuuli Talinen a participé à trois buts. Kerttu Kuja-Halkola a réalisé six arrêts pour la Finlande.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Le dernier rendez-vous entre ces deux nations remonte à l’an dernier; le Canada a eu le dessus au compte de 3-2 en prolongation. Abby Stonehouse a ouvert le pointage en milieu de première période, mais Sanni Vanhanen a répliqué pour permettre à la Finlande de créer l’égalité après 40 minutes. Paulina Salonen a donné l’avantage aux Finlandaises après huit secondes de jeu en troisième période grâce à un but en supériorité numérique, avant qu’Alex Law n’égalise le compte à 7 min 22 s de la fin pour forcer la tenue d’une prolongation. Ava Murphy a marqué le but gagnant et Hannah Clark a réalisé 24 arrêts pour envoyer le Canada au match pour la médaille d’or.

À surveiller

Le Canada compte neuf joueuses de retour, et leur expérience se fait sentir. Après sa performance de cinq points dimanche, Abby Stonehouse est à égalité en tête de la colonne des meilleures pointeuses du tournoi avec sept points (2-5—7). La capitaine Emma Venusio contribue également avec régularité à l’offensive canadienne; elle a cinq points (1-4—5) en deux parties. Et n’oublions pas Kraemer, qui a marqué quatre buts en deux affrontements; elle en est à 14 en carrière au Mondial féminin des M18 et semble en voie d’établir un nouveau record chaque fois qu’elle touche la rondelle.

Ekoluoma a été formidable pour les Finlandaises, réalisant deux tours du chapeau consécutifs pour commencer le tournoi. Elle se trouve à égalité avec Stonehouse grâce à ses sept points en deux rencontres. L’athlète de 17 ans a été formidable jusqu’à présent avec Kärpät dans la Naisten Liiga, récoltant 12 buts et 22 points en 23 matchs.

Rétrospective

Il s’agira de la 14 e partie entre les Canadiennes et les Finlandaises à cet événement. Comme le programme finlandais continue de s’améliorer, les matchs sont devenus beaucoup plus serrés au cours des dernières années.

Au tout premier affrontement entre les deux pays lors du tournoi inaugural à Calgary en 2008, le Canada a profité de performances de cinq points de Laura Fortino (1-4—5) et Natalie Spooner (0-5—5), ainsi que de trois buts de Marie-Philip Poulin dans un gain de 17-0. Jamais le Canada n’a marqué autant de buts à nouveau dans un match du Mondial féminin des M18.

La Finlande a vaincu le Canada 2-0 au match d’ouverture du tournoi de 2022, mais en demi-finale, les Canadiennes ont répliqué avec une victoire de 2-1 grâce aux buts de Jade Iginla et Madison Chantler, puis l’an dernier, il a fallu un but en prolongation d’Alex Law pour permettre au Canada de l’emporter 3-2 en demi-finale.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 12-1 (1-0 en PROL.)
Buts pour le Canada : 74
Buts pour la Finlande : 8

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Canada c. Tchéquie

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Tchéquie

Dimanche 7 janvier | 14 h HE | Zoug, Suisse | Ronde préliminaire

Shannon Coulter
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07 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. TCHÉQUIE (7 JANV.)

L’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada renoue avec l’action et voudra poursuivre sur sa lancée après avoir défait l’Allemagne en lever de rideau lorsqu’elle affrontera la Tchéquie au Bossard Arena dans le cadre du Championnat mondial féminin des M18 de l’IIHF.

Dernier match de chaque équipe

Le Canada a connu tout un départ au tournoi en blanchissant l’Allemagne 11-0 à son premier match de la ronde préliminaire. Quinze joueuses ont noirci la feuille de pointage, dont Chloe Primerano, qui a obtenu cinq points, et Sienna D’Alessandro, qui a réussi un tour du chapeau. Morgan Jackson et Caitlin Kraemer ont chacune marqué deux fois, tandis que Claire Murdoch et Charlotte Pieckenhagen ont complété le pointage. Hannah Clark a fait quatre arrêts pour signer le jeu blanc.

La Tchéquie s’est inclinée par la marque de 3-2 contre la Finlande dans le match d’ouverture du tournoi samedi. Les Tchèques s’étaient donné une avance de 2-0 grâce à deux buts d’Adela Sapovaliova, mais un tour du chapeau d’Emma Ekoluoma a permis aux Finlandaises d’effectuer une remontée victorieuse. Aneta Senkova a fait 17 arrêts pour la Tchéquie.

Dernière rencontre entre les deux équipes

C’est lors des quarts de finale de 2018 que le dernier match entre ces deux équipes a eu lieu. Le Canada l’avait emporté 3-1 à Dmitrov, en Russie. Courtney Correia, Willow Slobodzian et Courtnery Kollman avaient chacune touché la cible en l’espace de neuf minutes en deuxième période. Adela Skrdlova avait réduit l’écart d’un but pour les Tchèques en début de troisième, mais Madelyn McArthur avait effectué 15 arrêts pour mener le Canada en demi-finale.

À surveiller

Que dire de Sienna D’Alessandro? La joueuse native de Pointe-Claire, au Quebec, n’a mis que 21 minutes pour inscrire son tour du chapeau contre l’Allemagne. À la ligne bleue, Chloe Primerano s’est mise en valeur de brillante façon à son premier match au Mondial féminin des M18. L’athlète originaire de North Vancouver, en Colombie-Britannique, a récolté cinq points (2-3—5) contre les Allemandes, ce qui lui a permis d’égaler le record canadien pour le plus haut total de points en un seul match par une défenseure, un marque initialement établie par Laura Fortino en 2008.

