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Un sport à son image
Une pionnière dans tous les sens du terme, personne n'en a fait plus pour la croissance et le succès du hockey féminin que Fran Rider
Wendy Graves
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19 juin 2017
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Fran Rider est la première femme à recevoir l'Ordre du hockey au Canada en tant que bâtisseuse.

Il y a deux ans, elle a été intronisée au Temple de la renommée de l'IIHF, la première à y faire son entrée en raison de ses contributions à bâtir le sport du hockey féminin.

Rider a été la première lauréate du Prix de la percée du hockey féminin en 1998 et la première gagnante de l'Ordre du mérite de Hockey Canada en 1994.

Pour ceux qui la connaissent, aucun de ces honneurs n'a été remporté avec surprise. Après tout, quand vient le temps de penser aux contributions significatives pour la croissance, le développement et la célébration du hockey féminin, le premier nom qui vient en tête, c'est celui de Fran Rider.

Pour elle, tout ce qu'elle a accompli – créer le premier championnat mondial féminin non officiel; aider à la création du premier Championnat mondial féminin de l'IIHF; travailler activement à l'inclusion du hockey aux Jeux olympiques d’hiver; présider six comités de championnats internationaux et deux comités de championnats nationaux; créer le Long match dans le cadre de la Fin de semaine mondiale du hockey féminin – ont été le fruit d'un simple souhait : s'engager dans le sport qu'elle a toujours aimé.

« Nous avions une patinoire dans notre cour arrière », confie Rider. « Et quand j'étais jeune, j'allais toujours au chalet l'été et je pratiquais tous les sports possibles, mais mon premier amour a été le hockey. Le lac gelait en hiver, alors nous faisions une patinoire sur la glace. »

Ne sachant rien à propos du hockey organisé à cette époque, Rider était enthousiaste juste à l'idée de trouver un match de hockey amical.

Mais en 1967, une publicité dans le Toronto Telegram parlant d'un nouveau tournoi de hockey féminin à Brampton a tout changé. Elle a contacté les Canadettes de Brampton et puisqu'elle n'avait jamais joué avant, elle a été placée dans une équipe de troisième division.

« Nous avions une fille de 9 ans et une de 44 ans dans le club », dit-elle. « J'avais 16 ans et c'était du hockey avec mise en échec, alors j'ai passé de jouer avec des patins de patin artistique sans expérience au hockey à jouer avec de très bonnes joueuses. C'était un milieu vraiment accueillant. »

L'année suivante, Rider s'est jointe à une formation de Brampton et elle a continué à jouer dans cette ville pendant 30 ans. Elle a évolué dans la première Central Ontario Women’s Hockey League, précurseur de la National Women’s Hockey League, aujourd'hui connue sous le nom de la Ligue canadienne de hockey féminin, jouant avec ou affrontant des joueuses comme Angela James et Danielle Goyette. La défenseure a également fait partie de l'équipe d'étoiles de la COWHL.

Mais il n'y avait pas encore d'infrastructure pour soutenir le hockey féminin.

« Nous devions conduire quatre heures pour un match de ligue et nous jouions trois périodes de 15 minutes non chronométrées », confie-t-elle. « Vous étiez chanceuse si vous aviez une heure de glace parce que le hockey féminin n'était pas une priorité dans les horaires.

« La compétition était intense, mais nous comprenions qu'il y avait des victoires plus grandes que celle de remporter un match ou un championnat. »

Elle a aussi reconnu qu'il y avait de plus grandes choses à retirer que des trophées et des médailles. Des choses comme l'estime de soi, la confiance et le sentiment d'appartenance.

Rider a fait du bénévolat aussi souvent que possible – chronométreuse, marqueuse, membre de comités de direction et de discipline de ligue. Et elle a trouvé des collègues qui partageaient sa vision de non seulement aider les filles et les femmes à aimer le hockey, mais aussi d'améliorer le hockey pour elles.

