« Ça semble tellement amusant »
Voulant éprouver le même plaisir que leurs enfants, un groupe de mères de hockeyeurs de Chetwynd en Colombie-Britannique est passé des gradins au jeu.
Wendy Graves
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27 février 2015
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Ana Peasgood est une mère de hockeyeurs passablement occupée. Entre les séances d’entraînement et les matchs d’Emma, 13 ans, Robert, 10 ans, et Ryan, 7 ans, Peasgood passe beaucoup de temps dans les gradins du complexe récréatif du district de Chetwynd (C.-B.).

« Ça a l’air tellement amusant quand je suis assise à les regarder », déclare-t-elle.

Elle a pu goûter à ce qui fait la joie de ses enfants grâce à sa première participation à la partie parents-enfants de fin d’année de la saison dernière.

« J’avais éludé cette perspective depuis cinq ans, me disant que je n’y arriverais tout simplement pas, » dit-elle avant de s’esclaffer, « mais j’ai eu tellement de plaisir. Et nous avons tellement mal joué. »

Entre les acclamations pour les buts marqués par leurs enfants, la distribution de chocolat chaud et leurs rires devant la simplicité apparente de la pratique du hockey chez les petits, Peasgood, coordonnatrice aux ressources pour la famille à la bibliothèque municipale de Chetwynd, et les autres mères se sont souvent mises à rêver à quel point ce serait extraordinaire si elles se retrouvaient sur la glace.

« Nous faisons toujours ça – avant la fin de la saison, nous envisageons toujours de descendre sur la patinoire en équipe, mais ça ne reste qu’un vœu pieux », dit-elle. « Mais cette fois, Lucy a poussé le projet plus loin. »

Il s’agit en fait de Lucy Redfearn, vice-présidente de l’Association de hockey mineur de Chetwynd et du district (CDMHA) et mère de Liam, 16 ans, et de Fynn, 7 ans.

Redfearn a participé à la joute de fin de saison à plusieurs reprises et malgré son expérience en patin de vitesse, elle a pu prendre la mesure de l’effort qu’apportaient ses enfants à ce jeu. « Il est difficile de patiner et de frapper une rondelle avec un bâton sans tomber. » Motivée en partie par son désir de mieux comprendre ce que font ses enfants et de faire un peu d’exercice, Redfearn a mis sur pied un groupe Facebook - Interested in shinny to get skinny (Une partie amicale pour garder la forme?), - a réservé des heures de glace et a installé une table le soir des inscriptions au centre récréatif.

Dix-huit femmes se sont inscrites et d’autres ont rendu visite à Redfearn à son travail à la bibliothèque municipale, où elle est coordonnatrice des cours d’anglais, langue seconde.

En tout, 27 femmes – dont des enseignantes, des comptables, des mères au foyer, une agente de la GRC et une esthéticienne – se sont présentées à la première séance d’entraînement de l’équipe. Certaines n’avaient que 19 ans, alors que d’autres étaient dans la quarantaine avancée. Quelques-unes avaient déjà joué au hockey et cherchaient une occasion pour jouer; mais la plupart d’entre elles revêtaient un équipement pour la première fois.

Après avoir fouillé dans le vieil équipement de leurs enfants, fait une razzia dans les armoires de leurs conjoints, écumé les magasins d’occasions et s’être procuré du neuf au besoin, les femmes ont regroupé assez d’équipement pour être prêtes pour le premier soir.

« Ça faisait tout un méli-mélo, » souligne Redfearn. « Nous déplacions des articles d’un bout à l’autre du vestiaire. » Le protège-tibia supplémentaire de l’une était troqué contre le gant de trop de l’autre. Sur un des bancs, une mère se faisait lacer les patins par sa fille assise à cheval sur ses jambes.

Une fois sur la glace, avec la musique endiablée du système de sonorisation, l’équipe s’est divisée en trois groupes et s’est mise à répéter les mêmes exercices que font leurs enfants : effectuer des allers-retours à la ligne bleue en patinant, puis jusqu’à ligne rouge, et, bien sûr, tomber et se remettre debout.

L’équipe a choisi son chef pour lancer ce dernier exercice. « Je n’avais pas réalisé à quel point les jambières pouvaient être glissantes », précise Redfearn. « Je me suis retrouvée avec le masque presque sur la glace et la jambe en l’air. Bien sûr, toutes les autres se bidonnaient. »

À mesure que s’écoulait le temps, une bonne assistance s’était formée. La demande formulée par les équipes pour avoir une séance d’entraînement en privé ayant été rejetée, le personnel du centre récréatif s’était joint aux filles des joueuses qui étaient restées après leur propre séance d’entraînement pour les regarder. « Emma s’est faufilée avec sa cloche Hockey Canada et nous acclamait pendant le jeu dirigé », ajoute Peasgood.

Ses trois enfants croyaient au départ qu’elle bluffait lorsqu’elle leur a mentionné qu’elle se joignait à l’équipe. (Il y a quatre ans, ils ont offert une paire de patins à leur mère pour Noël; « je les ai chaussés à trois reprises et j’étais vraiment découragée. ») Bien que ses fils se soient tout de suite réjouis de cette idée, sa fille avait besoin de se faire convaincre. Ça lui a pris une séance d’entraînement pour y arriver.

« Dans la voiture, au retour vers la maison, elle m’a franchement avoué qu’elle était fière de moi », laisse tomber Peasgood, émue. « Ce n’est pas monnaie courante de la part d’une adolescente. »

« C’est bien que des enfants nous voient nous affirmer et montrer que nous pouvons aussi faire ça », indique Redfearn. « Les parents s’assoient normalement dans les gradins et acclament les leurs, mais quand ils décident de sauter sur la glace et que les enfants les voient participer, ça donne plus de crédibilité à leur discours. »

Redfearn agit comme entraîneure adjointe dans l’équipe de catégorie novice de son fils cadet, un détail qui a momentanément échappé à un des coéquipiers de son fils, qui n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle serait sur la glace lors de sa prochaine séance d’entraînement, alors qu’elle devait jouer dans l’équipe de sa mère.

Après deux semaines, l’équipe ne s’était toujours pas trouvé un nom, mais elle avait une joueuse s’étant offerte pour occuper la position de gardienne de but et une offre de l’entraîneure de patinage intensif et artistique du centre récréatif d’agir comme instructrice. D’ici la fin de la saison, l’équipe serait vraisemblablement prête pour disputer un tournoi.

Pour le moment, l’objectif est simple : « Simplement être là et s’amuser », lance Peasgood. « C’est probablement la seule heure de la semaine que je prends pour moi. »

Marquer un but serait aussi agréable. « J’aimerais bien compter un but incroyable, un qui me ferait m’exclamer : "wow, super!" », déclare Peasgood. « Même si c’est un but qui n’est pas vraiment beau inscrit du coin, je le prendrais quand même. »

L’enthousiasme a tellement été à son comble que Redfearn s’est mise à réserver plus que l’heure hebdomadaire de patinoire qu’elle avait initialement louée. Quelques semaines plus tard, les femmes ont disputé leur premier match – une victoire de 10-8 contre l’équipe féminine de la CDMHA qui a vu une des mères affronter ses filles à la mise au jeu – et elles ont maintenant un entraîneur à temps plein.

« J’ai réellement l’impression que nous avons amorcé quelque chose qui va continuer non seulement cette saison, mais pendant un bout de temps », déclare Peasgood. « Je suis vraiment ravie d’en faire partie. »

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