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Combler le fossé

Une annonce sur un poteau téléphonique a ravivé la passion du hockey chez Christina Lamey, qui œuvre maintenant à faire en sorte que les filles et les femmes du Cap-Breton aient un endroit où jouer

Garreth MacDonald - Hockey Nova Scotia
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29 avril 2022
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« Il y a un trou dans mon parcours au hockey », admet Christina Lamey.

Originaire de New Waterford, en Nouvelle-Écosse, Lamey s’est jointe après « maintes supplications » à une équipe de hockey mineur lorsqu’elle avait 11 ans. Sa présence à titre de seule fille au sein de l’association a toutefois été de courte durée.

« Ils ne m’ont pas laissée m’inscrire au niveau pee-wee. Il n’y avait tout simplement pas de place pour une fille. »

Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que Lamey allait renouer avec le hockey, dans une tout autre province.

« J’avais 25 ans, j’habitais à Toronto, et j’ai vu sur un poteau de téléphone un avis de recherche pour des joueuses de hockey. »

Après autant de temps à l’écart du sport qu’elle affectionnait, enfant, elle était un peu nerveuse lorsqu’elle s’est présentée à l’aréna.

« À ma première séance avec tout l’équipement, plus de 10 ans plus tard, je me sentais comme un chevreuil sur la glace », raconte Lamey avec amusement.

« Mais après une séance sur patins un peu maladroite, j’ai gagné en confiance. »

Dès les foulées suivantes, Laney commençait déjà à reprendre ses aises sur la glace.

Sa passion était ravivée.

« L’équipement procure une bonne protection, alors on ne s’élance pas de la même façon quand on joue au hockey que lorsqu’on va simplement patiner. On pourchasse la rondelle, on se donne à fond. C’est grisant, car dans la vie de tous les jours, on garde une certaine retenue.

« Il n’y a qu’au hockey que j’éprouve cette sensation. »

C’est avec cette ardeur renouvelée et la perspective de ce message d’inclusion trouvé sur un poteau téléphonique que Lamey est arrivée en Nouvelle-Écosse, où elle est déménagée, à Halifax, deux ans plus tard.

À titre de membre bénévole de la direction de la Ligue de hockey féminin senior de la Nouvelle-Écosse, elle a contribué à l’augmentation du nombre d’équipes et du nombre d’inscriptions au sein de la ligue.

« Le développement de cette ligue est uniquement attribuable aux nouvelles venues dans le monde du hockey, affirme Laney. Il faut cibler les débutantes et éliminer les obstacles pour permettre aux filles d’essayer le hockey. »

Laney applique désormais ces principes au Cap-Breton en tant que présidente de l’Association de hockey féminin du Blizzard du Cap-Breton.

Après une vingtaine d’années d’implication bénévole au hockey dans sa province natale, elle a toujours à cœur de voir que les filles ont la possibilité de jouer, peu importe l’endroit.

« Enfant, je sentais que quelque chose ne tournait pas rond, et j’ai ressenti la même chose quand j’ai inscrit ma fille, des années plus tard. Ce n’était pas beaucoup mieux qu’en 1985.

« Il n’y avait toujours pas d’équipes féminines ni de grandes ligues de hockey féminin comme celles que j’avais vues en Ontario. L’intérêt était là, mais la structure était défaillante. »

En 2015, Hockey Nouvelle-Écosse a entamé une refonte de sa structure de gouvernance en vue de permettre la mise sur pied de nouvelles associations dévouées à l’essor du hockey féminin.

Au sein de la municipalité régionale du Cap-Breton, Lamey était à l’avant-plan de ces changements. À l’heure actuelle, l’Association de hockey féminin du Blizzard du Cap-Breton, dont elle occupe la tête, est l’association qui connaît la croissance la plus rapide de la province.

« Christina prêche en faveur du hockey féminin dans la province et en faveur de l’inclusion dans le sport », affirme Amy Walsh, directrice administrative de Hockey Nouvelle-Écosse.

« Elle soutient l’essor et la durabilité de ce sport ici en Nouvelle-Écosse. C’est vraiment une bénévole infatigable. Nous sommes très chanceux de pouvoir compter sur des gens comme Christina. »

Bien que les choses aient beaucoup changé au cours des sept dernières années et que les inscriptions soient à la hausse, Lamey estime qu’il reste du travail à faire.

« Au bout du compte, une fille qui désire s’inscrire au hockey devait pouvoir vivre la même expérience que celle d’un garçon, et au même prix.

« Des problèmes structurels y font obstacle, notamment l’accès à du temps de glace. »

C’est pourquoi Lamey mène la charge pour la rénovation du Complexe des Jeux du Canada à Sydney, en Nouvelle-Écosse. L’aréna est l’un des quatre finalistes du concours Hockeyville de Kraft, dont le grand prix pour la rénovation des installations s’élève à 250 000 $. Lamey rêve d’y voir bientôt son association en pleine croissance y élire domicile et que l’aréna accueille le hockey féminin de la municipalité régionale du Cap-Breton.

Grâce au dévouement et au travail de bénévoles comme Christina Lamey, le fossé entre le parcours des jeunes filles et celui des garçons en Nouvelle-Écosse est en train de se combler.


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