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Six questions à Brayah et Zoe

Deux gardiennes de but des Silver Seven d’Ottawa Valley (M11 AA) racontent leurs débuts dans le sport, avancent des conseils pour les autres filles et proposent des avenues pour rendre le hockey plus inclusif

Hailey Perreault
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4 mars 2022
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Brayah Bemrose et Zoe Dyke n’ont beau avoir que dix ans, elles se démarquent déjà dans le monde du hockey. Elles sont les deux gardiennes de but, et les seules filles, de la division M11 AA des Silver Seven d’Ottawa Valley.

« C’est sûr que ça fait jaser de voir deux filles devant le filet dans des tournois de calibre AAA dans la région de Toronto », affirme Natasha Danschinko, qui est la mère de Zoe, l’entraîneuse des gardiens de but de l’équipe et un excellent modèle pour les filles.

La compétition de haut niveau, Danschinko connaît ça, ayant elle-même participé à deux reprises aux Jeux d’hiver de l’Ontario en tant que gardienne de but à la ringuette. Elle attribue d’ailleurs une grande part de son succès dans le monde du hockey à ces années passées à bloquer les anneaux. Danschinko a fait ses études de premier cycle à l’Université Brock, où elle était membre de l’équipe féminine de basketball. Elle a ensuite joué au hockey universitaire pendant deux saisons (1999 à 2021) à titre de gardienne de but des Gee Gees d’Ottawa, tout en terminant sa maîtrise et sa formation à l’enseignement. Après avoir obtenu son diplôme de l’Université d’Ottawa, elle a évolué pendant une saison avec les Raiders d’Ottawa de l’ancienne National Women’s Hockey League. Danschinko n’a toujours pas accroché ses jambières; elle joue encore des parties improvisées avec divers groupes de hockey masculin de la capitale.

« Un jour, ma fille va inévitablement faire le saut vers le hockey féminin, mais pour l’instant, elle adore jouer avec et contre les garçons », explique Danschinko. « C’est vraiment cool qu’il y ait deux filles devant le filet de l’équipe AA cette année! Ce qui rend le tout encore plus spécial, c’est que Zoe et Brayah sont meilleures amies. Elles se motivent à tout donner et se félicitent l’une l’autre. Quand elles ont appris qu’elles avaient été choisies pour l’équipe, elles n’en revenaient pas de pouvoir jouer ensemble et de former un tandem de gardiennes. »

Hockey Est de l’Ontario a demandé à Brayah et à Zoe de parler de leur parcours au hockey et des conseils qu’elles aimeraient donner aux autres filles dans le sport.

Q : Comment as-tu fait tes débuts au hockey?

Brayah : J’ai commencé à jouer vers l’âge de trois ans. Je suivais des cours de patin le lundi, et mes parents m’ont inscrite au programme des Petits Sénateurs. L’année suivante, je portais les couleurs des Warriors de Carleton Ouest pour ma première saison. J’ai toujours aimé aller à l’aréna et jouer au hockey. Ça n’a pas changé.

Zoe : J’ai commencé à six ans. Ma mère et mon frère jouaient au hockey, et je voulais faire comme eux. Je voulais être gardienne de but parce que c’était la position de ma mère et qu’elle semblait avoir beaucoup de plaisir. Je disais même que je ne serais jamais fâchée d’accorder un but.

Q : Comment trouves-tu ça, d’avoir une autre fille comme partenaire dans les buts?

Brayah : Jusqu’à présent, c’est incroyable, et pas seulement parce Zoe est ma meilleure amie, mais aussi parce que nous vivons les mêmes choses. Nous nous encourageons entre les périodes. Je dois me changer dans un vestiaire distinct, et c’est bien d’avoir ma coéquipière avec moi.

Zoe : C’est génial d’avoir une autre fille qui joue avec moi contre les garçons; c’est probablement le meilleur sentiment qu’une gardienne de but puisse ressentir.

Q : Quelles leçons as-tu apprises dans ton parcours au hockey?

Brayah : Je crois que la plus grande leçon que j’ai apprise au hockey est de ne jamais abandonner, même quand tout semble perdu, et de ne ménager aucun effort pour m’améliorer. Je pense que si tu embarques sur la glace avec confiance en sachant que tu vas faire de ton mieux, même si tu n’obtiens pas le résultat escompté… tu sauras que tu as tout donné, et qu’il n’y avait rien d’autre à faire.

Zoe : Ne pas abandonner, ne jamais laisser quelqu’un te dire que le hockey, ce n’est pas pour les filles, et ne jamais sortir d’un match la tête basse, même en cas de défaite.

Q : Quel conseil donneriez-vous à une fille qui veut commencer le hockey?

Brayah : Lance-toi! Au début, tu trouveras peut-être ça épeurant et difficile, mais plus tu t’entraîneras, plus tu aimeras ça. La principale raison pour laquelle tu devrais jouer est d’avoir du plaisir. La seconde où tu cesses d’en avoir, tu dois découvrir pourquoi et régler le problème. Peu importe le niveau ou la ligue, l’important, c’est de s’amuser.

Zoe : Ne laisse jamais quelqu’un te dire que tu ne peux pas jouer au hockey parce que tu es une fille, et ne te décourage pas si tu n’es pas choisie par l’équipe que tu visais; il y aura toujours une équipe pour toi.

Q : Quels sont tes objectifs au hockey?

Brayah : Je veux continuer à jouer à un niveau compétitif avec les gars. Je voudrais jouer dans la division AAA, puis être repêchée dans le rang junior ou dans l’OHL. J’aimerais beaucoup jouer à l’université dans une équipe de division 1 aux États-Unis et représenter le Canada au championnat mondial et aux Jeux olympiques. Et bien sûr, être gardienne de but partante pour une saison complète dans la LNH.

Zoe : Je veux jouer dans le meilleur niveau possible chaque année. Quand je serai plus vieille, je veux jouer au hockey universitaire au Canada ou aux États-Unis et pour l’équipe nationale féminine du Canada.

Q : Comment crois-tu que nous pouvons rendre le hockey plus inclusif?

Brayah : J’ai eu la chance d’avoir des entraîneurs en or. Mes coéquipiers sont formidables et nous incluent toujours, Zoe et moi, dans les activités. Les entraîneurs leur ont bien appris que ce n’est pas l’identité qui compte, mais la façon dont on joue. Encouragez les enfants à suivre des cours de patin très jeunes. Choisissez des ambassadeurs du hockey de tous les âges, races et sexes. Comme ça, si les gens ont des questions, ils pourront les poser à quelqu’un qui leur ressemble. Je pense qu’une façon de rendre le hockey plus inclusif est d’offrir plus de subventions et de commandites pour aider financièrement les familles afin que leurs enfants puissent jouer.

Zoe : 1) Apprenez aux gens que le hockey est pour tout le monde, et que chacun y a sa place – garçon ou fille, ou une personne de l’étranger. 2) Si vous voyez quelqu’un qui veut jouer au hockey, encouragez-le et montrez-lui des vidéos de toutes sortes de joueuses et de joueurs. 3) Créez un milieu où tout le monde se sent à l’aise de jouer.


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