renata fast feature

Fast : sur la voie rapide

Seulement trois ans après son début sur la scène internationale avec Équipe Canada, Renata Fast a fait son chemin jusqu'à une centralisation olympique

Jason La Rose
|
29 septembre 2017
|

Depuis dix ans, l'équipe nationale féminine des moins de 18 ans du Canada est devenue un tremplin pour les futures étoiles où les jeunes joueuses ont la chance d'accumuler de l'expérience internationale avant d'accéder aux plus hauts niveaux de ce sport.

Poulin. Jenner. Spooner. Fortino. Ces noms qui sont désormais associés au hockey féminin canadien appartiennent à des joueuses qui ont d'abord porté le chandail d'Équipe Canada pour l'équipe des moins de 18 ans.

Cela dit, il ne s’agit pas d’un bagage essentiel pour connaître du succès. Parlez-en à Renata Fast.

La défenseure a pris un chemin considérablement plus rapide vers une centralisation olympique comparativement à d'autres coéquipières. Ce n'est qu'en août 2014 que Fast a joué son premier match international, après sa deuxième saison à l'Université Clarkson.

Pourtant, elle s’était fait remarquer par le programme national. Fast a été invitée au camp de sélection estival de l'équipe nationale féminine des moins de 22 ans et de l'équipe nationale féminine de développement du Canada en 2012 et en 2013, sans toutefois parvenir à obtenir un poste.

Ces expériences se sont avérées inestimables une fois venu le temps de faire le grand saut.

« J'ai beaucoup appris pendant ces deux premières années », raconte Fast. « J'avais énormément de choses à apprendre, et le simple fait d'être invitée à ces camps et d'être en présence de personnes ayant tellement de connaissances… c'était vraiment une occasion d'apprendre pour moi. »

Et cette soif d'apprendre a continué de la caractériser pendant sa carrière universitaire. Lorsque Fast s'est inscrite à Clarkson à l'automne 2012, elle s'est jointe au Golden Knights aux côtés de deux autres étudiantes de première année, Erin Ambrose et Shannon MacAulay, qui venait tout juste d'aider le Canada à remporter un titre mondial avec l'équipe des moins de 18 ans l'hiver précédent.

La formation misait sur six autres joueuses – Erica Howe, Christine Lambert, Carly Mercer, Shelby Nisbet, Jamie Lee Rattray et Jennifer Shields – qui avaient participé au programme d'Équipe Canada, ce qui a multiplié les occasions d'apprendre pour Fast.

« J'étais entourée de joueuses comme Jamie Lee Rattray et Erica Howe, donc j'ai pu en apprendre tellement d'elles », reconnaît-elle. « Le fait de les voir chaque jour à Clarkson, d'essayer de les imiter, de prendre les mêmes habitudes et de porter attention aux mêmes détails m'a aidé à me préparer en vue des camps. »

La saison 2013-2014 a marqué un tournant pour la joueuse née à Burlington, en Ontario, qui a joué un rôle majeur dans la conquête d'un premier championnat national de la NCAA par Clarkson, avant de finalement parvenir à percer la formation d'Équipe Canada l'été suivant.

Depuis, elle rattrape le temps perdu.

Fast a remporté l'or avec l'équipe nationale féminine de développement du Canada à la Coupe des nations en 2015 et a de nouveau pris part au tournoi cette année, après avoir joué pour l'équipe nationale féminine du Canada à deux reprises à la Coupe des 4 nations, soit en 2015 et en 2016.

Elle a disputé sa première édition du Championnat mondial féminin de l'IIHF au printemps dernier, portant son total de matchs internationaux à 30 en trois saisons et ajoutant au passage une médaille d’or et quatre médailles d'argent à sa feuille de route qui ne cesse de s'allonger.

Certains pourraient penser que Fast s'efforce de combler un retard dans son développement, mais elle ne voit pas les choses de cet œil.

« Je me suis simplement rendu compte que tu ne peux pas avoir l'impression de devoir te rattraper. Tout est une question de vivre le moment présent, d'y aller un jour à la fois et de travailler à devenir la joueuse que tu veux être », estime-t-elle. « Certaines joueuses se développent plus tard, tandis que d'autres ont ces habiletés naturellement à un jeune âge, donc je n'ai jamais senti que j'avais du retard, j'étais juste en train d'assimiler toute l'information. »

Compte tenu de tout ce que Fast a accompli en si peu de temps, il va sans dire qu’elle semble être parvenue à ses fins.

Habiter à Calgary et sauter sur la glace chaque jour en compagnie de l'élite nationale a permis à Fast de vivre plusieurs moments incroyables jusqu'à présent, dont un premier qui est survenu tôt pendant la centralisation.

Lorsqu'elle a vu les athlètes des programmes des moins de 18 ans et de développement qui se trouvaient dans la ville du Stampede pour les camps de sélection au début d'août, elle a réalisé tout le chemin qu'elle avait parcouru dans un court laps de temps.

« La deuxième année où j'ai été invitée au camp, c'était l'année où le groupe en vue des Jeux olympiques de 2014 se réunissait, et je me souviens d'avoir été éblouie par ces joueuses pendant le camp de sélection », dit-elle. « D'être ici cette année et de voir le tout du point de vue des joueuses centralisées… c'est plutôt difficile à croire que, quatre ans plus tard, je fais maintenant partie de ce groupe. »

Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Coordonnatrice, relations médias
Hockey Canada
403-284-6484
[email protected]

 

Spencer Sharkey
Coordonnateur, communications
Hockey Canada
Bureau : 403-777-4567
Cellulaire : 905-906-5327
[email protected]

 

Katie Macleod
Coordonnatrice, communications
Hockey Canada
Bureau : 403-284-6427
Cellulaire : 403-612-2893
[email protected]

 

Videos
Photos
Essor du hockey : Match mondial féminin à St. John’s
Quarante joueuses se sont réunies dans un contexte de hockey, de culture et de renforcement de l’autonomie.
ENF 2019-2020 : USA 3 – CAN 1 (Match 4)
Larocque marque, mais le Canada perd le dernier match au Canada.
ENF 2019-2020 : CAN 3 – USA 2 PROL. (Match 3)
Victoria Bach donne une première victoire au Canada en prolongation.
ENF : Rencontres à Victoria
Des joueuses de hockey atome de la CRFMHA ont eu la chance de rencontrer des membres d’Équipe Canada.
Horaire