shannon szabados action

Bleu et orange jusqu'au bout

Fière Edmontonienne, Shannon Szabados a un lien spécial avec la ville et l'équipe qui l'ont inspirée à poursuivre ses rêves au hockey

Chris Jurewicz
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15 décembre 2017
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Les Oilers d’Edmonton ont un slogan d'équipe : Oiler un jour, Oiler toujours.

Les anciens adoptent ce slogan et reviennent souvent à Edmonton pour redonner à la communauté qui les a soutenus au fil des ans.

Shannon Szabados se sent elle aussi interpellée. Même si elle n'a jamais été une membre officielle des Oilers, elle entretient une relation unique avec l'organisation. Elle a grandi en regardant les Oilers, son équipe locale, elle a été aux écoles pour gardiens de but de Bill Ranford pendant plusieurs années, elle s'est entraînée avec l'équipe et, au cours des dernières années, elle a été honorée par le club pour ses médailles d'or remportées avec l'équipe nationale féminine du Canada aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 et de 2014.

Il est donc facile de s'imaginer à quel point Szabados sera fière de sauter sur la glace de la Rogers Place dimanche soir en compagnie de ses coéquipières canadiennes pour y affronter les Américaines dans la dernière rencontre de la série de six matchs en préparation des Olympiques.

« C'est un moment excitant pour moi », dit Szabados, qui a disputé un match jusqu'à présent dans la série, où elle a réalisé 27 arrêts dans un gain de 2-1 en prolongation le 3 décembre, à St. Paul, au Minnesota. « Je suis née et j'ai passé toute mon enfance à Edmonton, et avec tout ce qui s'y passe dernièrement... Le nouvel aréna, la présence de McDavid, l'ambiance dans la ville; Edmonton est déjà une immense ville de hockey, mais l'engouement n'a fait que s'accroître ces dernières années. »

Szabados n'a jamais joué à la Rogers Place (elle s’y est rendue pour de nombreux événements), et il ne fait aucun doute que la foule d'Edmonton lui réservera un accueil chaleureux à ses débuts dans le nouvel aréna.

La gardienne de but reste une Edmontonienne des plus fidèles. Le hockey l'a menée à différents endroits dans le monde, mais elle revient toujours chez elle dans la capitale albertaine.

Szabados passe d'innombrables heures dans la communauté à redonner aux autres, que ce soit par l’organisation d'écoles de hockey pour la prochaine génération de gardiens de but, la tenue de conférences pour partager son expérience dans les écoles locales ou la collecte de fonds pour des organismes de bienfaisance locaux, comme la Fondation communautaire des Oilers d’Edmonton.

Selon elle, son désir de redonner provient de tout ce que la ville et ses habitants représentent pour elle et de tout le soutien qu'elle a reçu au fil des ans.

« Je me fais toujours demander comment j'ai commencé à jouer au hockey », dit-elle. « Edmonton est tellement une belle ville de hockey, donc, dans mon cas, c'était parce que j'ai grandi en regardant les Oilers quand j'avais deux ou trois ans, que j'ai pu les voir à la télévision, qu'il y avait cette accessibilité et la possibilité d'aller à des matchs. Dans la ville elle-même, il y a énormément d'occasions. Quelques-uns de mes plus beaux souvenirs sont lorsque je patinais sur des patinoires extérieures. Il y a des douzaines de patinoires l'hiver où les jeunes peuvent aller patiner. Ce sont des trucs comme ça qui ont fait de moi la joueuse de hockey et la personne que je suis aujourd'hui.

« Un de mes plus grands mentors quand j'étais petite était Bill Ranford, et j'ai eu la chance d'aller à ses écoles pour gardiens de but juste à l'extérieur de la ville pendant plusieurs années, où j'ai pu apprendre de lui. J'ai encore une photo de lui tenant le trophée Conn-Smythe dans ma chambre. »

Szabados se dit ravie de l'occasion de jouer devant les partisans de sa ville natale, mais une fois le match amorcé, ce sera du sérieux. Le Canada et les États-Unis s'affronteront le 14 février en ronde préliminaire aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang, en Corée du Sud, et Szabados et ses coéquipières connaissent l'importance de la série de six matchs contre les Américaines dans le cadre de leurs préparatifs.

« Ce sont des matchs très importants pour nous », affirme-t-elle. « Ce sont des tests non seulement sur le plan individuel, mais pour l'équipe aussi. Nous aimons jouer contre elles entre autres parce qu'elles forment une excellente équipe, mais aussi parce qu'elles peuvent nous montrer ce sur quoi nous devons travailler. Il faut jouer contre une bonne équipe pour constater ses propres faiblesses. »

Szabados est l'une des trois gardiennes qui tentent d'obtenir le poste de partante pour Équipe Canada à PyeongChang. Au début de la centralisation de 2017-2018, elle était la favorite pour ce poste en raison de ses succès précédents au sein d'Équipe Canada dans ses conquêtes de l'or à Vancouver et à Sotchi.

Cela dit, la joueuse de 31 ans sait que les prédictions ou les attentes de l'extérieur – tant des partisans que des médias – ne signifient pas grand-chose. Au moment de la centralisation de 2009-2010, elle était la troisième gardienne de but derrière les vétérantes Kim St-Pierre et Charline Labonté, mais a fini par gagner le poste de partante lors du match pour la médaille d’or.

Cette année, Szabados se partage le filet avec Ann-Renée Desbiens et Geneviève Lacasse au sein de la formation canadienne.

« Je ne tiendrai rien pour acquis, ça, c'est sûr », dit-elle. « J'ai été la plus jeune et j'avais l'étiquette de troisième gardienne, mais je me suis battue pour devenir la numéro un. C'est à moi de travailler fort et de mériter ce poste, mais c'est aussi mon rôle de veiller à ce que, si je ne suis pas la gardienne partante, celle qui le sera soit prête. Mon rôle cette année est celui de la gardienne plus âgée. Je serais à l'aise que ce soit l'une ou l'autre de ces joueuses qui soit devant le filet dans le match pour la médaille d’or. »

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