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Tel père, telle fille

Alex Carpenter remplit son père de fierté en faisant son propre nom dans le monde du hockey

Wendy Graves
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5 novembre 2014
|

Il n’est pas facile de se faire un nom comme joueur ou joueuse de hockey.

Et cela est surtout difficile quand le nom que l’on porte au dos de son chandail a déjà été vu dans les patinoires de la Ligue nationale de hockey pendant près de deux décennies.

Mais pour Alex Carpenter – fille de Bobby Carpenter –, le fait d’être immergée dans la passion de son père l’a aidée à animer la sienne.

« Très jeune, j’allais tout le temps aux matchs », raconte l’avant américaine. « J’estimais que c’était ce qui se faisait de plus cool que de regarder les matchs et les vidéos avec lui. C’est à cause de lui que je suis tombée en amour avec le sport à un jeune âge. »

Les Capitals de Washington ont choisi Bobby Carpenter troisième au total au repêchage de la LNH de 1981, ce qui a fait de lui le premier joueur né aux États-Unis à être sélectionné au premier tour. Bobby a joué pour cinq équipes de la LNH et a remporté la Coupe Stanley avec les Devils du New Jersey en 1995.

Bien que Carpenter soit trop jeune pour se souvenir de ce championnat – « J’avais un an. On m’a dit que j’ai mangé des Cheerios directement de la [Coupe Stanley] » –, sa famille a passé deux jours de plus en compagnie de la Coupe après que Bobby est devenu entraîneur adjoint avec l’équipe.

« En 2000 et 2003, nous organisions des fêtes de Coupe Stanley à notre chalet, à Alton Bay, dans le New Hampshire », dit-elle « Des membres de la famille et des amis venaient y passer la journée entière. »

En 2000, Carpenter, alors âgée de six ans, était tout aussi à l’aise sur la glace que son père et tout aussi familière à la patinoire des Devils. Bobby ramassait souvent sa fille après l’école pour l’emmener à la patinoire d’entraînement de l’équipe à West Orange, au New Jersey.

C’est là qu’elle a tiré quelques rondelles vers un prochain collègue olympien.
 
« (Un jour), j’ai enfilé les patins de Brian Gionta parce que j’avais laissé les miens à la maison », raconte Carpenter. « Et j’ai tiré quelques rondelles sur (Martin) Brodeur après que l’entraînement a été fini, ce qui a été assez amusant. »

Bobby a aussi transmis son amour du hockey à ses enfants à la maison, tout comme son père l’avait fait avant lui.

« Mon grand-père bâtissait des patinoires pour mon père quand il était jeune », explique Carpenter, « donc mon père nous bâtissait des patinoires dans la cour, peu importe où nous vivions ».

Les parties familiales de shinny, auxquelles participaient aussi ses frères plus jeunes Robert et Brendan, n’étaient pas rares.

Mais les choses pouvaient aussi parfois dégénérer.

« Nous nous plaquions dans les bancs de neige sur les côtés de la patinoire », dit Carpenter.

Sa mère Julie, qui avait fait du patinage artistique de compétition, s’avançait parfois elle aussi sur la glace avec les enfants, mais elle était plus susceptible de les prendre à l’écart pour les aider avec leurs foulées. « Nous étions très jeunes à l’époque, mais je crois que cela nous a beaucoup aidés à nous perfectionner comme patineurs », souligne Carpenter.

Bobby a commencé à assister aux matchs de sa fille après avoir pris sa retraite, et restait souvent seul dans un coin pour regarder les parties.

« Il relevait des petites choses qu’aucun de nos entraîneurs n’était en mesure de relever », explique-t-elle. « Parmi les choses les plus importantes qu’il nous a apprises a été d’être humble, c’est-à-dire d’être des fabricants de jeu et de ne pas garder la rondelle pour nous. » Quand on est jeune, dit-elle, on a tendance à n’avoir d’yeux que pour le fond du filet. « Il voulait que nous soyons des joueurs à tout faire dans la zone offensive et dans la zone défensive. »

Mais les enfants n’écoutaient pas nécessairement toujours. Carpenter, qui admet qu’elle était têtue comme jeune joueuse, prenait son temps à accepter les suggestions de son père. « En prenant de l’âge, nous avons compris qu’il en savait beaucoup au sujet du jeu et nous l’avons beaucoup apprécié. » Tandis que des félicitations lui revenaient après un match très bien joué, ce n’est pas ce qui l’a rendue meilleure.

« Il savait que c’était en nous offrant des critiques constructives que nous allions devenir de meilleurs joueurs », poursuit Carpenter. « Et nous savions qu’il était fier de nous, peu importe la partie, peu importe comment nous avions joué. »

Carpenter en est à sa première année au Collège de Boston et compte à sa fiche une médaille d’or du championnat mondial et une médaille d’argent olympique. Mais elle aime encore pourtant appeler son père pour qu’il analyse les vidéos avec elle. L’an passé, la journée de l’Action de grâce et de la veille de Noël se sont passées à étudier les vidéos de matchs de la tournée préolympique américaine. Cette année, ils étudieront ses matchs collégiaux.

Et que remarque son père? « Peut-être faudrait-il que j’essaie quelques fois de faire davantage de passes ou quelques fois de patiner davantage », explique Carpenter. « Il est un peu pointilleux, mais cela fait une grande différence. »

Les paroles de sagesse du père ont fait écho bien au-delà de la patinoire. Ses parties avec minibâton ayant déjà été maîtrisées il y a des années dans les couloirs à West Orange (grâce à un jeune Jay Pandolfo), Carpenter a appris quels sont les éléments clés – une bonne nutrition et du repos – pour composer avec une longue saison.

Tandis que Carpenter, qui n’a que 22 ans, continue d’accumuler les points et les médailles – et que son frère Robert fait sa propre marque avec les Muskateers de Sioux City dans la United States Hockey League –, les propos se sont transformés. Avant, on parlait d’Alex et de Robert, enfants de l’ancien membre de la LNH Bobby. « Les choses commencent à changer un peu », dit Carpenter. « Les gens nous reconnaissent mon frère et moi pour ce que nous sommes : des joueurs. Nous faisons évidemment partie d’une bonne lignée, celle de mon père, et nous le reconnaissons. »

Mais elle ne s’y attardera pas trop.

« Je ne joue pas pour le nom que je porte au dos », conclut-elle. « Ce qui est devant est beaucoup plus important. »

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