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Sélectionnés pour les Jeux paralympiques

À un peu plus d’une semaine du tournoi des Jeux paralympiques d’hiver de 2022 à Beijing, découvrez les deux officiels canadiens de parahockey qui représenteront notre pays

Lee Boyadjian
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25 February 2022

Les Jeux paralympiques d’hiver de 2022, qui commencent dans seulement sept jours, sont l’objectif ultime visé par un si grand nombre d’athlètes depuis quatre ans. En plus des 17 membres de l’équipe de hockey paralympique du Canada, deux autres Canadiens iront sur la surface glacée à Beijing.

Kevin Webinger et Matt Fergenbaum ont été choisis pour représenter le pays aux Jeux paralympiques, non pas dans l’uniforme rouge et blanc, mais dans celui en noir et blanc. Prenons le temps d’en apprendre plus sur l’arbitre et le juge de lignes qui ont répondu à l’appel.



Kevin Webinger (arbitre)

Ville d’origine : Calgary, Alberta

Webinger a décidé à l’âge de 12 ans qu’arbitrer serait probablement un meilleur emploi à temps partiel que de garder des enfants. Après plus de 20 ans, il reste du même avis. C’est par un concours de circonstances qu’il s’est retrouvé au parahockey; le Défi mondial de hockey sur luge était à la recherche d’arbitres qualifiés pour son édition 2011 qui a eu lieu à Calgary.

« J’ai eu la chance de travailler au match pour la médaille d’or de ce tournoi, et un mois plus tard, j’ai reçu un courriel où on me demandait si je voulais aller à un tournoi en Norvège », se rappelle Webinger. « J’ai tout de suite accepté. Ça fait 11 ans maintenant que j’ai l’occasion d’arbitrer à quelques événements vraiment incroyables avec ces gars formidables. »

De façon générale, Webinger raconte que le parahockey est pratiquement la même chose que le hockey debout, à l’exception de la punition pour une charge en T (lorsqu’un joueur frappe le côté d’un adversaire avec le devant de sa luge). La différence se situe plutôt du côté des « règles » d’arbitrage pour se positionner au meilleur endroit possible afin d’observer le jeu.

« On nous montre toujours de rester à l’écart du jeu, de l’autre côté de la patinoire, pour avoir les meilleurs angles », explique Webinger. « Cependant, au parahockey, tu dois être près du jeu parce que les joueurs sont toujours en train de pousser leurs adversaires et ils sont vraiment bons pour cacher la rondelle avec leur corps. »

Webinger en sera à ses deuxièmes Jeux, et malgré les défis évidents de cette année, il a hâte de se retrouver sur la patinoire à Beijing.

« À ma première expérience, j’étais juste tellement heureux d’être là, je n’ai pas tant de souvenirs parce que mon attention était vraiment sur les matchs », confie-t-il. « Cette fois, je devrais avoir moins de misère à savourer le moment. »



Matt Fergenbaum (juge de lignes)

Ville d’origine : Thornhill, Ontario

Il y a environ six ans, Fergenbaum a fait face à un dilemme important : quitter son emploi exigeant dans le domaine de l’assurance pour devenir un arbitre à temps plein ou diminuer le nombre de fois où il enfile l’uniforme zébré. Il a choisi son emploi en se disant que c’était probablement la fin de ses affectations d’officiel à des événements internationaux, mais quelques mois plus tard, il a reçu un appel inattendu qui l’a plongé dans sa première aventure au parahockey.

« Quand j’y repense, nous étions trois officiels très compétents avec des feuilles de route bien garnies en hockey debout qui s’en allaient au Championnat mondial de parahockey sur glace sans trop savoir ce qu’on allait faire là », dit Fergenbaum en riant.

Le juge de lignes raconte que la meilleure partie dans laquelle il a été employé s’est déroulée lors de ses premiers Jeux paralympiques, au match pour la médaille de bronze opposant la Tchéquie à la Corée du Sud.

« Il y avait plus de partisans qu’au duel pour l’or entre le Canada et les États-Unis qui a eu lieu après. Et il y a eu plus de bruit dans cette victoire de la Corée du Sud qui lui a permis de remporter le bronze à domicile. »

« C’était incroyable. »

Il n’y a aucun doute que, sans amateurs dans les gradins, il n’y a pas que pour les joueurs que ces Jeux seront différents, mais Fergenbaum témoigne qu’il a hâte de voir les athlètes et les autres officiels pour la première fois depuis le début de la pandémie.

« On forme une communauté qui est vraiment tissée serrée », fait remarquer Fergenbaum. « On arrive tous avec des souvenirs qu’on offre aux autres officiels et à leurs enfants », lance Fergenbaum, sourire aux lèvres. « On sera tous contents quand on sera rendus là-bas en toute sécurité. »

Marie-Philip Poulin, Ann-Renée Desbiens & Mélodie Daoust

Un début d’année faste pour le Québec au hockey

En ce jour de Fête nationale du Québec, soulignons quelques moments de personnalités québécoises gravitant dans le monde du hockey qui ont marqué la première moitié de l’année 2022

François Lafleur
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24 June 2022

Bonne Saint-Jean tout le monde!

Avant ou après une bonne poutine au dîner et les feux d’artifice en soirée, prenons le temps aujourd’hui pour revenir sur des exploits accomplis par des personnalités québécoises qui ont brillé à l’échelle provinciale, nationale ou internationale depuis le début de l’année!

ÉQUIPE NATIONALE FÉMININE

Commençons par l’équipe qui a ramené l’une des quatre médailles d’or aux Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Beijing. Marie-Philip Poulin a de nouveau mené la charge en inscrivant six buts et 11 passes en sept parties, dont une performance de trois points lors du match pour la médaille d’or face aux États-Unis. Notons aussi la superbe tenue d’Ann-Renée Desbiens devant le filet, comme en témoignent sa moyenne de buts alloués de 1,80 et son pourcentage d’arrêts de 0,940 en cinq rencontres.

Quelques mois plus tôt, Mélodie Daoust a mené le Canada vers un 11 e titre au Championnat mondial féminin en obtenant six buts et autant de mentions d’aide en sept parties. En plus d’être sélectionnée à l’équipe d’étoiles du tournoi, Daoust a aussi été nommée Joueuse par excellence de la compétition.

Plus récemment, Alexia Aubin et Karel Préfontaine ont contribué à la conquête de la médaille d’or au Championnat mondial féminin des M18. Aubin a terminé à égalité au premier rang des meilleures pointeuses de son équipe avec cinq points, tandis que Préfontaine en a obtenu quatre.

ÉQUIPE NATIONALE MASCULINE

En ce qui concerne l’équipe qui a participé au Championnat mondial masculin présenté en Finlande, elle était menée par Thomas Chabot qui avait été nommé capitaine de la formation. Pierre-Luc Dubois, l’un des capitaines adjoints, a conclu le tournoi parmi les meilleurs pointeurs grâce à ses sept buts et six passes.

À Beijing, lors des Jeux olympiques, Maxim Noreau et David Desharnais ont été des éléments clés de la formation canadienne. Noreau a terminé la compétition avec une récolte d’un but et trois mentions d’aide , alors que Desharnais a obtenu une passe.

ÉQUIPE NATIONALE PARALYMPIQUE

Lors du tournoi de parahockey aux Jeux paralympiques, Antoine Lehoux a obtenu une mention d’aide. Le joueur de 28 ans en était à une première participation aux Jeux puisqu’il n’avait pas été sélectionné en 2018.

Dominic Larocque a obtenu deux jeux blancs - dont un partagé - en quatre rencontres. Il s’agissait d’une la troisième présence aux Jeux paralympiques pour le gardien de but.

