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le 11 février 2006
Lorsque la défenseure Carla MacLeod s’avance sur la glace pour affronter des adversaires moins puissantes aux Jeux olympiques d’hiver, elle n’aura qu’à penser à son entraîneure-chef à l’Université du Wisconsin pour se rappeler que les revirements inattendus peuvent se produire en tout temps. De 2002 à 2005, MacLeod a joué avec les Badgers de l’Université du Wisconsin pour l’entraîneur-chef Mark Johnson. Johnson a pris part à presque 600 matchs dans la LNH avec Pittsburgh, Minnesota, Hartford, Saint-Louis et New Jersey. Mais ce joueur originaire de Minneapolis et fils du légendaire entraîneur Bob Johnson sera sans doute gravé dans la mémoire des gens comme un de ceux qui ont réalisé un des plus grands revirements de l’histoire du hockey international, événement immortalisé par le film « Miracle sur glace ». Johnson et ses coéquipiers de l’équipe des États-Unis ont réussi un des exploits les plus inattendus du hockey olympique en battant les Russes et en remportant la médaille d’or lors des Jeux olympiques d’hiver de 1980 à Lake Placid. « Mark dit toujours qu’il y a une raison de toujours jouer un match », dit MacLeod. « On ne gagne pas sur papier. Il y a une raison pour laquelle on joue le match… un effet de meute peut se produire. Il existe des exemples un peu partout que la meilleure équipe ne gagne pas toujours. Il faut bien jouer pour contrôler ça. Il croit fermement qu’il faut toujours travailler fort et ne rien tenir pour acquis. » MacLeod ne tarit pas d’éloges à l’endroit de son entraîneur au Wisconsin avec qui elle a gardé contact. Même si Johnson ne peut s’empêcher d’appuyer les adversaires de son ancienne capitaine. « Il fait toujours des blagues et me dit « Bonne chance, mais pas trop. » C’est évidemment un Américain et il encourage les Américaines, comme il se doit. Vous devez encourager votre pays. Mais, nous avons néanmoins une excellente relation. Je lui téléphone pendant la saison si j’éprouve des difficultés ou des choses du genre et je me tourne vers lui pour du réconfort. Il sait que je travaille fort alors il peut m’aider à surmonter certaines situations. Je pense qu’il serait ravi si je ramenais une médaille d’or. Je ne pense pas qu’il verrait cela d’un mauvais œil. » Une autre ancienne joueuse de Johnson participe aux Olympiques et celle-ci porte les mêmes couleurs que Johnson portait en 1980. Il s’agit de Molly Engstrom, originaire du Wisconsin. Elle était une des coéquipières de MacLeod avec les Badgers et Carla aimerait bien jouer contre elle et l’équipe des États-Unis lors du match pour la médaille d’or. « C’est quelque chose d’unique dans le sport », ajoute MacLeod. « Je sais que c’est comme ça au hockey masculin et sans doute dans plusieurs autres sports. Mais c’est comme ça; lorsque tu t’avances sur la surface de jeu, tu fais partie de ton équipe et elle fait partie de la sienne. Si je dois frapper Molly pour effectuer un jeu, je vais le faire Molly Engstrom. Je vais probablement me retrouver sur les fesses, mais je vais essayer de la frapper. Je pense que ce qui est encore mieux, c’est qu’à l’extérieur de l’aréna tu as une amie qui a connu la même chose que toi. Je l’appuie et elle m’appuie, même si nous voulons chacune que l’autre perde. C’est une excellente dynamique – il est possible d’être amies loin de la patinoire et ennemies sur la glace. » En regardant MacLeod se préparer pour Turin, vous avez l’impression que tout est maîtrisé. Et elle est la première à admettre que cela est dû en grande partie à son entraîneur au Wisconsin, Mark Johnson. « Ses réussites au hockey parlent d’elles-mêmes. Mais ce qui a eu le plus d’influence sur moi, ce fut son humilité, son attitude terre-à-terre. C’est ce que je retiens de mes trois années à jouer pour lui. C’est ce que je retiens aussi en vue des Jeux olympiques – ça fait partie de qui je suis. Cela ne me définit pas et je pense que c’est un élément-clé qui vous garde les deux pieds sur terre. Ça élimine un peu de pression. Remporter l’or c’est important, mais ce n’est pas cela qui définit qui vous êtes. » « Il me rappelle constamment que c’est un jeu et que je sais comment jouer ce jeu. C’est tout ce que j’ai à faire. Je pense que c’est ça la clé. Il est très terre-à-terre et il parvient à mettre les choses en perspective. Il peut m’aider lorsque les choses semblent un peu mêlées à l’occasion. » « On ne peut qu’espérer que ce sera notre état d’esprit lors des matchs importants. Évidemment, nous sommes ici pour une raison… c’est probablement parce que nous savons comment jouer. Alors si nous transposons ce que nous connaissons sur la glace, je pense que nous allons bien faire. » MacLeod sur le fait de toujours avoir hâte aux matchs Canada – États-Unis « Tu veux les affronter. Chaque fois que tu peux jouer un match que tu pourrais perdre, c’est un bon match. Tu ne joues pas pour gagner 15 –0; ce n’est pas pour ça qu’on pratique ce sport. Tu joues pour la victoire de 3 –2 ou de 2 –1 – c’est ce que nous aimons comme joueuses et je pense que c’est pour ça que c’est toujours excitant de jouer contre les États-Unis. C’est vraiment excitant. » |
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