La Tchéquie a été écarté du tableau des médailles à ce tournoi depuis 2014, mais elle mise sur deux médaillées du Championnat mondial dans sa formation. Adela Sapovalivova et Tereza Plosova étaient de l’équipe médaillée de bronze de la Tchéquie au Championnat mondial féminin 2023 de l’IIHF à Brampton, en Ontario, et Sapovalivova a également remporté le bronze au Mondial féminin 2022 à Calgary, en Alberta. Les deux joueuses se sont hissées parmi les dix meilleures pointeuses du Mondial féminin des M18 l’année dernière, chacune ayant accumulé six points en cinq parties.

Rétrospective

Le duel de dimanche, un premier en six ans entre les Canadiennes et les Tchèques, constituera le septième affrontement entre les deux nations au Mondial féminin des M18. Le Canada est eu l’ascendant lors des six premières confrontations, ne concédant que quatre buts au passage.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 6-0
Buts pour le Canada : 50
Buts pour la Tchéquie : 4

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Canada c. Allemagne

Aperçu du Mondial féminin des M18 : Canada c. Allemagne

Samedi 6 janvier | 14 h HE | Zoug, Suisse | Ronde préliminaire

Shannon Coulter
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06 January 2024

NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. ALLEMAGNE (6 JANV.)

La quête d’une huitième médaille d’or au Championnat mondial féminin des moins de 18 ans de l’IIHF commence samedi, tandis que l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada amorcera l’édition 2024 du tournoi contre l’Allemagne au Bossard Arena.

Dernier match de chaque équipe

La dernière rencontre du Canada remonte au mois d’août, lorsque les Canadiennes ont signé un gain de 5-2 contre les États-Unis pour conclure une série de trois matchs à Lake Placid, dans l’État de New York. Caitlin Kraemer a inscrit un but et trois aides, tandis que Chloe Primerano et Jessica MacKinnon ont ajouté un but et deux aides chacune. Emma Venusio et Jessie Pellerin ont complété le pointage, tandis que Marilou Grenier a effectué 19 arrêts pour récolter la victoire.

Les Allemandes ont croisé le fer avec le Danemark dans leur seul match préparatoire mercredi. Elles ont remporté une victoire de 4-3 en tirs de barrage devant leurs partisans à Füssen. Hanna Hoppe a réussi un doublé, Amelie Rosenstock a récolté un but, et l’Allemagne a effacé un déficit de 0-3 au dernier tiers pour provoquer la tenue d’une prolongation. C’est finalement Charleen Poindl qui a tranché le débat en tirs de barrage.

Dernière rencontre entre les deux équipes

Il faut remonter à 2013 pour le dernier affrontement entre le Canada et l’Allemagne au Mondial féminin des M18. Les Canadiennes avaient blanchi les Allemandes 7-0 à Vierumäki, en Finlande, en fin de ronde préliminaire. Halli Krzyzaniak avait mené l’offensive des siennes avec deux buts, Catherine Daoust avait touché la cible en supériorité numérique, et Sarah Nurse en avait fait autant en désavantage numérique. Jessica Dodds avait seulement été mise à l’épreuve cinq fois dans son premier jeu blanc sur la scène internationale.

À surveiller

Après une performance record l’année dernière, Caitlin Kraemer portera à nouveau la feuille d’érable en Suisse. Il ne manque qu’un but et neuf points à l’attaquante de 17 ans afin de devenir la meneuse de tous les temps de l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada pour ces deux statistiques. Kraemer a écrit une page d’histoire lors du match pour la médaille d’or il y a un an à Östersund, en Suède. Il s’agissait de la deuxième fois seulement qu’une Canadienne enfilait quatre buts en un seul match, un exploit qui lui a notamment permis de dépasser Marie-Philip Poulin pour le plus grand nombre de buts par une Canadienne en une édition du Mondial féminin des M18 (10).

L’année dernière, l’Allemagne a battu la Norvège pour remporter la médaille d’or du groupe A de la division I à Ritten, en Italie, ce qui lui a valu sa première participation dans la meilleure division depuis 2013. Les 12 joueuses qui étaient de la formation et qui sont toujours admissibles ont été invitées au camp de sélection de 2024. Parmi celles-ci, on compte Anastasia Gruß, qui avait été le fer de lance de l’Allemagne grâce à une récolte de deux buts et trois points en cinq parties. Les Allemandes ont défait les Tchèques 3-2 en novembre et blanchi la Suisse 1-0 en décembre, prouvant qu’elles seront fin prêtes à affronter l’élite lorsque le tournoi s’amorcera à Zoug.

Rétrospective

Onze années se sont écoulées depuis le dernier duel entre ces équipes au Mondial féminin des M18. Le Canada est sorti vainqueur des six confrontations au total, ne concédant que deux buts au passage.

C’est contre l’Allemagne que Jessica Campbell avait établi le record canadien pour le nombre de points en un seul match, marquant deux fois et ajoutant quatre aides lors d’un gain de 15-0 en ronde préliminaire au tournoi de 2010 à Chicago.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 6-0
Buts pour le Canada : 56
Buts pour l’Allemagne : 2

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

[email protected]

 

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