alex gulstene
© Francois Laplante/HHOF-IIHF Images (droit)
Une loyauté partagée
En novembre, Alex Gulstene a représenté la Colombie-Britannique au National des M18; maintenant, elle joue pour les États-Unis au Championnat mondial féminin des M18 de l’IIHF
Wendy Graves
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11 janvier 2016
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Demandez à Alex Gulstene quel est son plus beau souvenir au hockey et elle répond sans hésiter : enfiler un chandail national et représenter son pays.

Cette question a été posée à toutes les joueuses qui ont participé au Championnat national féminin des moins de 18 ans 2015 en novembre et il y a fort à parier que les 160 joueuses qui étaient à Huntsville, Ontario, auraient toutes répondu la même chose. Mais dans le cas de Gulstene, cette réponse surprend à cause de ce qui paraît aux lignes deux et trois du questionnaire.

Ville d’origine : Vancouver, C.-B.

Lieu de naissance : Evanston, Ill.

Son père Kevin est né en Alberta et sa mère Cheryl, en Nouvelle-Écosse. Cheryl, une avocate, a dû se rendre dans le Midwest américain pour le travail vers la fin des années 1990; en 2001, la famille a déménagé à Vancouver où Cheryl s’est jointe à un autre cabinet d’avocats. Gulstene détient la double citoyenneté.

En l’espace de cinq mois, elle aura joué pour les États-Unis contre le Canada lors de la série estivale annuelle de trois matchs (la deuxième fois qu’elle y participe), représenté la Colombie-Britannique au National des M18 et joué pour les Américaines au Championnat mondial féminin des M18 2016 de l’IIHF.

« J’ai certainement un sentiment de fierté envers les deux [province et pays] », dit Gulstene qui a décidé que le système américain lui convenait mieux. Mais être nommée une des 22 meilleures joueuses d’une province par rapport à un pays engendre un sentiment de fierté différent – ou peut-être une réalisation –. « Endosser le chandail d’un pays, c’est quelque chose de spécial. »

Plus jeune, Gulstene a joué à North Vancouver avec l’Avalanche de North Shore et le Winter Club de North Shore. Dès le départ, elle a su qu’elle voulait être gardienne de but.

« J’ai regardé quelques matchs de la LNH et j’admirais les gardiens de but qui sont de vrais chefs de file sur la glace », dit-elle. « Je me disais : “Je veux être comme ça.” Aussi, plus jeune, l’équipement me paraissait fantastique alors c’est une des raisons. »

Au cours de son développement, elle était à la recherche de nouvelles occasions d’aller sur la glace. Elle s’est rendue de l’autre côté de la frontière – et du continent – pour fréquenter la North American Hockey Academy à Stowe au Vermont. Cette année, elle est de retour chez elle en Colombie-Britannique où elle fréquente l’Okanagan Hockey Academy.

La gardienne de but a commencé quatre matchs devant le filet de la Colombie-Britannique au National des M18, accumulant une fiche de 2-2 et aidant l’équipe à terminer au quatrième rang.

Il n’est pas rare pour les joueurs de hockey d’évoluer au sein d’équipes différentes, d’être coéquipiers un jour et adversaires le lendemain. Mais lorsque les équipes sont celles du Canada et des États-Unis et que cela a lieu au hockey féminin, cela peut entraîner un certain inconfort.

Mais pour Gulstene, cela n’a jamais été un problème parce que tout le monde aime le hockey.

« Quelques-unes de mes coéquipières en Colombie-Britannique font partie d’Équipe Canada; il existe donc une certaine rivalité, une compétition », dit Gulstene. « Quand nous jouons ensemble, nous sommes juste contentes de jouer au hockey et nous n’en faisons pas tout un plat. »

Le National des M18 2015 n’était pas la première participation de Gulstene à un championnat national. Lors de la Coupe Esso 2013, à Burnaby, C.-B., elle était inscrite comme défenseure du Phantom de Fraser Valley, l’équipe hôtesse. Gulstene avait eu 14 ans une semaine avant le début du Championnat national midget féminin du Canada et bien qu’elle n’ait pris part à aucun match à l’événement, l’expérience acquise sur une grande scène à un si jeune âge a laissé une impression indélébile.

« Je pense qu’il faut être reconnaissant de toutes les expériences que l’on peut avoir, dit Gulstene, il faut retirer et absorber le plus d’informations possible de chaque expérience. »

Sa famille est venue de la Colombie-Britannique pour l’encourager à son prochain gros événement, cette semaine à St. Catharines. Son père devrait être facile à repérer; il sera celui avec le chandail de l’équipe des États-Unis parmi la mer de rouge et blanc au Meridian Centre. Et sa mère? « Je ne sais pas si nous parviendrons à la convaincre de porter le chandail », dit Gulstene en riant.

Tout comme les déchirements qui existent au sein de la famille, Gulstene aussi hésite parfois à savoir quel drapeau agiter.

« Je ressens une certaine loyauté partagée parce que je connais des jeunes et des joueuses des deux équipes », dit-elle. « J’encourage généralement les États-Unis, mais c’est une rivalité si intense qu’il est difficile de vraiment choisir. »

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