CHAMPIONNATS NATIONAUX

À la Coupe TELUS, les Cantonniers de Magog se sont rendus jusqu’en finale du tournoi à Okotoks, en Alberta . Tirant de l’arrière par deux buts contre les Flyers de Moncton dans les dernières minutes du match, la formation du Québec est parvenue à créer l’égalité alors qu’il ne restait que quelques secondes à jouer au temps réglementaire. La prolongation s’est toutefois soldée par un revers pour les hommes de Stéphane Robidas.

Du côté de la Coupe du Centenaire, présentée par Tim Hortons, le Collège Français de Longueuil a accédé aux demi-finales avant de s’incliner face aux Bandits de Brooks qui allaient éventuellement remporter les grands honneurs de ce tournoi de hockey junior A, qui a eu lieu à Estevan, en Saskatchewan.

Enfin, les Remparts du Richelieu ont représenté le Québec à la Coupe Esso . La formation n’a toutefois pas été en mesure de se qualifier pour le tour éliminatoire.

LAURÉATS ET LAURÉATES DE TROPHÉES

Plusieurs personnalités québécoises ont été récompensées pour leurs efforts dans le monde du hockey.

Pierre Verville a remporté le prix du Bénévole de l’année après avoir été un administrateur à la Fédération québécoise de hockey sur glace (FQHG) pendant plus de 50 ans.

Joël Bouchard s’est vu décerner le prix Gordon-Juckes remis à une personne qui a contribué de façon marquée au développement du hockey amateur au Canada, à l’échelle nationale.

Mélodie Daoust a remporté le prix Isobel-Gathorne-Hardy qui récompense une personne qui s’est démarquée par son engagement, son leadership, sa participation communautaire et sa promotion des valeurs du hockey féminin.

N’oublions pas non plus Patrice Bergeron qui a mis la main sur le trophée Frank-J-Selke pour la cinquième fois de sa carrière, ce qui constitue un record. Cet honneur est remis annuellement au meilleur attaquant défensif de la LNH.

OFFICIELS ET OFFICIELLES

Élizabeth Mantha est devenue la première femme à arbitrer un match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) le 26 février dernier. Quelques mois plus tôt, l’arbitre de 31 ans avait fait partie d’un groupe de 10 femmes qui ont été affectées à des matchs de la Ligue américaine de hockey (AHL). Au cours de sa saison, Mantha s’est aussi rendue aux Jeux olympiques d’hiver et a d’ailleurs été nommée l’une des deux arbitres en vue du match pour la médaille de bronze.

Olivier Gouin a pris part à ses deuxièmes Jeux en tant qu’arbitre, se rendant lui aussi jusqu’au match pour la médaille de bronze.

UNE PORTION D’UN MATCH MONDIAL EN SOL QUÉBÉCOIS

Le 6 mars dernier, du côté de la Place Bell à Laval, a eu lieu le volet canadien du Match mondial de hockey féminin . La rencontre a opposé les Remparts du Richelieu aux Amazones de Laval-Montréal et s’est terminée par un verdict nul de 4 à 4.

HOMMAGE À DEUX LÉGENDES

Enfin, il était impossible de ne pas revenir sur le décès de deux grands joueurs québécois.

Le 15 avril, Mike Bossy s’est éteint à l’âge de 65 ans. Il a contribué aux quatre conquêtes consécutives de la coupe Stanley par les Islanders de New York dans les années 1980. L’ailier droit originaire de Montréal est le seul joueur dans l’histoire de la LNH à avoir marqué 50 buts lors de neuf saisons de suite. Bossy a aussi représenté le Canada à deux reprises, soit aux éditions 1981 et 1984 de la Coupe Canada. Il y a accumulé 13 buts et 7 aides en 15 matchs. Bossy a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1991 avant d’être nommé parmi les 100 plus grands joueurs de la LNH en marge des célébrations du Centenaire de la ligue en 2017.

Guy Lafleur a rendu l’âme à l’âge de 70 ans une semaine après le décès de Bossy . Il a remporté la coupe Stanley à cinq occasions avec les Canadiens de Montréal avant de conclure sa carrière avec les Rangers de New York et les Nordiques de Québec. Natif de Thurso, il est devenu le premier joueur dans l’histoire de la LNH à récolter 50 buts et 100 points lors de six saisons consécutives. Lafleur a fait partie des équipes canadiennes à la Coupe Canada en 1976 et 1981, de même qu’au Championnat mondial de 1981. Il y a totalisé quatre buts et 14 mentions d’aide en 21 rencontres. Après sa première retraite, le Temple de la renommée du hockey lui a ouvert ses portes en 1988 et, tout comme Bossy, il figure parmi les 100 plus grands joueurs de la LNH.

Quel début d’année pour les personnalités du hockey québécois ! Les prochains mois seront tout aussi plaisants à suivre.

Profitez du beau temps, et bonne Fête nationale!

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Tour d’horizon du tournoi paralympique : États-Unis 5, Canada 0

Larocque a fait 15 arrêts dans un revers du Canada contre les États-Unis au match pour l’or à Beijing

13 March 2022

STATISTIQUES DU MATCH | BLOGUE EN DIRECT

BEIJING, Chine L’équipe de hockey paralympique du Canada a dû se contenter de la médaille d’argent aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022 après une défaite de 5-0 contre les États-Unis dimanche.

• Liam Hickey (St. John’s, T.-N.-L.) est le patineur canadien qui a obtenu le plus de tirs au but (quatre) et le plus de temps de glace (35 min 1 s).
• Billy Bridges (Summerside, Î.-P.-É.) et Greg Westlake (Oakville, Ont.) ont chacun décoché deux tirs au but.
• Dominic Larocque (Québec, Qc) a effectué 15 arrêts.
Les États-Unis ont dominé le Canada 20-16 au chapitre des tirs au but.
Le capitaine Tyler McGregor (Forest, Ont.) est le meilleur pointeur du Canada et se classe au huitième rang des pointeurs du tournoi avec huit points (5-3—8).
• Adam Dixon (Midland, Ont.) est le meneur des siens au chapitre du temps de glace moyen (26 min 34 s), du différentiel (+6) et des mentions d’aide (cinq) pour le tournoi.

Citations :
« Je suis très fier de notre équipe et de notre personnel. Je suis fier du travail des 17 joueurs de notre formation, et je suis reconnaissant envers tous les partisans du Canada qui nous ont appuyés à Beijing et à la maison. C’est une défaite amère, mais nous pouvons adopter une perspective d’ensemble et reconnaître le processus et les sacrifices que nous avons faits pour pouvoir être ici et représenter notre pays. Après tout, nous avons joué avec intensité et avons fourni notre plus bel effort, mais le résultat n’a pas été en notre faveur aujourd’hui. »
- L’entraîneur-chef Ken Babey (Calgary, Alb.) concernant le match pour la médaille d’or

« C’est toujours difficile de perdre à un match pour la médaille d’or. Après tout ce que notre équipe a traversé ces quatre dernières années, et surtout les deux dernières, nous n’avons jamais cessé de nous faire confiance mutuellement. Je ne pourrais être plus fier de chacun des joueurs de notre groupe et des membres de notre personnel pour tous les efforts que nous avons consentis pour nous rendre jusqu’ici. C’est difficile de rater notre objectif de médaille d’or paralympique, mais nous devons garder la tête haute et être fiers de la façon dont nous avons joué pour le Canada et représenté notre pays. »
- McGregor à propos de la confiance au sein de son équipe

« C’est un honneur de porter la feuille d’érable, et même si nous n’avons pas décroché l’or aujourd’hui, je n’ai que de bons mots à dire concernant cette équipe et notre progression ces quatre dernières années. Nous avons parcouru un chemin incroyable pour arriver jusqu’ici, et chaque membre de notre équipe mérite pleinement cette médaille. Ce n’est peut-être pas celle que nous visions, mais nous pouvons tous être fiers de notre contribution, sur la glace comme ailleurs. Je suis très fier de notre équipe. »
- Westlake sur le fait de gagner l’argent

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Laisser un héritage et passer le flambeau

Après avoir représenté son pays pendant 19 ans, le parahockeyeur vétéran Greg Westlake prendra sa retraite à la fin des Jeux de 2022, mais sa passion et son travail pour faire connaître son sport demeureront bien vivants

Shannon Coulter
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11 March 2022

En raison de l’horaire d’entraînement intensif et de l’attention tournée vers la quête de la médaille d’or, les petits moments que vivent les athlètes dans leur parcours vers les Jeux paralympiques se perdent parfois dans un brouillard effervescent.

