2020 21 npt camp action

Regard vers l’avenir

L’équipe nationale de parahockey du Canada se réunit à Calgary pour la première fois en presque un an, et devant les défis liés à la COVID-19, elle sera surtout composée de jeunes

Jason La Rose
|
19 janvier 2021
|

« Je commence à travailler sur mon plan D pour la saison. »

Telle est la vie d’entraîneur en temps de pandémie de COVID-19.

Le plus récent plan de Ken Babey, entraîneur-chef de l’équipe nationale de parahockey du Canada, comporte enfin un peu d’action sur la glace. En effet, 14 joueurs se réuniront au domicile de Hockey Canada au Parc Olympique du Canada de WinSport pour un camp d’entraînement qui commencera cette semaine.

Toutefois, même ce camp sera différent de ce que Babey avait imaginé au départ. En raison des défis liés aux déplacements pendant la pandémie et des risques associés à certaines conditions préexistantes, plusieurs joueurs ont décidé de ne pas prendre part au camp. La formation sera donc surtout composée de jeunes.

 

 

Les 14 joueurs qui se rendront à Calgary ont disputé un total combiné de 313 matchs avec l’équipe nationale, dont 218 ont été joués par le capitaine Tyler McGregor (109) et les vétérans défenseurs Rob Armstrong (62) et Tyrone Henry (47).

Babey fait contre mauvaise fortune bon cœur : bien que sa formation ne soit pas complète, il a néanmoins bénéficié de plus de temps pour travailler avec les joueurs, qu’il voit habituellement moins souvent en face à face.

« C’est une bonne occasion pour les athlètes de montrer les progrès réalisés depuis la dernière fois qu’on a été ensemble, il y a environ 10 mois. Les joueurs se sont entraînés individuellement sur la glace comme à l’extérieur de la patinoire. Nous allons les mettre à l’épreuve et évaluer leur forme physique, leurs habiletés pour manier la rondelle et leur réponse à la pression. Nous allons aussi nous amuser et profiter de la semaine pour stimuler notre esprit compétitif. »

Et ce n’est pas comme si les joueurs qui seront absents à Calgary n’avaient pas été en mesure d’aller sur la glace.

Depuis la dernière rencontre de l’équipe pour une série contre les États-Unis, à la mi-février 2020, Hockey Canada a soutenu la création de centres d’entraînement régionaux dans différentes villes du pays, ce qui a permis à de petits groupes de se rassembler quelques fois par semaine pour s’exercer.

« Nous sommes chanceux, car beaucoup d’entre eux sont regroupés, surtout les gars de l’Ontario, qui composent la majorité de la formation. Ils se réunissent jusqu’à cinq à la fois. C’est bien qu’ils puissent sentir qu’ils font partie d’une équipe, qu’ils restent proches et aussi qu’ils se mettent au défi les uns les autres. »

Tout comme Troy Ryan, son collègue entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine du Canada, Babey a gardé le contact virtuellement avec ses joueurs pendant la pandémie, tirant parti d’occasions inattendues de travailler le volet hors glace du programme.

« Il faut essayer de voir le côté positif des situations difficiles comme la pandémie. Les membres du personnel ici sont merveilleux et se sont tournés vers les lacunes que nous pouvions combler tandis que nous étions séparés. C’est l’approche que nous avons adoptée, et nous avons choisi de miser sur le renforcement de nos capacités. »

« Nous avons tenu des réunions d’équipe virtuelles hebdomadaires ainsi qu’un programme de leadership. Les joueurs ont aussi eu chaque semaine des rencontres en préparation mentale. En tant que groupe, nous avons travaillé ensemble peut-être même plus que par le passé. Et nous avons abordé quelques notions de notre culture d’équipe. Devant l’impossibilité de tous nous réunir sur la glace, nous devions trouver une façon de garder le contact, travailler hors de la patinoire sur certains aspects à améliorer de notre culture et nous orienter vers les 414 prochains jours. »

Ce compte à rebours de 414 jours mène à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques d’hiver de 2022, où Équipe Canada tentera de faire oublier sa défaite crève-cœur de 2018, quand l’or lui a été ravi 38 secondes avant la fin de la partie à PyeongChang et qu’elle a dû se contenter de la médaille d’argent.

Le calendrier de compétitions internationales étant incertain pour le reste de la saison 2020-2021, le Championnat mondial de parahockey sur glace du CIP, qui doit se tenir en République tchèque en mai, pourrait bien être reporté, voire annulé. Les Jeux de Beijing 2022 représentent donc une lueur d’espoir dans l’horizon du hockey, et le plan actuel de Babey s’articule essentiellement autour des Jeux paralympiques.

Le camp des deux prochaines semaines en fait partie. Les jeunes joueurs y bénéficieront d’une belle vitrine pour démontrer leurs progrès ainsi que leur valeur pour 2022, et après.

« S’ils ont bien travaillé, on devrait voir leur amélioration », observe Babey. « On pourrait constater une grande profondeur en 2022, mais aussi au cycle quadriennal suivant. En effet, bon nombre de joueurs qui seront au camp pourraient faire partie du prochain cycle paralympique. »

« Ces joueurs représentent l’avenir de l’équipe. »

Pour plus d'informations :

Dominick Saillant
Directeur, communications
Hockey Canada
514-895-9706
[email protected]

 

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada
403-284-6484
[email protected]

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada
Bureau : 403-777-4567
Cellulaire : 905-906-5327
[email protected]

 

Videos
Photos
CMF 2021 : Rouges c. Blancs (match 2)
Le camp de sélection se poursuit à Halifax avec le deuxième de trois matchs intraéquipes.
CMF 2021 : BLANCS 5 – ROUGES 1 (Intraéquipe)
Les Blancs frappent quatre fois en deuxième et remportent le premier match du camp de sélection.
ENF 2020-2021 : Regard sur le camp de sélection (16 avril)
Voyez l’action sur la glace au Scotiabank Centre à Halifax.
ENF 2020-2021 : Les coulisses du camp
Jetez un coup d’œil sur ce qui s’est passé à l’extérieur de la patinoire, en coulisse du camp de l’équipe féminine.
Horaire