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L'entraîneur par excellence
Aucun entraîneur n'a gagné plus de matchs, aucun entraîneur n'a gagné plus de coupes Stanley, et aucun entraîneur n'a fait mieux que Scotty Bowman
Randy Sportak
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19 juin 2017
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Scotty Bowman a fait partie de 14 équipes championnes de la Coupe Stanley et chacune d'entre elles occupe une place privilégiée dans son cœur et dans ses souvenirs.

Quelques-unes de ces conquêtes – ainsi que les bagues qui les accompagnent – ravivent des émotions chez l'homme qui est réputé être le plus grand entraîneur de l'histoire du hockey maintenant qu'il a le temps de revenir sur l'ensemble de son œuvre.

Quelques-unes sont évidentes, mais une autre se démarque du fait qu’elle s’insère dans un triplé.

« La première coupe que tu gagnes comme entraîneur (1973) est quelque chose de spécial. J'imagine que c'est la même chose pour un joueur. Nous étions à Montréal et la pression de gagner était très grande, et ce fut en quelque sorte une victoire surprise », a dit Bowman en remontant le chemin de ses souvenirs pavé de trophées. « Et la dernière coupe (comme entraîneur-chef) en 2002 avec Detroit est très importante parce que je savais que c'était la dernière équipe que j'allais entraîner.

« Mais l'année que j'affectionne le plus, curieusement, c’est 1976. Au printemps, nous avons gagné la coupe Stanley en battant Philadelphie, qui avait gagné deux coupes de suite, en remportant quatre matchs consécutifs. Ils en avaient gagné deux de suite en jouant un style de hockey différent; ils formaient une équipe rude et ce fut une série rude, mais nous avons gagné en quatre matchs.

« Nous avons donc gagné la coupe Stanley au printemps, et à l'automne, nous avons gagné la coupe Canada, puis, au début octobre, nos jumeaux (Robert et Nancy) sont nés. En fait, ma femme était à l'hôpital pendant les deux dernières semaines de la tenue de la Coupe Canada.

« Une coupe Stanley en mai, une coupe Canada en septembre et des jumeaux en octobre. Vous n'aurez jamais une autre année comme ça. »

Ah oui, la Coupe Canada. Certains seront peut-être surpris d’apprendre que le tournoi de 76 – le premier événement opposant les meilleurs avec des équipes représentant le Canada, l'Union soviétique, la Tchécoslovaquie, la Finlande, la Suède et les États-Unis, que le Canada a remporté de façon palpitante – est l'un des deux seuls où Bowman a occupé le poste d'entraîneur-chef de l'équipe nationale, l'autre étant le tournoi de 1981, beaucoup moins mémorable.

Et quelle équipe il avait à diriger lors de la Coupe Canada inaugurale! La formation regorgeait de futurs membres du Temple de la renommée du hockey à chaque position : Rogatien Vachon, Phil Esposito, Lanny McDonald, Bobby Clarke, Marcel Dionne, Darryl Sittler et Bobby Hull (le seul joueur de l'Association mondiale de hockey invité à jouer; « Heureusement que nous l'avions, car les matchs étaient serrés », se souvient Bowman) pour ne nommer que quelques-uns des gardiens de but et des avants.

Mais la vraie force de l'équipe était à la ligne bleue où l'on trouvait Bobby Orr, Larry Robinson, Denis Potvin, Serge Savard, Guy Lapointe et Jimmy Watson, qui est le seul défenseur de ce groupe à ne pas être au Temple de la renommée du hockey.

« Nous avions une défensive du tonnerre », a déclaré Bowman, lui-même intronisé au Temple en 1991. « Bobby n'était pas à 100 pour cent. Sa carrière a été si courte; il a commencé dans la LNH en 66 et en moins de trois ou quatre ans, il avait des problèmes de genoux, et je gage qu'il a joué les quatre ou cinq dernières années après avoir subi des opérations et les avoir surmontées, mais il a été fantastique dans cette série. C'était tout un joueur, ça, c'est certain. »

Et Orr n'est qu’un des joueurs parmi les centaines de grands joueurs que Bowman a entraînés au cours de son illustre carrière qui compte maintenant une autre distinction. Il fait partie de la cuvée 2017 de l'Ordre du hockey au Canada aux côtés de Murray Costello, président de longue date de l'Association canadienne de hockey amateur et de Hockey Canada, et de Fran Rider, présidente de l'Association de hockey féminin de l’Ontario et force motrice derrière le hockey féminin depuis plus de 40 ans.

« C'est un bel honneur à recevoir lorsque tu ne participes pas », a dit Bowman, 83 ans, dont la carrière comme entraîneur l'a aussi mené auprès du club d'expansion des Blues de St. Louis (qu'il a guidé à trois participations consécutives à la finale de la Coupe Stanley), des Sabres de Buffalo, des Penguins de Pittsburgh (avec qui il a gagné une autre coupe en 1991) et des Red Wings de Detroit, qu'il a conduits à trois autres conquêtes du titre.

Maintenant, celui qui a remporté le plus de matchs de l'histoire de la LNH, soit 1 244 en saison régulière et 233 en séries éliminatoires, garde la main à la pâte en tant que premier conseiller des activités hockey des Blackhawks de Chicago, où il travaille avec son fils Stan, premier vice-président et directeur général de l'équipe.

Mais en son for intérieur, il reste un entraîneur, un qui a connu énormément de succès pendant cinq décennies et qui a survécu à plusieurs changements au sein du jeu, incluant l'évolution éventuelle vers un style plus axé sur les habiletés à la suite de la première Coupe Canada, et ce, grâce à l'influence européenne.

« Les ailiers avaient l'habitude de rester de leur côté parce que le hockey était joué comme ça. Et, si ma mémoire est bonne, il n'y en a pas beaucoup avant Bobby Orr qui ont joué comme lui, en remontant la patinoire avec la rondelle », se remémore Bowman.

« Quand nous avons commencé à jouer contre les Européens, ils avaient grandi sur la plus grande surface et ils avaient un style différent. Ils avaient des gars qui quittaient la zone défensive à vive allure, des joueurs qui coupaient au centre de la glace, et ce fut le début du jeu où les ailiers ne restaient pas seulement à leur propre aile. C'était quelque chose dont la LNH pouvait profiter.

Il a simplement fallu du temps pour mettre un nouveau style en œuvre.

« Nous avons essayé un petit peu à Montréal, mais puisque nous avions tellement de bonnes équipes, nous ne voulions pas trop changer les choses », a expliqué Bowman, qui se souvient d'une conversation avec le grand entraîneur russe Anatoli Tarasov au milieu des années 1970 au cours de laquelle ce dernier lui avait dit que les Canadiens pourraient adopter le style plus ouvert.

« Nous avions des défenseurs capables de passer la rondelle et de remonter la patinoire, mais nous n'avions pas besoin d'effectuer de longues passes ou de les voir se joindre à l'attaque comme ça.

« Les joueurs ne voulaient pas vraiment changer. Quand tu gagnes, pourquoi changer, et c'était tout à fait logique. »

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