Mais Greg Westlake, qui participe à ses cinquièmes Jeux paralympiques d’hiver, prend le temps de savourer chaque instant. En effet, le vétéran, qui fait partie de l’équipe nationale de parahockey du Canada depuis 19 ans, a annoncé qu’il prendrait sa retraite à la fin des Jeux de Beijing 2022.

« Je suis vraiment content d’avoir déjà annoncé que ce seront mes derniers Jeux », exprime Westlake. « Ça m’a en quelque sorte libéré, je sens que je peux profiter de toutes les petites choses. »

Ce n’est que quelques jours avant le départ de l’équipe de hockey paralympique du Canada pour Beijing que Westlake a réellement pris conscience que la fin de sa carrière approchait. Au terme du dernier entraînement de l’équipe à Calgary, le joueur de 35 ans a été saisi par l’importance du moment tandis qu’il était dans le vestiaire.

« C’était mon dernier temps de glace au Canada. L’entraînement terminé, j’étais assis là à me demander quand je jouerais à nouveau au Canada. »

Les Jeux de Beijing 2022 couronnent un parcours remarquable avec Équipe Canada. Westlake s’est joint au programme de parahockey en 2003 et a joué comme gardien de but, défenseur et avant. Il a remporté l’or à ses premiers Jeux paralympiques en 2006 et a gagné depuis deux autres médailles paralympiques : le bronze en 2014 et l’argent en 2018.

Au début de la saison 2010-2011, Westlake a été nommé capitaine, rôle qu’il a occupé pendant huit ans. Au Championnat mondial de parahockey du CIP, il a décroché trois médailles d’or (2008, 2013, 2017), deux d’argent (2015, 2019) et deux de bronze (2009, 2012).

Outre ces honneurs, Westlake a aussi été choisi comme porte-drapeau du pays à la tête d’Équipe Canada pour la cérémonie d’ouverture des Jeux de Beijing 2022. Son objectif de gagner l’or à son ultime tournoi est bien clair, mais il espère aussi vivre les Jeux comme le font ses jeunes coéquipiers.

« Je veux faire l’expérience des Jeux avec les yeux de quelqu’un d’autre, d’une personne qui défile pour la première fois à la cérémonie d’ouverture. Je trouve ça vraiment amusant et inspirant, quand les jeunes de 19 ou 20 ans me demandent si la cérémonie d’ouverture m’emballe. On voit leurs yeux briller, et ça nous rajeunit. On a l’impression que c’est la première fois à nouveau, et ça me rend vraiment fébrile. »

En tant que membre de l’équipe nationale pendant près de 20 ans, le joueur originaire d’Oakville, en Ontario, a côtoyé de nombreux joueurs de parahockey. Au fil de l’évolution de l’équipe, son style de leadership auprès de ses coéquipiers s’est lui aussi transformé. Westlake raconte qu’il était, au départ, plutôt fougueux et plein d’énergie, mais qu’il adopte maintenant une approche plus calme. Il préfère aller prendre un café pour jaser et prodiguer ses conseils.

« Toutes les équipes sont différentes. Elles ont chacune une dynamique particulière, de nouveaux besoins et de nouveaux impératifs pour connaître du succès. Il faut se faire caméléon, être capable de se fondre parmi les autres, là où ça compte le plus, et assumer le rôle au meilleur de ses capacités. C’est ce que je m’efforce de faire. »

Pour les joueurs plus jeunes, comme Branden Sison et Anton Jacobs-Webb, pour qui Westlake est un modèle, jouer dans la même équipe que lui est vraiment stimulant.

« J’ai du mal à y croire, bien honnêtement », affirme Sison, qui a été inspiré en regardant Westlake à la télé aux Jeux paralympiques de 2010 à Vancouver. « On ne s’imagine jamais, en voyant un gars à la télé, qu’on aura un jour la chance de jouer sur le même trio que lui ou ensemble à la défensive. C’est un joueur absolument phénoménal. »

À l’adolescence, Jacobs-Webb a rencontré Westlake à la Cruisers Cup de Brampton, en Ontario. Après ses matchs de la division junior, il a regardé Westlake compétitionner au sein de la division élite et est resté après le match pour lui demander d’autographier une paire de gants et de prendre une photo avec lui.

« C’était un grand moment, j’étais pas mal nerveux », affirme Jacobs-Webb « Mes parents m’ont poussé à aller lui parler, même si je ne voulais pas vraiment. Avec le recul, je suis bien content de l’avoir fait. »

« Il était gêné », se remémore Westlake. « Ce que j’ai aimé de ma rencontre avec lui, c’est qu’il était un amateur de parahockey, il savait même qui j’étais. »

Ses coéquipiers ont fait bien du chemin depuis, mais l’influence de Westlake sur Jacobs-Webb, qui, enfant, rêvait de porter la feuille d’érable, est encore présente à ce jour.

« Nous sommes coéquipiers et jouons ensemble depuis quatre ans, mais il y a encore une partie de moi qui n’y croit pas encore », confie Jacobs-Webb. « Je veux dire, c’est Greg. J’ai regardé pas mal toutes ses vidéos sur YouTube. C’est une vedette, et c’est incroyable de pouvoir jouer avec lui. »


Sur la glace, Westlake est connu pour son esprit compétitif et combatif et la façon dont il lutte pour la rondelle. Sa capacité à s’adapter au fil des ans le distingue aussi aux yeux de ses coéquipiers.

« Je le compare à LeBron James; il connaît bien le sport et modifie son approche au fil des ans pour s’adapter à notre nouveau style de jeu », déclare Sison. « C’est beaucoup plus rapide de nos jours. Il a été en mesure de suivre la cadence et de s’adapter. Il est aussi passé de la défensive à l’avant, c’est un joueur très polyvalent. »

L’équipe de hockey paralympique du Canada se caractérise par un heureux mélange de vétérans et de recrues – Sison et Jacobs-Webb sont deux des sept joueurs qui participent à leurs premiers Jeux paralympiques à Beijing. Quand un vétéran comme Westlake ferme les livres sur sa carrière au parahockey, son départ symbolise le passage du flambeau à la prochaine génération.

« Je ne suis pas prêt à faire mes adieux aux vétérans, car ils sont si importants pour nous et pour l’équipe. Mais la prochaine génération s’en vient, et nous sommes plutôt solides », résume Sison. « Je crois qu’ils seront fiers de la direction que prendra l’équipe nationale. Ils la laissent en bonnes mains et pourront se réjouir de ce que nous allons accomplir dans l’avenir. »

« Je trouve que c’est une excellente occasion pour nous », ajoute Jacobs-Webb. « On bénéficie de leur mentorat, on suit leur leadership et on apprend beaucoup d’eux. Quand ils partiront, nous serons en bonne posture. Nous avons un bon noyau. »

Quant à Westlake, il a déjà assisté à de nombreuses avancées au parahockey depuis qu’il a commencé à jouer. Ces vingt dernières années, il a été heureux de constater l’augmentation du nombre d’athlètes pouvant subvenir à leurs besoins en jouant au parahockey.

