william bitten
Le badminton dans le sang, le hockey dans le cœur
Malgré le fait qu’il excelle à un sport autre que celui pratiqué par ses parents aux Olympiques, William Bitten retire beaucoup de sa famille
David Brien
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14 août 2015
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Quand Mike Bitten et Doris Piché ont commencé à se fréquenter vers la fin des années 1980, ils savaient qu’ils partageaient une passion pour le badminton, un sport dans lequel le Canada n’a pas connu beaucoup de succès.

Ils ont transformé cette passion en un voyage aux Jeux olympiques d’été de 1992, où le badminton a fait ses débuts olympiques et, par la suite, Mike a été l’entraîneur de Doris lorsqu’elle est retournée aux Jeux de 1996 à Atlanta en Georgie.

Après avoir tous deux vécu leur rêve olympique, le couple a décidé que le moment était venu de s’établir et de fonder une famille.

Leur premier fils, William, est né en 1998. Deux ans plus tard, la famille Bitten s’est élargie avec l’arrivée de Samuel.

Alors que les fils étaient encore très jeunes, les Bitten ont réalisé que la passion de leurs fils s’exprimait avec un bâton et une rondelle plutôt qu’avec une raquette et un moineau. Étaient-ils déçus? Rêvaient-ils de voir leurs enfants suivre leurs traces? Pas vraiment.

« Nous avions dû vivre en Europe et en Asie pendant environ sept mois de l’année pour gagner notre vie et jouer sur le circuit », se souvient Mike. « Quand nous avons vu que nos deux fils étaient très sportifs, nous ne voulions pas qu’ils aient à vivre toutes ces complications. »

Ayant grandi en Angleterre, Mike n’avait jamais été exposé au hockey plus jeune; il avait plutôt joué au badminton et au soccer. Mais pour Doris, originaire du Québec, le hockey avait toujours fait partie de la famille. Elle a donc décidé d’inscrire William à des cours de patinage lorsqu’il a eu quatre ans.

« Je dirais que ça a bien fonctionné jusqu’à présent », dit William en souriant, « mais le plus drôle de tout ça, c’est que c’est mon père qui m’a amené patiné la première fois et il a trouvé que ce n’était pas fait pour moi et m’a ramené à la maison après 15 minutes. »

Cette décision n’a pas plu à la fière compétitrice qu’est Doris.

« Elle était fâchée contre moi », dit Mike en riant, « et elle l’a ramené pour les 15 dernières minutes puis l’a accompagné toutes les fois suivantes. »

Les Bitten ne voulaient pas que leurs fils s’adonnent au badminton, mais ils les ont encouragés à essayer différents sports ce qui a entraîné un dilemme intéressant – que ce soit le golf, le soccer ou le hockey, William excellait dans tout.

« Il était si passionné », se souvient Mike. « Nous avions ces petits bâtons de golf que vous achetez au magasin à un dollar et il brisait tout dans la maison en frappant ses petites balles de plastique. C’est tout ce qu’il faisait.

« Il était aussi très bon au soccer. Il courait sans cesse et rivalisait si fort contre les autres jeunes. Il était même un peu effrayant à cause de ça; il voulait tellement gagner. »

À 10 ans, William avait décidé que le hockey allait être sa vraie passion. Et pour ceux qui l’ont vu jouer, il est évident qu’il n’a jamais perdu sa motivation; c’est ce qui lui a permis de se tailler une place au sein de l’équipe nationale masculine estivale des moins de 18 ans du Canada.

« [William et Samuel] se motivent eux-mêmes », explique William. « Ils s’entraînent par eux-mêmes. Ils se réveillent et vont courir par eux-mêmes. Ils soulèvent des poids par eux-mêmes. Je crois qu’ils ont retiré ça de l’aspect individuel du badminton; ils n’ont pas besoin que l’équipe leur dise quoi faire. »

À titre d’exemple, après avoir participé à sa première saison dans l’OHL l’an dernier auprès des Whalers de Plymouth, maintenant relocalisés, William a dit à ses parents qu’il trouvait bizarre que son équipe impose un couvre-feu, car selon lui, un athlète doit bien dormir, bien manger et s’entraîner à fond pour réussir.

Alors qu’est-ce que d’anciens athlètes olympiques peuvent enseigner à leur enfant qui est si motivé?

« Pour moi, la chose la plus importante, c’est de rester humble », dit Doris. « Les gens disent souvent que les joueurs de hockey ne sont pas gentils, alors je voulais que William soit humble et qu’il prouve le contraire à ces gens. Pour moi, le succès vient avec l’humilité et c’est ce que nous lui avons transmis.

« Nous voulons simplement qu’il donne son 100 pour cent comme nous l’avons fait. Parfois, je vois des jeunes à l’école secondaire [où j’enseigne] qui n’ont pas de rêves, qui ne sont pas motivés. Alors c’est bien de voir William poursuivre le sien et aimer ça. »

Puisqu’il a déjà joué au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans l’an dernier et qu’il fait maintenant partie d’Équipe Canada, William peut partager avec ses parents la fierté de représenter leur pays dans leur sport respectif.

« De penser que mon fils fait partie des 24 meilleurs du pays pour son groupe d’âge est tout simplement incroyable », affirme Doris.

« C’est évidemment un honneur », ajoute William. « Je rêve d’aller [aux Olympiques] un jour, mais maintenant je me concentre sur les M18. Nous verrons ce que l’avenir me réserve. »

Toujours humble, même sur la plus grande scène mondiale.

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