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Quelque chose à prouver
Ann-Renée Desbiens, l'une des gardiennes de but avec le plus de victoires dans l'histoire de la NCAA, veut profiter à la centralisation de ce succès et mériter un poste aux Jeux olympiques
Jason La Rose
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12 août 2017
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Les chiffres ont l'air de provenir d'un jeu vidéo, au niveau Facile.

PJ : 73
BC : 54
MOY. : 0,74
% ARR. : 0,961
JB : 38
V-D-N : 62-6-5

Mais il ne s’agit pas d’un jeu vidéo. Les chiffres sont ceux qui illustrent la fiche d'Ann-Renée Desbiens au cours des deux dernières saisons à l'Université du Wisconsin, où elle s'est établie comme la meilleure gardienne de but du hockey féminin de la NCAA.

L'an dernier, elle a été la meilleure joueuse, point final. Desbiens est repartie à la maison avec le prix Patty-Kazmaier remis à la meilleure joueuse de division I, devenant seulement la troisième gardienne de but et la sixième Canadienne à mériter cet honneur.

Quelle a été la clé pour cette femme originaire de La Malbaie, Qc? Jouer... tout simplement.

« Être en mesure de me concentrer sur le hockey, la préparation physique et toutes ces choses », a-t-elle répondu à propos des choses qui l'ont aidée à connaître du succès. « Savoir que mon entraîneur avait confiance en moi et mes coéquipières et pouvoir jouer dans presque chaque match, tout ça a été pas mal important pour moi. Ça m'a assurément aidée à être plus constante. »

Maintenant, Desbiens veut se servir de ce qu'elle a appris au Wisconsin pour la prochaine étape de sa carrière; l'athlète de 23 ans fait partie des trois gardiennes de but centralisées avec l'équipe nationale féminine du Canada en vue des Jeux olympiques d'hiver de 2018.

Et même si le jeu se déroulera à une échelle vraiment plus grande, elle doit réaliser que les joueuses sont les mêmes. Littéralement.

« Toutes les filles ici ont déjà joué au hockey universitaire à un moment donné, alors j'essaie seulement de réaliser que je les ai déjà affrontées avant et que je peux encore le faire ici », analyse Desbiens. « J'ai appris beaucoup sur moi-même à l'université et comment devenir meilleure à certaines choses, alors je dois m'en servir pour grimper les échelons et jouer à un niveau élevé ici. »

La saison de centralisation offre la chance à Desbiens de garnir sa feuille de route sur la scène internationale, particulièrement avec l'équipe nationale féminine du Canada. À ses deux derniers départs, elle avait déjà été retirée de la patinoire quand la sirène de fin de match s'est fait entendre.

Après avoir fait son chemin au niveau des M18 et de l'équipe de développement – remportant l'argent au Championnat mondial féminin des M18 2011 de l'IIHF et l'or à la Coupe des nations 2015 – elle a fait ses débuts avec l'équipe senior au Championnat mondial féminin 2015 de l'IIHF.

Desbiens était imbattable au début, réalisant des jeux blancs à ses deux premiers départs, dont une victoire en demi-finale contre la Finlande, puis elle s'est vu confier le filet au match pour la médaille d’or face aux États-Unis.

Cependant, elle a accordé quatre buts en première période avant de céder sa place à Geneviève Lacasse dans un éventuel revers de 7-5 aux dépens des Américaines. Il a fallu attendre plus de 20 mois avant de la voir porter à nouveau le rouge et le blanc d'Équipe Canada.

Quand elle est retournée devant le filet dans le premier match de la série de décembre contre les États-Unis en 2016, elle n'a duré que huit minutes avant de quitter la rencontre en raison d'une blessure. À l'exception des camps d'entraînement, elle n'a jamais porté le chandail depuis.

« Mon dernier championnat mondial remontait à il y a 18 mois, où ça ne s'était pas bien passé pour moi au match pour la médaille d’or, alors j'étais excitée d'obtenir une autre chance de jouer, et surtout de le faire contre les États-Unis », explique Desbiens à propos du match à Plymouth, Mich. « Puis à la huitième minute de jeu, je me suis blessée et j'ai réalisé que le match était terminé; je ne savais pas quand j'aurais la chance de retourner sur la glace.

« Ce fut très difficile à avaler, surtout dans le cadre du processus d'essai pour les Jeux olympiques, de ne pas pouvoir démontrer ce que je pouvais faire, parce que ma carrière universitaire allait très bien, mais de pouvoir montrer ce que je pouvais accomplir sur la scène internationale représentait une grande occasion pour moi. Je n'ai pas pu le faire. »

Elle le fait maintenant.

Desbiens est accompagnée de Lacasse et de Shannon Szabados pour protéger la cage du Canada pendant la centralisation; elle a une occasion d'apprendre de ces deux médaillées d'or olympiques et de relever les défis qu'elles lui lancent.

« Je n'ai pas l'expérience internationale qu'elles ont et elles ont assurément beaucoup de choses à m'apprendre », dit-elle. « Je pense que chaque gardienne de but est différente et je regarde toujours ce que les autres font de bien. Mes faiblesses sont probablement les forces des autres, alors j'essaie de voir si elles peuvent m'aider. »

« Elles sont vraiment incroyables, mais en même temps je veux être cette gardienne de but, celle en qui les autres ont confiance. Mais ce n'est pas une compétition entre nous, c'est plus une compétition avec toi-même et nous essayons de donner le meilleur de nous. »

Lacasse et Szabados ont l'avantage d'avoir passé à travers la corvée de la centralisation et du long parcours vers les Jeux olympiques. Bien que la fin du parcours vaille assurément la peine de vivre cette aventure, ce processus peut être très exigeant autant mentalement que physiquement.

Alors bien que Desbiens va sans doute compter sur ses camarades gardiennes de but pour obtenir des conseils, elle a son propre plan en tête pour composer avec l'aspect mental de ce qui s'en vient au cours des sept prochains mois.

« Il faut essayer d'avoir une vie équilibrée », lance-t-elle. « Ça peut devenir éreintant de se retrouver ici chaque jour, d'être avec les mêmes personnes et de voyager ensemble. Pour moi, il s'agit de trouver les petites choses qui me rendent heureuse, alors quand je viens à l'aréna, je suis super motivée et prête à me pousser et à jouer au sommet de ma forme. »

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