« La plus grande différence que je constate, c’est que de plus en plus de gars sont en mesure de gagner leur vie comme athlètes en représentant leur pays et en s’entraînant à temps plein. Par le passé, c’était simplement impossible. Quand chacun des membres de l’équipe pourra le faire, ce sera formidable. »

Westlake aimerait également que le parahockey gagne en visibilité et rejoigne un plus grand public afin de favoriser l’essor de ce sport.

« Je peux seulement vous parler de mon expérience, je ne peux pas parler pour les autres. Mais enfant, avec mes deux jambes artificielles, je n’ai jamais vu personne à la télévision qui était comme moi. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui me ressemblait assumer un rôle important au hockey. C’était difficile pour moi de nourrir ces objectifs et ambitions au hockey, car je ne savais tout simplement pas que c’était possible. »

« Quand je me projette 10 ou 15 ans en avant, je vois plus de matchs de parahockey à la télévision plutôt qu’un seul par année. Je vois une meilleure connaissance de notre sport, une meilleure représentation. »

Pour le moment, Westlake aspire à finir sa carrière avec l’or à Beijing. Mais lorsque les Jeux paralympiques prendront fin et que sa carrière de joueur s’arrêtera, il espère continuer à évoluer dans le monde du hockey.

« J’ignore quelle forme ça prendra, mais je m’intéresse beaucoup au développement des joueurs, au dépistage. J’aime tout cet aspect gestion du sport. Et tant qu’il s’agit de ce programme, je suis prêt à m’impliquer, peu importe comment ou quand. Sans hésitation. »

La conclusion de son parcours dans l’uniforme canadien approche, mais sa contribution au parahockey et sa passion pour son sport demeureront bien vivantes.

« J’adore le parahockey. J’adore l’équipe. C’est ma passion depuis que j’ai trois ans, et je suis ému quand j’en parle. J’espère que les gens savent que, quand ce n’était pas l’un des grands sports au monde, j’étais là à m’efforcer de faire la promotion du parahockey et de le faire progresser. »

« J’aime beaucoup le programme. J’espère que les gens le savent. »

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Aperçu du tournoi paralympique : Canada c. États-Unis

Samedi 12 mars| 23 h 5 HE | Beijing, Chine | Match pour la médaille d’or

11 March 2022

TÉLÉVISION : Radio-Canada | Diffusion en continu : https://ici.radio-canada.ca/jeux-paralympiques

Après quatre ans d’attente, l’ équipe de hockey paralympique du Canada obtient sa chance de prendre sa revanche contre les États-Unis. Elle tentera de détrôner les triples médaillés d’or paralympiques en titre et de retourner sur la plus haute marche du podium pour une première fois depuis 2006.

DERNIER MATCH DE CHAQUE ÉQUIPE

Le Canada a croisé le fer avec la Corée du Sud en demi-finale, l’emportant facilement 11-0. Tyler McGregor a célébré son anniversaire en récoltant quatre buts et deux aides, Billy Bridges a inscrit un tour du chapeau pour porter son total de buts en carrière à 199, et Liam Hickey a obtenu un but et quatre aides. Les Canadiens ont bombardé les Sud-Coréens de 43 tirs contre 3.

Les États-Unis ont imité le Canada en demi-finale grâce à un gain de 11-0 face à l’équipe hôte de la Chine. Brody Roybal a donné le ton en attaque avec un match de quatre buts et deux aides, tandis que Declan Farmer a accumulé deux buts et quatre aides. Les États-Unis ont dominé les Chinois 37-6 dans la colonne des tirs au but.

DERNIÈRE RENCONTRE ENTRE LES DEUX ÉQUIPES

Le Canada et les États-Unis se sont affrontés en lever de rideau de la ronde préliminaire le 5 mars. La troupe canadienne n’a décoché que neuf tirs au but dans un revers de 5-0. Dominic Larocque a effectué 17 arrêts au cours des deux premières périodes, puis Adam Kingsmill est venu en remplacement, repoussant quatre rondelles. Declan Farmer a sonné la charge pour le clan américain en accumulant un but et trois mentions d’aide.

À SURVEILLER

Le personnel d’entraîneurs du Canada a procédé à quelques petits ajustements dans la formation au fil des matchs. Le changement le plus important a été de déplacer Liam Hickey de l’attaque à la défense. Le Terre-Neuvien a passé la majeure partie des deux dernières saisons à patrouiller la ligne bleue avant de retourner à un poste d’avant cette année, mais cette mutation a souri aux Canadiens, puisque Hickey a récolté cinq points lors des deux premières périodes face aux Sud-Coréens. L’attaque canadienne a été en panne sèche contre les Américains; cette décision d’envoyer Hickey au point d’appui sera-t-elle suffisante pour propulser les représentants de l’unifolié vers l’or?

Du côté des États-Unis, il est impossible de parler de cette équipe sans prononcer le nom de Farmer. Le héros de la prolongation au match pour la médaille d’or il y a quatre ans est au sommet des pointeurs du tournoi avec 15 points en trois rencontres à Beijing – soit quatre contre le Canada, cinq face à la Corée du Sud et six contre la Chine. Pourra-t-il s’imposer à nouveau au moment le plus crucial?

RÉTROSPECTIVE

C’est le 107e rendez-vous de l’histoire entre les deux pays, et après avoir été opposés à l’ouverture des Jeux paralympiques, ils ont l’honneur de conclure le tournoi dans un face-à-face.

En raison de leur revers contre les Américains au tour préliminaire, les Canadiens ont maintenant un dossier de 0-4-1 contre eux aux Jeux paralympiques. Ce dossier comprend la défaite crève-cœur en prolongation en 2018, et un échec de 3-0 en demi-finale quatre ans auparavant.

Si on remonte à ces Jeux de 2014, le Canada a une fiche de 1-10 face à ses rivaux transfrontaliers lors des matchs de la ronde des médailles. La seule victoire des Canadiens a été obtenue au match pour la médaille d’or du Championnat mondial de parahockey 2017 du CIP, quand Tyler McGregor a inscrit un doublé dans un gain de 4-1. La troupe canadienne a eu moins de difficulté à gagner lors de matchs hors concours ou de rondes préliminaires de tournois. Sa plus récente victoire face aux Américains a eu lieu à l’occasion d’une série de deux matchs à St. Louis en octobre dernier, au compte de 4-2.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 59-46-1
Buts pour le Canada : 223
Buts pour les États-Unis : 189

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Tour d'horizon du tournoi paralympique : Canada 11, Corée du Sud 0

McGregor célèbre ses 28 ans avec six points, et le Canada bat la Corée 11-0 afin d’obtenir son billet pour la finale

11 March 2022

STATISTIQUES DU MATCH | BLOGUE EN DIRECT

BEIJING, Chine L’équipe de hockey paralympique du Canada a accédé au match pour la médaille d’or aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022 après avoir triomphé de la Corée du Sud par un pointage de 11-0 en demi-finale vendredi.

• Tyler McGregor (Forest, Ont.) a mené l’offensive avec quatre buts et deux aides tandis qu’il célébrait son 28e anniversaire.
• Billy Bridges (Summerside, Î.-P.-É.) a réussi un tour du chapeau pour atteindre le plateau des 50 points aux Jeux paralympiques et un total de 199 buts en carrière avec Équipe Canada.
• Liam Hickey (St. John’s, T.-N.-L.) a obtenu un but et quatre aides.
• Garrett Riley (Brantford, Ont.) a compté son premier but avec Équipe Canada.
• Greg Westlake (Oakville, Ont.) et Anton Jacobs-Webb (Gatineau, Qc) ont complété la marque.
• Dominic Larocque (Québec, Qc) a effectué un arrêt au cours des deux premières périodes avant de céder sa place à Adam Kingsmill (Smithers, C.-B.), qui a stoppé deux tirs en troisième.
• Le Canada a dominé la Corée du Sud 43-3 au chapitre des tirs au but.

