ann sophie bettez feature
Bettez est de retour
Après presque 10 ans, Ann-Sophie Bettez savoure un retour inattendu au sein de l’équipe nationale féminine du Canada
Wendy Graves
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12 février 2019
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Ann-Sophie Bettez a attendu longtemps avant de jouer à nouveau pour Équipe Canada.

Neuf ans, un mois et trois jours, exactement.

La dernière fois que Bettez a endossé le chandail orné de la feuille d’érable, c’était lors du match pour la médaille d’or de la Coupe MLP 2010, le 9 janvier 2010. Elle était alors membre de l’équipe nationale féminine des moins de 22 ans du Canada.

Et maintenant, elle est de retour. Cette semaine, Bettez fait ses débuts tant attendus avec l’équipe nationale féminine du Canada en tant que recrue de 31 ans à la Série de la rivalité contre les États-Unis.

Après avoir été laissée de côté pendant plusieurs années, avait-elle abandonné son rêve de jouer à nouveau pour Équipe Canada?

« C’était fini en quelque sorte », affirme Bettez. « C’était quelque chose que j’avais mis de côté, et je jouais au hockey parce que j’aime vraiment le sport. Je ne m’entraînais plus pour faire partie d’Équipe Canada. Je jouais pour être la meilleure possible et aider mon équipe à gagner. »

Bettez ne pouvait se concentrer sur ce qu’elle ne pouvait contrôler. Mais elle pouvait contrôler ce qu’elle faisait sur la glace, et là, elle a tout simplement dominé.

Elle a remporté trois championnats du SIC (ainsi qu’une médaille d’argent et de bronze) avec l’équipe de l’Université McGill. Elle a terminé sa carrière universitaire en remportant le trophée Broderick remis à la Joueuse de l’année du SIC, et le prix BLG en tant qu’Athlète féminine de l’année du SIC.

Les Stars de Montréal (maintenant Les Canadiennes) l’ont repêchée en 2012. Après avoir été la meilleure buteuse de la ligue – et deuxième pointeuse – elle a été nommée Recrue de l’année de la LCHF en 2013. À sa deuxième saison, elle a remporté l’Angela-James Bowl en tant que meilleure pointeuse de la ligue et elle a été nommée Joueuse par excellence de la LCHF. Depuis qu’elle joue dans la ligue, elle a toujours été parmi les cinq premières pointeuses, accumulant une moyenne d’un point et demi par match. À l’aube de la Série de la rivalité, elle est au deuxième rang des pointeuses de la LCHF avec 44 points en 24 matchs.

Alors, pourquoi est-ce le bon moment pour ramener Bettez dans le giron de l’équipe nationale?

« C’est le début d’une nouvelle période quadriennale (olympique), et elle a fait ses preuves dans la LCHF au cours des dernières années par son jeu constant », déclare Gina Kingsbury, directrice des équipes nationales féminines de Hockey Canada. « L’an dernier, pendant que ses coéquipières étaient aux Olympiques, elle a prouvé l’importance qu’elle revêt pour son équipe, offensivement, défensivement, à tous les égards. »

En octobre, Kingsbury et l’entraîneur-chef, Perry Pearn, ont communiqué avec Bettez pour lui dire qu’ils la surveillaient. Bien qu’elle n’ait pas changé sa façon de faire sur la glace – « Ils m’ont approchée parce que je faisais quelque chose de bien et je voulais continuer de faire ce que je faisais » –, elle était soudainement beaucoup plus occupée à l’extérieur de la patinoire.

Elle s’est jointe aux joueuses de l’équipe nationale basées à Montréal lors des séances de développement des habiletés. Elle a augmenté le nombre de ses séances d’entraînement hors glace d’une à trois par semaine. Ses priorités ont changé.

Bettez est planificatrice financière. Puisqu’elle rencontre des clients selon leur horaire, elle doit travailler le soir ce qui entre parfois en conflit avec ses séances d’entraînement avec Les Canadiennes. L’an dernier, elle s’est jointe à un cabinet d’associés où l’appui des adjoints libère Bettez pour qu’elle se concentre sur sa clientèle – et maintenant, sur son horaire d’entraînement plus chargé.

Bettez semblait être sur une trajectoire type après la Coupe MLP 2010. Elle a reçu une invitation au camp de sélection en vue du Championnat mondial féminin 2011 de l’IIHF l’année suivante. Lorsqu’elle a cessé de recevoir des invitations, elle s’est concentrée sur sa carrière. Maintenant, huit ans plus tard, elle a les assises requises pour partir en quête d’un rêve qui semblait s’être envolé.

« Cela me donne confiance, car je sais que lorsque je prendrai ma retraite, j’aurai un emploi », dit-elle. « Je suis heureuse d’avoir pu tisser les liens que j’ai au travail. Je peux maintenant concentrer tous mes efforts sur l’entraînement pour m’assurer d’être au sommet de ma forme de sorte que si ça fonctionne, j’aurai fait tout en mon pouvoir pour être à mon meilleur. Et si ça ne fonctionne pas, au moins, j’aurai saisi une superbe occasion pendant ma carrière. »

Bettez est la deuxième plus âgée de la formation canadienne pour la série et la plus âgée des patineuses (la gardienne de but Shannon Szabados a 14 mois de plus qu’elle). Elle est aussi une de trois joueuses qui en sont à leur début avec l’équipe nationale féminine.

« Je me sens un peu comme une recrue, mais dans ma tête, je ne veux pas ressentir cela. J’ai hâte de faire partie de ce groupe de l’élite du hockey féminin », dit Bettez avant d’éclater de rire. « J’espère qu’elles ne me demanderont pas de remplir toutes les bouteilles d’eau.

« Blague à part, même si je suis l’une des plus vieilles et une recrue, j’espère pouvoir apporter de l’expérience, un certain calme et un élan maîtrisé. »

« Comme nous lui avons mentionné, nous ne nous attendons pas à ce qu’elle arrive et qu’elle domine comme elle le fait dans la LCHF », dit Kingsbury. « Nous voulons qu’elle se mouille et qu’elle apporte ce qu’elle apporte normalement. »

Bettez ne ressent aucune pression supplémentaire pour prouver quoi que ce soit. « À ce point-ci, j’ai tout à gagner. Ce qui m’a amenée ici, c’est ce que je faisais », dit-elle. « Jouer au hockey me rend heureuse. Faire partie de ce groupe de l’élite et jouer au hockey au plus haut niveau est une occasion incroyable, et je veux simplement avoir du plaisir et tout donner sur la glace. »

Cela signifie ne pas regarder au-delà de ces trois matchs. Ce que l’avenir lui réserve est hors de son contrôle.

« Je n’ai aucune attente », dit Bettez. « Simplement, donner le meilleur de moi-même, et s’ils veulent de moi pour la suite des choses, je serai prête. »

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