Dans les années 1960, le hockey féminin produisait quatre grands tournois locaux. Ces événements ont généré des discussions pour qu'un réseau plus formel solidifie les bases de ce sport. En 1975, l'Association de hockey féminin de l’Ontario (OWHA) a été formée avec Rider en tant que directrice administrative. Et en 1982, Rider est devenue la présidente et chef de la direction; l'OWHA a joint les rangs de Hockey Canada et Rider a fait le saut au sein du conseil du hockey féminin de Hockey Canada, une implication qui fait toujours partie de sa liste.

Une vision d'un championnat mondial et d'une place aux Jeux olympiques pour le hockey féminin existait aussi. Rider s'est constamment fait dire qu'aucune de ses visions ne se réaliserait durant sa vie. Le hockey féminin à l'échelle locale n'était pas assez fort, selon ceux qui n'y croyaient pas. Ce qu'elle a eu par contre, c'est de voir un tournoi mondial être sanctionné en 1987.

« En probablement trois mois, nous avions des équipes si nous avions de l'argent et nous avions de l'argent si nous avions des équipes. Nous avons eu de la difficulté, vraiment beaucoup de difficulté. Nous ne savions pas si nous allions voir ce projet aboutir. Ce que nous avions, c'était cette volonté sincère des joueuses. »

En fin de compte, six pays – et une province – ont participé au tournoi et cinq autres pays ont envoyé des délégués. La force du hockey féminin a fait taire les sceptiques. Et en 1990, le Championnat mondial féminin de l'IIHF était né.

Au fil du temps, Rider s'est fait des contacts et a établi des relations avec ses homologues en Europe. Et chaque fois, Rider orientait la conversation vers un rassemblement d'appuis pour amener le hockey féminin aux Jeux olympiques.

Le succès de cette réalisation en 1998 a laissé un goût agréable et amer.

« C'était décevant de voir que le sport n'a pas été instauré en Norvège pour les Jeux de 1994 et que certaines joueuses qui nous ont menées là – les Angela James et les Cindy Curley – n'ont pu vivre l'expérience olympique. Ce sont leurs habiletés qui ont poussé le monde à appuyer le hockey féminin.

« Mais c'était un peu surréel. Je ne sais même pas si je peux mettre des mots là-dessus. C'était spécial de voir le soutien et la force de chaque pays derrière une équipe de hockey féminin. Je n'avais pas ces sentiments pour moi, mais pour mes joueuses. »

Cet état d'esprit – celui de penser aux joueuses – c'est ce qui allume Rider et qui lui fait anticiper un avenir encore plus rose.

« L'idéal serait que toutes les filles au Canada aient accès à une équipe pour jouer à un niveau qui lui convient et qu'elles puissent se fixer des objectifs, des rêves et forger leur estime de soi. »

Quand l'OWHA a commencé à prendre des inscriptions, il y avait environ 60 équipes. En comparaison, cette année, 45 équipes ont bataillé juste pour une participation à la Coupe Esso 2017. Des joueuses réparties dans 542 équipes dans 29 divisions – du novice C au senior AA – ont participé au Championnat provincial de l'OWHA 2017. L'OWHA compte maintenant 60 000 membres.

Rider préfère dévier l'attention ailleurs que sur son rôle qu'elle a joué pour que tant de filles puissent réaliser leurs rêves, préférant plutôt souligner les efforts des personnes qui l'ont précédée et remercier celles qui ont travaillé avec elle.

Son obtention de l'Ordre du hockey au Canada n'est pas une affaire individuelle, selon ses dires. C'est une affaire d'équipe.

« Ma philosophie au hockey est d'essayer de trouver les bonnes réponses, de faire les choses du mieux que je peux et d'établir des liens avec les gens qui travaillent avec moi. Je partage cet honneur avec tous les gens qui ont collaboré avec moi, joué avec moi et même joué contre moi, parce que c'est un prix d'équipe. C'est vraiment spécial ».

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