Prochain match :
Canada c. États-Unis ou Chine (match pour la médaille d’or) – le samedi 12 mars (23 h 5 HE/20 h 5 HP)

Citations :
« Nous devons faire preuve de constance et continuer de jouer de la même façon. Nous devons miser sur notre structure défensive pour éliminer les occasions de marquer de notre adversaire, quel qu'il soit, dans le match pour la médaille d’or. Lorsque notre défensive freine les autres équipes, ça nous permet de générer de l’offensive, et c’est le message qu’on répète à nos joueurs. Ils appliquent généralement bien ce principe, et nous nous améliorons chaque jour. Nous sommes ravis d’avoir l’occasion de jouer pour la médaille d’or paralympique. »
– L’entraîneur-chef Ken Babey (Calgary, Alb.) au sujet du match pour la médaille d’or

« Je suis fier de la façon dont notre groupe a joué aujourd’hui. Tout le monde a mis la main à la pâte, même les joueurs qui n’ont pas noirci la feuille de pointage ont eu un impact en bloquant des tirs et en écoulant des punitions. On est tous en confiance et on croit en l’équipe, ce qui est très important en vue du match pour l’or. Peu importe le résultat de l’autre demi-finale, on doit s’attendre à un match difficile et être prêt à être à la hauteur. »
 McGregor concernant la performance d’aujourd’hui

« Au début, je n’arrivais pas à croire que mon tir était entré. C’est un sentiment fantastique d’obtenir mon premier but, mais ce n’est rien comparativement au fait d’avoir la chance de jouer pour la médaille d’or. Ça compte énormément pour moi de pouvoir participer au match pour l’or. On a traversé un long parcours, et notre groupe s’est montré résilient malgré toutes les épreuves des quatre dernières années, et je suis vraiment heureux de voir notre équipe obtenir cette occasion incroyable. »
 Riley sur son premier but et le fait de jouer pour l’or

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Garrett Riley on ice injury
© Matthew Murnaghan/Hockey Canada Images

Le remarquable rétablissement de Riley

Quand l’athlète paralympique Garrett Riley s’est fracturé la jambe à la fin octobre, nombreux sont ceux qui pensaient que sa saison était terminée, mais il n’a pas abandonné

Lee Boyadjian
|
10 March 2022

La collision semblait plutôt anodine. Cependant, pendant que les joueurs se dispersaient et que le jeu se poursuivait, Garrett Riley était toujours allongé sur le côté dans la zone neutre. Le thérapeute sportif Michael Lenart a sauté sur la glace et a rejoint Riley dès que le coup de sifflet s’est fait entendre. Il a immédiatement fait appel à une assistance médicale. En quelques secondes, le Dr Roy Diklich était aux côtés de Riley et demandait une ambulance.

La jambe droite de Riley – sa seule jambe – était gravement fracturée.

Riley est un habitué des hôpitaux. À 15 ans, il a reçu un diagnostic d’ostéosarcome et s’est fait remplacer le genou gauche par une prothèse articulaire pour essayer de sauver le reste de sa jambe. Sept ans plus tard, l’apparition d’une infection a causé un choc septique chez Riley. Alors âgé de 22 ans, il a dû subir une amputation au-dessus du genou. Depuis cette opération en 2017, il a composé avec des problèmes liés à son membre résiduel, notamment des douleurs extrêmes nécessitant quelques interventions chirurgicales supplémentaires.

Les choses ont tellement mal tourné que la jeune étoile montante du parahockey a dû abandonner temporairement son sport après la saison 2018-2019, un an seulement après le début de sa carrière au sein de l’équipe nationale. Le natif de Brantford, en Ontario, craignait que ce soit la fin de son aventure au hockey, et la douleur ne diminuait pas.

« J’ai subi trois interventions chirurgicales à mon membre résiduel au cours des deux dernières années et demie pour essayer de soulager la douleur que j’ai constamment, tous les jours, explique Riley. Malheureusement, aucune des interventions n’a vraiment fonctionné, ce fut donc un gros pas de recul dans ma carrière. »

En août 2021, Riley a subi une nouvelle résection de son membre résiduel quelques semaines seulement avant le camp de sélection de l’équipe nationale de parahockey du Canada. Il se sentait déjà comme un négligé après avoir été absent du programme pendant deux ans et, physiquement, il n’était pas au sommet de sa forme. L’entraîneur-chef Ken Babey ne l’a toutefois pas vu de cette façon. Il a vu un jeune joueur au talent brut revenir dans le giron. Babey était enthousiasmé par ce jeune espoir.

 

Nous espérions que Garrett se présenterait au camp de sélection prêt à jouer cette saison et il l’a fait, a déclaré Babey. Il a mérité une place dans l’équipe et commençait vraiment à s’imposer [au début de l’année]. »

 

Au terme du camp, Riley envisageait la saison d’un bon œil. Le premier obstacle sur la route vers les Jeux paralympiques d’hiver de 2022 avait été franchi, l’entraînement allait bon train, et le calendrier de la saison, qui comprenait notamment un voyage à St. Louis en début de saison pour une série de deux matchs contre les États-Unis, s’annonçait bien.

La semaine a bien commencé, mais était chargée. Avec deux entraînements par jour pour entamer la semaine, les journées à l’aréna étaient longues, et l’équipe passait beaucoup de temps ensemble. Tout le monde était aussi curieux à propos de l’aréna – les matchs allaient se dérouler à l’extérieur. Cependant, quand l’équipe est arrivée à St. Louis, les travaux pour la préparation de la glace n’avaient même pas encore commencé. Chaque jour, la troupe canadienne se présentait et s’enquérait des progrès.

Tout le monde a été surpris quand la glace était prête pour la première mise au jeu le 29 octobre, et l’excitation était palpable. Les partisans ont commencé à arriver, dont une famille de quatre personnes originaire du nord de la frontière, vêtue fièrement de rouge et de blanc. Riley était anxieux à l’idée de retourner sur la glace dans l’uniforme unifolié, mais la nervosité a disparu pendant la période d’échauffement.

Le Canada a pratiqué un style robuste dès la mise au jeu initiale, ce qui n’est pas une surprise étant donné qu’il s’agissait de la première rencontre entre ces deux rivaux depuis le match pour la médaille d’or du Championnat mondial de parahockey 2021 du CIP, alors que le premier prix avait échappé aux Canadiens. Riley n’était pas du nombre en 2021, mais toute l’équipe estimait qu’il était important de s’imposer tôt dans le match.

Riley en était seulement à sa deuxième présence en première période, son équipement était même encore sec. Il s’est avancé en zone neutre pendant que l’attaquant américain Brody Roybal se dirigeait vers une rondelle libre. Voyant qu’il n’aurait aucun moyen d’atteindre la rondelle avant l’Américain, Riley prévoyait mettre Roybal en échec. Le défenseur canadien Adam Dixon avait le même plan. Roybal a vu venir Dixon et a freiné à temps. Riley a frappé la bande de plein fouet et s’est arrêté net, juste au moment où la luge de Dixon l’a frappé. Personne ne sait comment la jambe de Riley est sortie de la sangle, mais elle a encaissé toute la force du coup; les deux os de son mollet ont été fracturés.

 

Je me souviens que j’avais les yeux fermés pendant qu’ils essayaient de me sortir de ma luge et de m’installer sur la civière, et quelqu’un m’a attrapé la main, se souvient Riley. C’était (le responsable de l’équipement) A.J. Murley, et je lui serai toujours reconnaissant pour ce moment-là. »

 

Diklich a accompagné Riley dans l’ambulance jusqu’à l’hôpital et a parlé à l’équipe de soins de St. Louis. Étant lui-même médecin urgentologue, Diklich a vu son lot de mauvaises fractures. Il était là quand ils ont essayé de retirer l’équipement de Riley, mais ils ont dû endormir l’attaquant pour le faire. Et une fois l’équipement retiré, la raison était évidente. Riley avait une fracture ouverte; le tibia avait traversé la peau. Une blessure difficile à gérer pour quiconque, encore plus pour quelqu’un qui n’a qu’une seule jambe.

À peine huit heures plus tard, Riley était opéré. Une tige fut installée pour soutenir son tibia, et il se sentait assez fort pour tenter de marcher le lendemain. Cela s’est avéré trop difficile, et les plans pour ramener Riley à la maison à bord d’un vol commercial ont été abandonnés. Le coordonnateur de l’équipe, Mitchell Furlotte, a attendu quelques jours avec Riley à St. Louis jusqu’à ce qu’un vol médical puisse être organisé.

Rentrer à la maison n’a pas été la partie la plus difficile de cette mésaventure. La blessure de Riley s’est produite à seulement 127 jours du début des Jeux de Beijing. Un rétablissement normal d’une fracture ouverte prend environ deux ou trois mois, mais c’est beaucoup de temps à l’écart pour un athlète de haut niveau qui s’entraîne six jours par semaine au gymnase ou sur la glace, surtout au cours d’une année paralympique. Riley a donc décidé sur le champ de ne pas rester aussi longtemps à l’écart et que sa blessure ne l’empêcherait pas de faire partie de l’équipe, pas après tout ce qu’il avait traversé au cours des deux dernières années.

« Ça m’a définitivement traversé l’esprit au début que ma saison était terminée, dit Riley. Mais ensuite, je me suis dit que j’en avais assez de traîner sans rien faire, donc si quelque chose tournait mal, ça tournait mal, mais à ce moment-là, j’avais juste besoin de me pousser et de reprendre l’action. »

Deux semaines après la collision, Riley était de retour au gymnase. Il faisait uniquement des entraînements des bras, mais il s’efforçait de ne rien perdre de tout ce qu’il avait gagné au cours de l’année. Il était en contact constant avec le personnel de soutien de l’équipe et a même travaillé avec des préparateurs physiques qu’il connaissait grâce à son expérience avec Équipe Ontario. Travailler seul dans le gymnase pendant plus d’un mois a été difficile pour Riley, mais il s’est concentré sur son objectif et a progressé un peu chaque jour.

Puis une infection est survenue.

Ce n’était rien d’alarmant au début, mais pour Riley, cela lui a rappelé des souvenirs de son cancer à l’adolescence et de l’infection qui lui a finalement coûté sa jambe gauche. Ce furent deux semaines tendues, tout le monde dans la vie de Riley retenant son souffle et attendant de voir s’il pouvait combattre l’infection. Soudainement, reprendre le hockey n’était plus la priorité. Sauver la seule jambe qui lui restait était tout ce qui comptait.

 

J’ai juste continué à faire des choses que je pouvais contrôler et que je pouvais faire pour m’aider à reprendre le dessus et à arriver au niveau où je devais être », dit Riley.

 

Il a rejoint l’équipe nationale à Calgary en décembre pour un camp d’entraînement (qui remplaçait la Coupe de parahockey Canadian Tire qui avait été annulée), bien qu’il n’avait toujours pas été autorisé à sauter sur la glace. Pendant les entraînements, le préparateur physique de l’équipe Bryan Yu apportait un appareil cardio au bord de la patinoire pour que Riley puisse voir ce qui se passait sur la patinoire. Pour la première fois en six semaines, il avait vraiment l’impression de faire partie de l’équipe.

Toutefois il y avait toujours la question de son retour sur la glace. Le médecin orthopédiste de l’Ontario a adopté une approche beaucoup plus conservatrice que Riley aurait souhaitée, mais compte tenu de l’étendue de la blessure et de l’infection, il n’y avait pas vraiment de choix. Même avec la protection de la luge, reprendre l’entraînement complet, surtout avec contact, avant que la blessure ne soit suffisamment guérie pourrait avoir des effets néfastes à long terme. De plus, Riley utilisait toujours sa jambe pour garder l’équilibre quand il patinait, ce qui, selon lui, causait encore de la douleur quand il a finalement reçu l’autorisation des médecins pour reprendre l’entraînement.

Deux mois jour pour jour après l’accident – le 29 décembre – Riley était de retour sur la glace. C’était lors d’un entraînement à Toronto avec trois autres membres de l’équipe basés en Ontario. Il a travaillé seul pendant un certain temps, se familiarisant avec sa luge et sa jambe, avant de participer à des exercices avec le reste des joueurs. C’était une belle journée et, au fur et à mesure que la nouvelle de son retour se répandait dans l’équipe, un regain d’énergie se faisait aussi sentir.

« Faire partie de son cheminement, de le voir simplement monter dans une luge, sans même vraiment penser que cela signifiait qu’il allait rejouer à un niveau compétitif ou être en mesure de faire partie de l’équipe fut vraiment spécial, explique Lenart. Mais la réalité est qu’il avait manqué une grande partie du temps d’entraînement et, à ce niveau, chaque période à l’écart est une période dont profitent vos coéquipiers et adversaires, mais pas vous. »

Allait-il avoir assez de temps?

Riley a rapidement réalisé la même chose; ces deux mois de récupération avaient nui à sa forme physique et à son rythme. S’il voulait avoir une chance de percer la formation de l’équipe paralympique, il aurait besoin de plus de temps de glace, d’un entraînement plus spécifique et de plus de travail avec les entraîneurs, mais les options étaient limitées chez lui en Ontario. Babey a suggéré à Riley de venir à Calgary au début de janvier pour travailler avec lui et les joueurs basés en Alberta, mais aussi pour avoir des séances ciblées avec Yu et le personnel de soutien.

C’était une grosse commande. L’équipe prévoyait déjà une centralisation d’un mois dans une bulle avant les Jeux paralympiques, et cela ajouterait trois semaines de plus loin de chez lui – plus de neuf semaines au total si Riley se taillait un poste au sein de la formation définitive. C’était l’objectif; au cours de la dernière année, Riley n’avait pensé à rien d’autre qu’à porter l’uniforme du Canada à Beijing. Trois semaines supplémentaires n’allaient pas le dissuader de tout essayer pour exceller quand les entraîneurs prendraient leurs décisions au début février pour parachever la formation.

Vingt joueurs avaient été sélectionnés au sein de l’équipe nationale de parahockey du Canada en septembre, mais seulement 17 allaient participer aux Jeux. Riley savait que ses chances étaient bonnes, mais il n’en était pas moins nerveux le jour où l’appel est finalement arrivé.

« Cet appel Zoom était vraiment émouvant, dit Babey. La façon dont il s’est battu pour revenir, je pense qu’il a gagné beaucoup de respect de la part de ses coéquipiers, et je sais qu’il a gagné celui du personnel d’entraîneurs et du personnel de soutien. »

À ce moment, Riley a été récompensé pour tout ce qu’il avait traversé dans sa vie. Le cancer, une amputation, des douleurs chroniques, chirurgie après chirurgie, une jambe fracturée; tout avait mené au point où il aurait une chance de réaliser un rêve d’enfance et de représenter son pays.

Garrett Riley était un athlète paralympique.

Photo Credit: Angela Burger/Paralympic.ca
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Aperçu du tournoi paralympique : Canada c. Corée du Sud

Jeudi 10 mars| 23 h 5 HE | Beijing, Chine | Demi-finale

09 March 2022

TÉLÉVISION : Radio-Canada | Diffusion en continu : https://ici.radio-canada.ca/jeux-paralympiques

L’équipe de hockey paralympique du Canada affrontera la Corée du Sud pour une deuxième fois en quatre jours aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022, cette fois en demi-finale.

DERNIER MATCH DE CHAQUE ÉQUIPE

Le Canada a obtenu son billet pour la demi-finale grâce à une victoire de 6-0 sur les Coréens en conclusion de ronde préliminaire lundi. James Dunn a signé un tour du chapeau et a ajouté une aide pour mener l’offensive de son équipe, qui devait rebondir après une défaite par jeu blanc contre les États-Unis. Liam Hickey, Billy Bridges et Tyler McGregor ont été les autres marqueurs du Canada, et Dominic Larocque a effectué quatre arrêts pour réussir le blanchissage.

La Corée du Sud a accédé à la demi-finale en l’emportant 4-0 contre l’Italie en quart de finale. Dong Shin Jang a brisé la glace après seulement 3 min 30 s de jeu, Seung Hwan Jung a ajouté un but d’assurance en fin de deuxième période, et Jang et Jong Kyung Lee ont touché la cible au dernier tiers, ce qui a permis aux médaillés de bronze de 2018 d’atteindre le carré d’as pour une deuxième fois de suite aux Jeux.

DERNIÈRE RENCONTRE ENTRE LES DEUX ÉQUIPES

Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, les Canadiens et les Coréens ont croisé le fer au dernier match du tour préliminaire. Le Canada, qui l’a emporté 6-0, s’est montré dominant du début à la fin, et ses unités spéciales ont obtenu de nombreuses occasions de s’exercer.

À SURVEILLER

L’offensive du Canada poursuivra-t-elle sur cette lancée? Après son revers de 5-0 contre les États-Unis, la formation canadienne était pressée de sortir ses gros canons contre les Coréens. Hickey, Bridges et McGregor sont entrés dans la danse, et Dunn continue de montrer qu’il est l’un des meilleurs jeunes joueurs au monde. Une autre belle performance en demi-finale donnerait un bon élan aux Canadiens en vue d’un match pour la médaille d’or.

Du côté de la Corée, Lee a été le héros des trois premières rencontres. Le gardien de but a offert une performance de 26 arrêts dans le revers en lever de rideau face aux Américains et a été sensationnel contre le Canada, bloquant 31 tirs. En quart de finale contre l’Italie, il a effectué trois arrêts avant de céder sa place à Hyuk Jun Choi après le premier engagement. Lee devra à nouveau être le meilleur joueur des Coréens si ces derniers veulent espérer causer la surprise.

RÉTROSPECTIVE

Il s’agit d’une 36e rencontre entre le Canada et la Corée du Sud.

Les Canadiens avaient infligé aux Coréens une cuisante défaite à domicile en demi-finale de 2018, l’emportant par la marque de 7-0. Quatre des cinq buteurs du Canada sont toujours de la formation (Hickey, Greg Westlake, Bridges et McGregor), de même que Larocque, qui n’a eu qu’un tir à repousser dans cette victoire à PyeongChang.

Il s’agira du sixième duel de la saison entre les deux équipes; la troupe canadienne a balayé une série de quatre matchs à Bridgewater, N.-É., en novembre, dominant son adversaire 31-1 dans la colonne des buts.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 35-0
Buts pour le Canada : 214
Buts pour la Corée du Sud : 15

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Les élèves de l’école secondaire Matthew-Halton

Un soutien bien senti de Pincher Creek à Beijing

Les élèves qui portent la feuille d’érable à l’Académie des habiletés Hockey Canada ont noué un lien spécial avec les athlètes olympiques et paralympiques du Canada des Jeux de Beijing 2022

Quinton Amundson
|
08 March 2022

Les 23 élèves inscrits au programme de l’Académie des habiletés Hockey Canada (AHHC) de l’école secondaire Matthew-Halton sont à même de constater qu’ils font partie d’une communauté du hockey pancanadienne chaque fois qu’ils enfilent leur chandail d’entraînement.

En portant la symbolique feuille d’érable, ces adolescents de Pincher Creek, une petite municipalité du sud de l’Alberta, ont développé un sentiment d’appartenance aux équipes de hockey olympiques et paralympique du Canada.

« Les jeunes reconnaissent que le logo porté dans leur patelin albertain est le même que celui porté par l’élite », dit Bryan Burns, instructeur de l’AHHC et directeur adjoint de l’établissement scolaire. « Ça favorise vraiment l’unité et l’attachement. C’est précieux pour les enfants. »

Les élèves de Burns avaient bien en tête la quête canadienne de l’excellence en hockey olympique à Beijing tout au long de cette fête mondiale du sport. Burns affirme qu’il y avait de la fébrilité dans l’air à l’école dès la ronde préliminaire et jusqu’à la brillante touche finale de Marie-Philip Poulin pour donner l’or à son équipe grâce à une performance de trois points contre les États-Unis. Cette même fébrilité perdurera pendant les Jeux paralympiques, où Équipe Canada a entamé une autre quête de la médaille d’or, cette fois en parahockey, depuis le 5 mars.

Les élèves de l’école secondaire Matthew-Halton rêvaient d’un match de la ronde des médailles qui coïnciderait avec leur cours de l’AHHC pour qu’ils puissent encourager Équipe Canada vêtus de leurs chandails. Selon les dires de l’un des élèves de Burns, avoir l’occasion de regarder un match serait bien mieux que de faire des mathématiques…

L’écart de 15 heures entre les fuseaux horaires de Pincher Creek et de Beijing a mis fin au débat. Mais Burns soutient qu’il y a d’autres façons de souligner les réussites outremer du Canada en hockey dans les prochains cours de l’AHHC.

« Nous avons préparé une activité où nous allons visionner des extraits de match. Nous demanderons aux élèves de repérer dans les vidéos des exemples de bon travail d’équipe et de courage dans l’adversité. On n’a qu’à penser à l’équipe féminine qui a joué avec des masques. Il arrive que des obstacles se dressent entre vos objectifs et vous, mais il faut savoir garder le cap. »

Dans les journées qui ont précédé le début des Jeux olympiques le 4 février, Burns a écrit à Hockey Canada pour partager son désir de voir ses élèves profiter de la grande tradition quadriennale.

« Ce qui est merveilleux des Jeux olympiques et paralympiques, c’est que tous les partisans de hockey du Canada ont un souvenir préféré d’un match qu’ils ont regardé au cours de leur vie. Pour certains, c’est un but important, pour d’autres, c’est le fait d’être avec famille et amis devant le téléviseur, avec pizza et collations à portée de main. Pour les élèves de Matthew-Halton, je leur souhaite d’être témoins de matchs de hockey incroyables et de savourer le plaisir fondamental du hockey… se trouver en bonne compagnie et se créer des souvenirs inoubliables! »

Burns s’est aussi dit reconnaissant de la grande source d’inspiration que représentent les Jeux d’hiver. L’unique fille inscrite au programme de l’AHHC peut s’asseoir devant son téléviseur pour voir Sarah Nurse établir de nouveaux records du tournoi grâce à sa récolte de 18 points, dont 13 mentions d’aide. L’élève peut se motiver du fait que le parcours de Nurse vers son statut de championne olympique a débuté au hockey mineur pour elle aussi.

Les équipes nationales masculines et féminines du Canada puisent à leur tour de l’inspiration dans la passion d’un enfant – ou même d’un adulte – qui fait un effort particulier pour veiller jusqu’aux petites heures pour voir ses héros et héroïnes au hockey. Ces athlètes multiplient les remerciements aux partisans en entrevue et partagent des publications dans les médias sociaux, en plus de patiemment signer des autographes et prendre des photos en guise de reconnaissance envers la communauté du hockey canadienne si passionnée.

Après s’être contentée de la médaille d’argent à la suite d’une défaite en prolongation contre les États-Unis en 2018, l’équipe de hockey paralympique du Canada a pour objectif d’atteindre la plus haute marche du podium pour la première fois depuis 2006. Les élèves de l’école secondaire Matthew-Halton sont peut-être à des milliers de kilomètres, mais le soutien et la fierté qu’ils expriment à l’égard d’Équipe Canada se ressentent partout sur la planète.

« Nous souhaitons le plus grand des succès à nos athlètes », affirme Burns.

Votre AHHC célèbre-t-elle les Jeux paralympiques? Montrez-nous votre fierté paralympique canadienne pendant la quête de l’or de notre équipe en mentionnant @HockeyCanada_fr dans les médias sociaux.

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Tour d’horizon du tournoi paralympique : Canada 6, Corée du Sud 0

James Dunn obtient son premier tour du chapeau paralympique dans un gain du Canada contre la Corée

08 March 2022

STATISTIQUES DU MATCH | BLOGUE EN DIRECT

BEIJING, Chine – L’équipe de hockey paralympique du Canada a obtenu son billet pour les demi-finales aux Jeux paralympiques d’hiver de 2022 après avoir défait la Corée du Sud par la marque de 6-0 lors de son dernier match en ronde préliminaire mardi.

• James Dunn (Wallacetown, Ont.) a signé un tour du chapeau et a ajouté une aide.
• Tyler McGregor (Forest, Ont.) et Billy Bridges (Summerside, Î.-P.-É.) ont inscrit un but et une aide chacun.
• Liam Hickey (St. John’s, T.-N.-L.) a complété le pointage.
• Adam Dixon (Midland, Ont.) a fourni deux aides.
• Dominic Larocque (Québec, Qc) a effectué quatre arrêts pour obtenir un jeu blanc.
Le Canada a dominé la Corée du Sud 42-4 au chapitre des tirs au but.

Prochain match :
Canada c. À DÉT. (demi-finale) – le vendredi 11 mars (7 h 5 HE/4 h 5 HP)

Citations :
« Nous avons joué un match complet, avec beaucoup de constance au fil des trois périodes. Nous avons été quelque peu indisciplinés, mais nous avons su manœuvrer ces situations sans accorder de but. Nos joueurs sont restés concentrés malgré ces punitions. Nous avons aussi généré beaucoup d’offensive à la suite des désavantages numériques, mais le gardien de but coréen a été sensationnel aujourd’hui. Nous avons tenté plus de 40 tirs, et le gardien adverse nous a compliqué la tâche. J’ai aussi aimé la façon dont [James] Dunn s’est affirmé dans le match, et nous avons profité d’apports importants de bon nombre de joueurs clés. »
- L’entraîneur-chef Ken Babey (Calgary, Alb.) sur la performance d’aujourd’hui

« Quel sentiment incroyable [que d’inscrire un tour du chapeau aux Jeux paralympiques], mais je n’y serais pas arrivé sans l’aide de mes coéquipiers. C’était important pour nous d’avoir un bon match aujourd’hui et de continuer à bâtir notre confiance en vue des rencontres à venir. On a beaucoup mis l’accent sur nos systèmes et on tenait à peaufiner plusieurs facettes de notre jeu. Maintenant, on doit se concentrer sur la demi-finale. »
- Dunn au sujet de son tour du chapeau

« Notre équipe se démarque par sa grande diversité sur le plan de l’âge, des habiletés et des rôles, et les 15 joueurs ont tout donné. Il y a tellement de talent dans cette formation, et ça vaut pour beaucoup de jeunes joueurs qui ont joué avec énormément de confiance aujourd’hui. C’était génial de voir certains de nos jeunes joueurs s’imposer et connaître une telle performance contre la Corée, et je suis convaincu que le meilleur est à venir. »
- Bridges sur le niveau de confiance des jeunes joueurs de l’équipe

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Aperçu du tournoi paralympique : Canada c. Corée du Sud

Mardi 8 mars | 0 h 5 HE | Beijing, Chine | Ronde préliminaire

06 March 2022

TÉLÉVISION : Radio-Canada | Diffusion en continu : https://ici.radio-canada.ca/jeux-paralympiques

L’équipe de hockey paralympique du Canada voudra rebondir après sa défaite en lever de rideau contre les États-Unis lorsqu’elle complètera sa ronde préliminaire écourtée par un duel contre la Corée du Sud.

DERNIER MATCH DE CHAQUE ÉQUIPE

Ce n’était pas le départ escompté pour le Canada samedi – un revers de 5-0 contre ses rivaux américains. Dominic Larocque, qui a amorcé la rencontre devant le filet, a effectué 17 arrêts au cours des deux premières périodes, avant de céder sa place à Adam Kingsmill, qui a repoussé quatre tirs au dernier tiers lors de ses débuts aux Jeux paralympiques. Au total, le Canada a été dominé 26-9 au chapitre des tirs au but.

La Corée du Sud a elle-même entamé les Jeux paralympiques contre les États-Unis et a subi le même sort, s’inclinant au compte de 9-1 dimanche. Seung Hwan Jung a inscrit le seul but des Coréens tôt en troisième période. Jae Woong Lee a connu un match occupé au cours duquel il a stoppé 26 des 35 tirs dirigés vers lui pendant les 30 premières minutes de jeu. Hyuk Jun Choi s’est ensuite amené en relève au dernier engagement.

DERNIÈRE RENCONTRE ENTRE LES DEUX ÉQUIPES

Le Canada a dominé la Corée du Sud 31-1 au pointage dans le quatre d’une série de quatre matchs hors concours disputée à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse, en novembre. C’est au dernier match de cette série que l’écart a été le plus prononcé; le Canada a signé un gain de 11-0 . Ce fut une occasion pour certaines recrues canadiennes de s’affirmer. James Dunn a notamment complété un tour du chapeau, et Anton Jacobs-Webb a récolé quatre mentions d’aide. En outre, Adam Kingsmill a pu gagner de l’expérience précieuse devant le filet des siens en méritant un jeu blanc grâce à sa performance de quatre arrêts, même s’il a été beaucoup moins sollicité que ses homologues coréens Choi et Lee, qui ont fait face ensemble à un barrage de 40 tirs.

À SURVEILLER

L’offensive canadienne s’est essoufflée en cours de match contre les Américains, ne dirigeant qu’un seul tir au filet en troisième période, et seulement quatre au cours des 30 dernières minutes. Il faudra faire mieux si le camp canadien souhaite mettre fin à ses 16 ans de disette de médaille. Un affrontement contre les Coréens, des adversaires qui ont concédé en moyenne huit buts au Canada pendant la série de novembre, pourrait s’avérer le remède idéal.

Reconnus pour leur jeu robuste, les Coréens vendent chèrement leur peau, ce qui peut devenir une source de frustration et mener à de mauvaises punitions. Il y a fort à parier que l’allure du match sera dictée par la capacité de la Corée du Sud de profiter ou non de telles occasions en supériorité numérique.

RÉTROSPECTIVE

Il s’agit d’une 35e rencontre entre le Canada et la Corée du Sud, mais seulement d’un deuxième duel paralympique.

Lors du seul autre affrontement dans ce contexte, le Canada a triomphé par un pointage de 7-0 en demi-finale à PyeongChang en 2018. Tyler McGregor a inscrit deux buts et une aide dans cette victoire qui a permis au Canada d’accéder à la finale pour la première fois depuis sa médaille d’or de 2006.

La plupart des matchs opposant le Canada à la Corée du Sud sont survenus au Championnat mondial de parahockey du CIP ou à la Coupe de parahockey Canadian Tire. Le dernier duel entre les deux formations au Mondial de parahockey, qui a eu lieu en 2021, s’est conclu par un triomphe de 8-0 pour le Canada . Liam Hickey avait alors mené la charge avec deux buts et trois aides. McGregor avait quant à lui réussi un tour du chapeau.

Fiche de tous les temps : le Canada mène 34-0

Buts pour le Canada : 208

Buts pour la Corée du Sud : 15

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Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

[email protected]

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

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